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L'école française à l'île Maurice : cinq établissements homologués, un choix à préparer.

Cinq établissements homologués par l'AEFE enseignent le programme français à l'île Maurice, de la petite section à la terminale. Avant de choisir une école française à l'île Maurice, deux questions structurent le projet familial : y a-t-il de la place, et quel cursus viser ? Voici la liste vérifiée, ce qui distingue les établissements et le calendrier réaliste des inscriptions.

Le réseau AEFE

Cinq établissements homologués, de la maternelle au baccalauréat.

Chacun de ces établissements a désormais sa fiche détaillée : le Lycée La Bourdonnais, l'Ecole du Nord, le Lycée des Mascareignes et l'Ecole Paul et Virginie. Pour choisir entre les quatre systèmes disponibles à Maurice, voir scolariser ses enfants à l'île Maurice ; pour les montants, les frais de scolarité relevés établissement par établissement ; et pour l'option la moins connue des familles françaises, le système scolaire mauricien.

L'enseignement français à l'étranger repose sur un label précis : l'homologation du ministère français de l'Education nationale, gérée avec l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE). Un établissement homologué suit les programmes français, emploie des enseignants formés à ces programmes et permet de poursuivre la scolarité dans n'importe quel autre établissement du réseau, ou en France, sans examen d'admission. A Maurice, cinq établissements figurent à l'annuaire officiel de l'AEFE, liste vérifiée en août 2026 :

EtablissementCommuneStatut AEFENiveaux
Lycée La BourdonnaisCurepipeconventionnéde la maternelle à la terminale
Ecole du NordMapouconventionnéde la maternelle au collège
Lycée des MascareignesSaint-Pierreconventionnélycée seul, de la seconde à la terminale
Ecole du Centre - Collège Pierre-PoivreSaint-Pierrepartenairede la maternelle au collège
Ecole Paul et VirginieTamarinpartenairematernelle et élémentaire

La distinction entre les deux statuts est administrative : un établissement « conventionné » est lié à l'AEFE par un accord qui porte notamment sur les personnels ; un établissement « partenaire » est homologué sans cette convention. Pour une famille, l'essentiel est ailleurs : les cinq écoles délivrent le même enseignement homologué, et leurs élèves circulent dans le réseau.

Deux lycées français préparent au baccalauréat, tous deux dans le centre de l'île.

Le mot-clé que cherchent les familles, « lycée français à Maurice », recouvre en réalité deux établissements : le Lycée La Bourdonnais, qui scolarise de la grande section à la terminale et prépare aux baccalauréats général et STMG, et le Lycée des Mascareignes, qui n'accueille les élèves qu'à partir de la seconde et propose une filière classique, une section internationale menant au baccalauréat français international (BFI) et une filière sport-études. Ces deux précisions comptent : La Bourdonnais renvoie les petite et moyenne sections vers des structures partenaires, et le Lycée des Mascareignes n'a pas de collège, contrairement à ce qu'on lit presque partout. Tous deux sont situés dans les Hauts, à Curepipe et à Saint-Pierre.

Cette géographie compte dans le choix de votre région. Le nord (Ecole du Nord à Mapou) et l'ouest (Paul et Virginie à Tamarin) offrent la maternelle et le primaire à proximité des quartiers résidentiels prisés des familles françaises ; au lycée, en revanche, les élèves convergent vers le centre. Les trajets quotidiens depuis Grand Baie ou Tamarin se font, mais ils se planifient, au moment de choisir le logement plutôt qu'après.

Les frais

Ce que recouvre le coût d'une école française à Maurice.

Chaque établissement publie sa propre grille tarifaire, révisée chaque année et opposable à la date de l'inscription. Nous ne la reproduisons pas ici : elle se lit à la source, et elle change. Ce qui, en revanche, ne change pas, c'est la structure de la facture, identique d'une école à l'autre :

PosteCe qu'il recouvreQuand il se paie
Droits de première inscriptionUn droit d'entrée unique et non remboursable, propre à chaque établissementA l'admission, la première année seulement
Scolarité annuelleL'enseignement sur l'année scolaire, souvent réglé par mensualités sur 11 moisToute l'année, d'août à juin
Fonds de dépôtUne somme conservée par l'école et restituée au départ de l'élèveA l'inscription, remboursable
Options et filièresSection internationale, filière internationale, sport-études, options facultativesEn supplément de la scolarité
Postes annexesMatériel pédagogique, assurance, transport scolaire, droits d'examen en première et terminaleSelon le calendrier de l'école

Les grilles en vigueur se consultent directement sur les sites des établissements : Lycée La Bourdonnais, Ecole du Nord, Lycée des Mascareignes. Toutes consultées en août 2026.

Quatre mécanismes font varier la facture, dans les deux sens :

  • La nationalité. Les grilles distinguent les élèves français et mauriciens des autres nationalités, qui acquittent un tarif sensiblement supérieur, aussi bien à l'entrée que sur la scolarité annuelle.
  • Les options. La section internationale, la filière internationale et le sport-études se facturent au-dessus de la filière classique ; l'écart se creuse au lycée.
  • Les remises. Les deux lycées conventionnés consentent un abattement à partir du troisième enfant scolarisé, plus large encore à partir du quatrième ; le Lycée La Bourdonnais accorde une remise pour un paiement annuel anticipé. Le parcours interne joue aussi : un élève venant de l'Ecole du Centre ou de l'Ecole du Nord est dispensé du droit d'entrée aux Mascareignes.
  • Les postes annexes. Fonds de dépôt restitué au départ de l'élève, matériel pédagogique, assurance, examens du baccalauréat : ils s'ajoutent à la scolarité sans en changer l'ordre de grandeur.

Deux repères pour situer le budget. Le droit d'entrée représente un poste ponctuel significatif la première année, à isoler du reste. Et les écarts entre établissements sont importants, le cursus international se situant très au-dessus du réseau homologué.

Les alternatives

L'école internationale à l'île Maurice : cursus et positionnement.

L'île compte aussi un réseau dense d'écoles internationales anglophones, qui préparent aux cursus de Cambridge (IGCSE, A-Levels) ou au Baccalauréat International (IB). Quatre d'entre elles ont leur fiche : Northfields, Le Bocage, Westcoast et Clavis. Trois questions débordent enfin du cadre scolaire proprement dit : les crèches et maternelles avant l'école, les études supérieures après le baccalauréat, et la scolarisation d'un enfant à besoins spécifiques, qui mérite d'être instruite avant de décider de venir. Les plus connues des familles expatriées : Northfields International School à Mapou, Le Bocage International School à Moka, qui déroule le continuum IB complet, Westcoast International Secondary School à Flic-en-Flac, ou encore l'International Preparatory School (IPS) pour le primaire dans le nord.

Le positionnement tarifaire y est structurellement supérieur à celui de la filière française, et il grimpe avec les classes : l'écart avec le réseau homologué reste contenu en maternelle, il se creuse fortement dans les dernières années du secondaire. La structure de la facture ressemble à celle des écoles françaises, avec un droit d'entrée non remboursable à l'admission, une scolarité annuelle et un dépôt de garantie restitué au départ, calculé sur un nombre de mois de scolarité. Northfields publie sa grille complète en ligne ; toutes les écoles internationales ne le font pas, Le Bocage par exemple la communiquant au fil de la procédure d'admission.

Deux particularités à connaître avant de comparer. La plupart de ces écoles pratiquent un double tarif, résident mauricien et expatrié, avec des conditions précises pour basculer dans la première catégorie. Et le choix du cursus engage : l'IB et les A-Levels ouvrent naturellement les universités anglophones, le baccalauréat les cursus français, même si des passerelles existent dans les deux sens. C'est une décision de projet familial, langue des enfants, durée de l'expatriation, études visées, avant d'être une décision de budget.

Le calendrier

Quand s'inscrire : un an d'avance, des listes d'attente réelles.

Les écoles françaises et internationales de Maurice suivent le rythme de l'hémisphère nord : rentrée en août, fin d'année en juillet. La grille du Lycée La Bourdonnais s'applique ainsi au 1er août 2026, et l'année de Northfields court d'août 2026 à juillet 2027. L'école publique mauricienne, elle, suit l'année civile : une famille qui arrive en cours d'année ne perd donc pas de trimestre en filière française si elle cale son déménagement sur l'été européen.

Le calendrier réaliste se construit à rebours :

  1. 12 à 9 mois avant la rentrée. Prise de contact avec les admissions et dépôt du dossier : livret scolaire, certificat de radiation de l'établissement d'origine, état civil. Les campagnes de réinscription des élèves en place se tiennent au printemps ; les places nouvelles se comptent après.
  2. Dès la réponse de l'école. Paiement des droits de première inscription, non remboursables : c'est lui qui confirme la place, pas le dossier. L'Ecole du Nord propose aussi un droit de réservation « long terme » en maternelle, déduit ensuite de la scolarité mais perdu en cas de désistement.
  3. Avant la rentrée. Visite médicale, fournitures, transport scolaire, et mise en place du paiement, souvent par mensualités sur 11 mois.

Les listes d'attente ne sont pas une légende : pour 2026-2027, l'Ecole du Nord annonce des listes prévisibles en moyenne et grande section, CE1, CE2, CM1, CM2, 6e et 4e, soit huit classes (site de l'école, relevé le 16 août 2026). Plus la classe est demandée, plus l'anticipation paie.

Dernier point de calendrier : l'inscription scolaire ne dépend pas juridiquement du permis de résidence, mais les écoles demandent les justificatifs de résidence de la famille au fil du dossier, et les enfants ont besoin de leur propre permis de dépendant pour résider sur l'île. Menez les deux chantiers de front, pas l'un après l'autre.

Les bourses

Les bourses scolaires de l'AEFE, sous conditions de ressources.

Les familles françaises de l'étranger peuvent solliciter une bourse scolaire de l'AEFE, qui couvre tout ou partie des frais de scolarité d'un établissement homologué. Trois conditions cumulatives, telles que les rappelle l'ambassade de France à Maurice (consultée en août 2026) : l'enfant est français, l'enfant et le parent demandeur sont inscrits au registre des Français établis hors de France (inscription valide depuis au moins 6 mois au dépôt), et les ressources du foyer se situent sous les plafonds du barème.

La bourse n'est pas un droit : elle est attribuée dans la limite des crédits du dispositif, après examen du dossier par le conseil consulaire des bourses scolaires, et sa quotité varie de partielle à totale selon les ressources. Elle est versée directement à l'établissement, jamais à la famille. Côté calendrier, la campagne passe par l'ambassade : pour l'année 2026-2027, la première campagne recevait les dossiers du 3 novembre au 19 décembre 2025, auprès des établissements ou de l'ambassade sur rendez-vous ; une seconde campagne s'adresse ensuite aux familles nouvellement installées.

Pour une famille qui prépare son expatriation, la conséquence pratique est simple : l'inscription au registre consulaire n'est pas une formalité à remettre à plus tard. Elle conditionne l'accès aux bourses de l'année suivante.

Le budget

Un poste annuel, par enfant, sur toute la durée du séjour.

La scolarité est, avec le logement, le poste qui change le plus le calcul d'un projet d'expatriation familial : elle se règle chaque année, en devise locale, pour chaque enfant, et sur toute la durée du séjour. Une fratrie multiplie mécaniquement la charge, malgré les abattements consentis à partir du troisième enfant, et le passage au secondaire la fait monter d'un cran.

Trois réflexes de budget, tirés des dossiers que nous accompagnons :

  • Isolez l'année 1. Elle cumule le droit d'entrée, dû pour chaque nouvel élève, les dépôts de garantie, l'équipement et le transport. La première rentrée coûte structurellement plus cher que les suivantes, et l'écart n'a rien d'anecdotique.
  • Raisonnez en net du foyer. La scolarité se paie sur le revenu disponible après impôt mauricien ; elle entre donc dans le calcul du revenu cible du foyer au même titre que le loyer, avant de choisir la structure de rémunération. C'est un des chiffrages de la note que nous remettons aux familles qui préparent leur installation à l'île Maurice.
  • Préparez le circuit de paiement. Les écoles facturent en roupies, le plus souvent par ordre permanent sur 11 mensualités depuis un compte local. Ouvrir le compte bancaire et organiser l'alimentation en devises avant la rentrée évite de payer la scolarité au prix de virements internationaux répétés.

Un dernier mot de méthode : toutes les informations de cette page proviennent des établissements et des administrations, datées et vérifiables ; elles évoluent chaque année. Ce qui ne change pas, c'est la logique : à Maurice, la scolarité est un coût privé, prévisible et documenté. Bien budgété, il se finance ; découvert après le déménagement, il déséquilibre un projet. Nous le posons avec vous, chiffres des écoles en main, selon votre situation.

Questions fréquentes

Scolariser ses enfants à Maurice, vos questions.

Quelles sont les écoles françaises à l'île Maurice ?

Cinq établissements sont homologués par l'AEFE (liste officielle vérifiée en août 2026) : le Lycée La Bourdonnais à Curepipe, l'Ecole du Nord à Mapou, le Lycée des Mascareignes à Saint-Pierre, l'Ecole du Centre - Collège Pierre-Poivre à Saint-Pierre et l'école Paul et Virginie à Tamarin. Ensemble, ils couvrent la scolarité complète, de la petite section à la terminale.

Quel budget de scolarité prévoir pour une école française à Maurice ?

La scolarité est un coût privé, à poser dans le budget du foyer avant le départ. Chaque établissement publie sa grille annuelle : une scolarité, le plus souvent réglée par mensualités, et des droits de première inscription qui font de la première année un poste ponctuel significatif. Les écarts entre établissements sont réels, et les élèves d'autres nationalités que française ou mauricienne acquittent un tarif supérieur. La grille en vigueur se vérifie auprès de l'école au moment de l'inscription.

Quand faut-il inscrire ses enfants ?

La rentrée a lieu en août et les campagnes d'inscription de la rentrée suivante s'ouvrent environ un an avant. Certains niveaux affichent des listes d'attente, l'Ecole du Nord en annonce par exemple sur sept classes pour 2026-2027. Déposez le dossier 9 à 12 mois avant le départ ; la place n'est confirmée qu'au paiement des droits de première inscription.

Peut-on obtenir une bourse scolaire à Maurice ?

Oui. Les bourses scolaires de l'AEFE sont réservées aux enfants français inscrits au registre consulaire et scolarisés dans un établissement homologué, sous conditions de ressources. La campagne passe par l'ambassade de France à Maurice ; pour 2026-2027, les dossiers de la première campagne se déposaient du 3 novembre au 19 décembre 2025. La bourse, partielle ou totale, est versée directement à l'école.

Ecole française ou école internationale ?

La filière française garantit la continuité du programme, prépare au baccalauréat et reste la moins coûteuse des deux. Les écoles internationales enseignent en anglais et préparent aux cursus Cambridge ou IB, à un niveau de facturation structurellement supérieur, qui grimpe encore avec les classes du secondaire. Le bon choix dépend de la langue de vos enfants, de la durée envisagée de l'expatriation et du budget du foyer.

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