Guide · vivre à Maurice

Pharmacies et médicaments à l'île Maurice.

Une officine mauricienne ne fonctionne pas comme une pharmacie française, et l'écart se découvre en général au plus mauvais moment : le jour où il faut renouveler un traitement. L'ouverture d'une officine est soumise à une licence annuelle du Pharmacy Board, qui apprécie le nombre de pharmacies déjà présentes dans la zone ; les pharmaciens, eux, sont enregistrés par le Pharmacy Council depuis 2017. La loi exige une ordonnance manuscrite, datée et signée d'un praticien dont le pharmacien reconnaît la signature, ce qui rend l'usage d'une ordonnance française plus fragile qu'on ne le croit. Cette page explique ce qui se délivre, avec quoi, ce qu'on peut apporter dans ses bagages, et comment tenir un traitement chronique sur douze mois.

Le repere

Ce qu'on obtient, où, et avec quelle pièce.

Une famille qui arrive découvre en quelques semaines que la carte des officines, les règles de délivrance et la disponibilité des molécules ne ressemblent pas à ce qu'elle connaît. Ce tableau répond avant les explications.

Ce dont vous avez besoinOù l'on vaCe qu'il faut présenterCe qui coince en général
Médicament sans ordonnance, antalgique courant, produit d'hygièneofficine de ville, grande surface pour les produits non médicamenteuxrienles noms commerciaux ne sont pas ceux de France
Médicament sur ordonnanceofficine de villeune ordonnance conforme, signée d'un praticien dont l'officine reconnaît la signatureune ordonnance étrangère peut être refusée
Renouvellement d'un traitement chroniqueofficine de ville, la même de préférenceune ordonnance qui autorise expressément plusieurs délivrancessans cette mention, une seule délivrance est permise
Molécule contrôlée, dérivé morphinique, psychotropeofficine, sur prescription d'un praticien installé sur l'îleune prescription en bonne et due formel'importation personnelle suppose une autorisation préalable
Médicament la nuit ou un jour fériépharmacie adossée aux urgences d'un établissement privépièce d'identité et ordonnanceil n'existe pas de pharmacie de garde à la française
Produit indisponible sur l'îlel'officine commande, ou le médecin change de moléculel'ordonnance en dénomination commune internationaleun seul représentant local suffit à bloquer une filière

Cette page traite de l'accès aux médicaments. Le choix du prescripteur relève de notre guide pour trouver un médecin et une clinique à l'île Maurice, et la prise en charge financière de celui de l'assurance santé de l'expatrié. Nous ne recommandons aucune officine et ne nommons aucun pharmacien.

Le cadre

Pharmacy Act, Pharmacy Board, Pharmacy Council : qui répond de quoi.

Le texte de référence est le Pharmacy Act de 1983, entré en vigueur au 1er janvier 1985 et amendé à plusieurs reprises depuis, en dernier lieu en 2023. Il régit la vente des produits pharmaceutiques, l'exploitation des officines, les ordonnances, les poisons, l'importation et la fabrication.

Le partage des rôles est la première chose à comprendre, parce qu'il s'écrit partout de travers.

Le Pharmacy Board est l'organe institué par cette loi. Il exerce le contrôle sur la fabrication, l'importation, la distribution, la vente et la détention des drogues, poisons et substances psychotropes, et il accorde la licence à qui souhaite exploiter une pharmacie. Il enregistre également les pharmacy technicians et peut prendre à leur égard des mesures disciplinaires.

Le Pharmacy Council of Mauritius est plus récent. Créé par le Pharmacy Council Act de 2015, dont les premières parties ont été proclamées au 1er janvier 2016 pour permettre l'élection du conseil, il n'a été proclamé dans sa totalité que le 1er novembre 2017. C'est à cette date que la responsabilité de l'enregistrement des pharmaciens et des stagiaires en préinscription, jusque-là détenue par le Pharmacy Board, a été transférée au conseil. L'inscription se renouvelle chaque année et suppose des points de formation continue.

Pour un patient, la règle tient en une ligne : le Council répond du professionnel, le Board répond du lieu. Vérifier qu'un pharmacien est enregistré, c'est s'adresser au Council ; vérifier qu'une officine est licenciée, c'est regarder la licence, que la loi oblige à afficher en évidence dans l'officine, ainsi qu'une enseigne portant le nom de l'exploitant et celui du pharmacien responsable.

L'implantation

Pourquoi il n'y a pas une officine à chaque coin de rue.

C'est une particularité qui surprend les Français, habitués à un maillage dense et régulier. A Maurice, l'ouverture d'une officine n'est pas libre.

L'article 18 du Pharmacy Act pose deux conditions d'exploitation : détenir une licence, et avoir un pharmacien responsable de l'officine. La demande est adressée au Pharmacy Board, qui fait d'abord inspecter les locaux par le Trade and Therapeutics Committee. Pour statuer, le conseil doit tenir compte de trois éléments :

  • le nombre de pharmacies déjà présentes dans la zone où le demandeur entend s'installer ;
  • le besoin de cette zone en une officine supplémentaire ;
  • les recommandations du comité après inspection.

Il ne s'agit donc pas d'un quota chiffré, du type d'une officine par tranche d'habitants, mais d'une appréciation du besoin territorial, laissée au conseil, qui doit motiver un refus. L'effet pratique est le même : dans une zone déjà servie, une nouvelle officine ne s'ouvre pas mécaniquement, et dans une zone peu peuplée, elle n'ouvre pas non plus faute d'activité. La licence est valable un an et se renouvelle annuellement, et le conseil peut la révoquer après mise en demeure de s'expliquer sous quinze jours.

Deux règles complètent le dispositif et expliquent certaines fermetures ponctuelles. Sauf autorisation écrite du conseil, un pharmacien ne peut être responsable de plus d'une officine. Et hors la présence du pharmacien responsable ou, en son absence temporaire, d'un assistant, personne d'autre ne peut exécuter une ordonnance ni préparer un médicament dans l'officine. Une pharmacie sans son pharmacien n'est pas une pharmacie ouverte à moitié : c'est une pharmacie fermée pour l'essentiel.

L'ordonnance

Votre ordonnance française sera-t-elle servie ?

C'est la question la plus posée, et la réponse honnête est : pas de plein droit.

La loi définit précisément ce qu'est une ordonnance valable. Elle doit être manuscrite, datée et signée par une personne autorisée, c'est-à-dire un médecin, un chirurgien-dentiste ou un vétérinaire agissant dans l'exercice de sa profession. Elle doit indiquer l'adresse du prescripteur, le nom et l'adresse du patient, la quantité totale du produit à délivrer et la posologie. Une prescription de dentiste doit porter la mention pour traitement dentaire uniquement, et celle d'un vétérinaire la mention correspondante.

Vient ensuite la condition qui change tout. Nul ne peut exécuter une ordonnance à moins qu'il reconnaisse la signature du prescripteur et soit convaincu qu'elle est authentique. C'est la raison juridique pour laquelle une ordonnance étrangère est fragile : le pharmacien mauricien n'a aucun moyen de reconnaître la signature d'un médecin de Nantes ou de Lyon. Rien ne lui interdit de délivrer, rien ne l'y oblige, et l'usage varie d'une officine à l'autre et d'une molécule à l'autre.

Trois autres règles méritent d'être connues avant le premier passage au comptoir.

  • On ne peut pas refuser de vous servir au motif du paiement. La loi interdit au pharmacien de refuser d'exécuter une ordonnance à toute personne qui offre de payer comptant le produit prescrit.
  • Une ordonnance ne vaut qu'une seule délivrance, sauf si elle prévoit expressément un renouvellement et l'intervalle à respecter. C'est le point de friction numéro un des traitements au long cours.
  • On vous rend une copie, et cela n'est pas une courtoisie : l'officine doit remettre au patient une copie conforme de l'ordonnance portant son numéro d'ordre, la date de délivrance et le cachet de la pharmacie, et étiqueter chaque contenant avec le mode d'emploi.

La conséquence pratique est simple : faites réécrire votre traitement par un praticien installé sur l'île dans les premières semaines, avec la mention de renouvellement si le traitement le justifie. Emportez votre ordonnance française comme document de référence, jamais comme titre de délivrance.

Les molecules

Même principe actif, autre nom, autre dosage.

Les nouveaux arrivants cherchent en rayon des noms qui n'existent pas ici. Le marché mauricien s'approvisionne largement en Inde, en Afrique du Sud, en Europe et dans le Golfe, et les mêmes principes actifs y circulent sous des marques différentes, parfois avec des dosages ou des formes galéniques qui ne correspondent pas exactement aux vôtres.

Le réflexe qui règle l'essentiel du problème est de raisonner en dénomination commune internationale et non en nom commercial. Demandez à votre médecin, avant le départ comme sur place, d'écrire le principe actif et le dosage, pas la marque. C'est aussi ce qui permet à un pharmacien de vous dire immédiatement s'il détient un équivalent.

Attention en revanche à ne pas franchir la ligne suivante : le pharmacien mauricien n'a pas de droit de substitution. La loi ne prévoit rien de tel. Le seul pouvoir qu'elle lui reconnaît est de différer l'exécution d'une ordonnance et d'en référer immédiatement au prescripteur lorsqu'il estime qu'une erreur manifeste ou un oubli met en danger la vie ou la santé du patient. Autrement dit, changer de molécule ou de dosage se décide au cabinet médical, pas au comptoir. Prévoyez la consultation, ne comptez pas sur l'arrangement.

Un dernier point de vocabulaire, déjà signalé dans notre guide médical : l'écrit médical mauricien est en anglais, y compris après une consultation menée en français. Les posologies vous seront données selon les conventions anglo-saxonnes. Faites reformuler oralement tout ce dont vous n'êtes pas absolument certain, en particulier pour un enfant.

Les bagages

Ce qu'on apporte, et ce qui suppose une autorisation.

Vous pouvez apporter votre traitement, à condition de respecter des règles que la douane applique réellement.

L'administration fiscale mauricienne, qui abrite le service des douanes, indique qu'un passager sous traitement peut apporter ses médicaments s'il détient une ordonnance lisible de son médecin établissant que le traitement est nécessaire, si les produits sont dans leur emballage d'origine, et si la quantité n'excède pas trois mois de traitement pour un médicament sur ordonnance et un mois pour un produit contrôlé. Pour les produits contrôlés, l'approbation du pharmacien du gouvernement est requise.

Le consulat de France à Maurice, dans sa page santé mise à jour en décembre 2025, décrit la même obligation mais avec d'autres durées. Pour les substances inscrites aux annexes du Dangerous Drugs Act, dérivés morphiniques d'une part, psychotropes de l'autre, il indique qu'une autorisation préalable du ministère de la Santé doit être demandée plus de deux semaines avant l'arrivée, accompagnée de l'ordonnance, d'une copie du passeport et du lieu d'hébergement. Il ajoute que la douane laisse entrer une durée de traitement plus courte que celle annoncée par l'administration douanière, deux semaines pour les dérivés morphiniques et un mois pour les psychotropes, l'excédent étant consigné en milieu hospitalier.

Ces deux sources officielles ne disent donc pas la même chose sur les durées tolérées. Nous les avons vérifiées en août 2026 et nous ne trancherons pas à leur place. La conduite à tenir en découle : pour toute molécule contrôlée, demandez l'autorisation écrite du ministère avant le départ, et voyagez avec elle. Un accord écrit prime toujours sur une durée lue quelque part.

Quatre précautions valables pour tout le monde :

  • Conservez tout en cabine, dans les emballages d'origine, avec les notices.
  • Emportez l'ordonnance en anglais si vous pouvez l'obtenir, ou au moins une traduction du principe actif et de la posologie.
  • N'expédiez pas de médicaments par colis : une importation par voie postale ne relève pas du régime du voyageur.
  • Anticipez le déménagement du reste, sujet qui se planifie en même temps que l'installation, traitée dans notre guide pour s'installer à l'île Maurice.
La continuite

Tenir un traitement chronique sur douze mois.

C'est le vrai sujet d'une expatriation familiale, bien avant la question du comptoir. Comprendre pourquoi un produit manque suppose de regarder la chaîne en amont.

Un produit pharmaceutique ne peut être importé que s'il est enregistré auprès du Pharmacy Board. L'enregistrement donne lieu à un certificat valable un an, renouvelable, et tout changement de caractéristiques doit être déclaré. Chaque importation suppose ensuite une autorisation dématérialisée délivrée par le registrar, obtenue par le guichet électronique du commerce extérieur, puis une seconde formalité à l'arrivée du chargement. Depuis 2021, un régime de trusted trader permet à un importateur agréé de faire venir un produit déterminé, d'un fournisseur déterminé, d'un pays déterminé et sur une période déterminée.

Ce dispositif est cohérent du point de vue de la sécurité sanitaire, mais il a une conséquence directe sur votre boîte de comprimés : beaucoup de spécialités n'ont qu'un seul représentant local, et si sa source d'approvisionnement se tarit, la molécule disparaît de l'île jusqu'à ce qu'une autre filière soit autorisée. C'est le mécanisme des ruptures que la presse mauricienne documente régulièrement, et la profession plaide de longue date pour un dispositif de veille permettant d'autoriser plus vite une source alternative.

Ce que cela impose, concrètement, à une famille qui s'installe :

  • Partez avec une avance de traitement, dans la limite autorisée par la douane, le temps de vérifier la disponibilité locale.
  • Vérifiez la disponibilité avant de la consommer, dès les premières semaines, en demandant à une officine si elle détient votre molécule et à quelle fréquence elle la reçoit.
  • Identifiez une deuxième officine dans une autre localité : les stocks ne sont pas mutualisés.
  • Signalez la tension tôt. Prévenez votre pharmacien deux à trois semaines avant la fin de votre boîte, pas trois jours avant : une commande hors stock passe par un grossiste, parfois par une importation.
  • Faites du renouvellement un point du contrat. Les médicaments sont l'un des postes les plus inégalement couverts d'un contrat santé à l'autre, et cela se budgète avec le reste, comme nous l'expliquons dans notre guide du coût de la vie à l'île Maurice.
La nuit

Il n'existe pas de pharmacie de garde à la française.

Terminons par l'information qui manque à tous les guides francophones, et qui se découvre en général un dimanche soir avec un enfant qui a de la fièvre.

En France, un service de garde est organisé par rotation, publié, et une officine de garde est joignable par un numéro national. A Maurice, ce système n'existe pas sous cette forme. Aucune rotation officielle n'est publiée, aucun numéro ne permet de savoir quelle officine est ouverte cette nuit-là, et les officines de ville appliquent des horaires de commerce, avec parfois une ouverture le dimanche matin ou une fermeture tardive dans les zones commerçantes.

La ressource réellement disponible en dehors des heures ouvrables est ailleurs : la pharmacie adossée au service d'urgence d'un établissement privé, ouverte en continu, qui délivre sur prescription du médecin qui vous a vu. Côté public, la pharmacie hospitalière sert les patients pris en charge par l'établissement. Dans les deux cas, la logique est la même : la nuit, on ne va pas chercher un médicament, on va voir un médecin qui le prescrit et le fait délivrer sur place. C'est le prolongement direct de notre guide des urgences médicales à l'île Maurice.

Trois habitudes règlent la question une fois pour toutes. Ne descendez jamais sous une semaine de réserve sur un traitement qui ne se suspend pas. Repérez, avant d'en avoir besoin, l'établissement dont la pharmacie fonctionne en continu le plus près de chez vous, ce qui dépend fortement de votre région, l'est et le sud étant les moins bien servis par le privé. Et gardez une ordonnance de secours valable, photographiée dans votre téléphone : une prescription lisible dans la poche vaut mieux qu'une officine ouverte que l'on ne trouve pas.

Un mot pour finir sur notre rôle. Nous ne sommes ni pharmaciens ni médecins, et nous ne vous orienterons jamais vers une officine. Ce que nous cadrons, c'est le dossier autour : votre statut et celui de votre famille sur un permis dépendant, la structure de votre rémunération, la place de la couverture santé dans votre budget, et les arbitrages propres à une retraite passée à l'île Maurice, où la continuité d'un traitement au long cours devient un critère de décision à part entière.

Questions fréquentes

Pharmacies et médicaments, vos questions.

Une ordonnance française est-elle acceptée dans une pharmacie mauricienne ?

Pas de plein droit. Le Pharmacy Act impose deux conditions cumulatives au moment de la délivrance : l'ordonnance doit être manuscrite, datée et signée par un praticien agissant dans l'exercice de sa profession, et la personne qui délivre doit reconnaître la signature du prescripteur et être convaincue qu'elle est authentique. Une officine peut donc servir une ordonnance étrangère, mais rien ne l'y oblige et beaucoup s'y refusent pour les molécules sensibles. En pratique, faites réécrire votre traitement par un médecin installé sur l'île dès les premières semaines.

Qui délivre la licence d'une pharmacie à l'île Maurice ?

Le Pharmacy Board, sous le Pharmacy Act de 1983. La licence est valable un an et se renouvelle annuellement. Pour l'accorder, le conseil doit tenir compte de trois éléments : le nombre de pharmacies déjà implantées dans la zone visée, le besoin de la zone en une officine supplémentaire, et l'avis du Trade and Therapeutics Committee après inspection des locaux. C'est un critère de besoin territorial, pas un quota chiffré, mais l'effet est le même : on n'ouvre pas une officine où l'on veut.

Quelle est la différence entre le Pharmacy Board et le Pharmacy Council ?

Le partage est net depuis le 1er novembre 2017, date de la proclamation intégrale du Pharmacy Council Act de 2015. Le Pharmacy Council enregistre les pharmaciens et les stagiaires en préinscription, et gère leur formation continue. Le Pharmacy Board, lui, garde l'officine : il délivre et retire la licence des pharmacies, contrôle la fabrication, l'importation et la distribution des produits pharmaceutiques, enregistre les pharmacy technicians et assiste le conseil. Pour un patient, la règle utile tient en une ligne : le Council répond du professionnel, le Board répond du lieu.

Peut-on apporter ses médicaments dans ses bagages à Maurice ?

Oui, sous conditions, et la vigilance porte sur les molécules contrôlées. La douane mauricienne demande une ordonnance lisible établissant que le traitement est nécessaire, les boîtes dans leur emballage d'origine, et une quantité n'excédant pas trois mois de traitement pour un médicament sur ordonnance, un mois pour un produit contrôlé. Les substances relevant du Dangerous Drugs Act supposent en outre une autorisation préalable du ministère de la Santé, à demander plusieurs semaines avant l'arrivée. Les sources officielles ne s'accordent pas sur les durées exactes : demandez l'autorisation écrite.

Le pharmacien mauricien peut-il remplacer un médicament par un générique ?

La loi ne lui donne pas ce droit. Le Pharmacy Act encadre la délivrance de ce qui est prescrit et ne prévoit aucune substitution à l'initiative de l'officine. Le seul pouvoir reconnu au pharmacien est de suspendre l'exécution d'une ordonnance et d'en référer immédiatement au prescripteur lorsqu'il estime qu'une erreur manifeste met en danger la vie ou la santé du patient. L'équivalence de molécule relève donc du médecin, pas du comptoir. Rendez-vous au cabinet avec la dénomination commune internationale de votre traitement, pas seulement le nom commercial français.

Comment gérer un traitement chronique à l'île Maurice ?

En anticipant l'approvisionnement, pas seulement la prescription. Un produit ne peut être importé que s'il est enregistré auprès du Pharmacy Board, avec un certificat annuel, et chaque importation suppose une autorisation dématérialisée. Beaucoup de spécialités n'ont qu'un représentant local, ce qui suffit à créer une rupture quand la source se tarit. Constituez une avance de traitement, demandez à votre médecin la dénomination commune plutôt qu'une marque, identifiez une deuxième officine, et signalez toute tension deux à trois semaines avant la fin de votre boîte.

Existe-t-il des pharmacies de garde à l'île Maurice ?

Pas au sens français du terme. Il n'existe pas de rotation officielle publiée, ni de numéro national permettant de savoir quelle officine est ouverte cette nuit. Les officines de ville appliquent des horaires de commerce, avec parfois une ouverture le dimanche matin. La ressource fiable en dehors des heures ouvrables est la pharmacie adossée au service d'urgence d'un établissement privé, ouverte en continu, ainsi que la pharmacie hospitalière du réseau public pour les patients pris en charge.

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