Changer de comptable à Maurice sans perdre son exercice.
Changer de prestataire comptable n'est pas un litige, c'est une procédure. Elle se joue sur trois terrains : les documents, qui appartiennent à votre société et doivent lui revenir ; les accès, qui doivent être repris à votre nom auprès de la MRA et du Registrar of Companies ; et le calendrier, parce qu'une bascule au mauvais moment de l'exercice coûte un travail double. Cette page donne la marche à suivre, dans l'ordre, avec les textes qui la fondent.
La bascule en un tableau.
Les références de droit citées ici ont été vérifiées le 16 août 2026 dans le texte consolidé du Companies Act 2001 publié par le portail officiel des lois mauriciennes, arrêté aux modifications entrées en vigueur le 18 avril 2026, dans la version consolidée de l'Income Tax Act 1995 publiée par la MRA et arrêtée à mai 2026, dans celle du Value Added Tax Act 1998 arrêtée à la même date, et dans le Financial Reporting Act 2004.
| Etape | Qui agit | Quand | Pièce | Ce qu'on risque à l'oublier |
|---|---|---|---|---|
| Relire la lettre de mission en cours | la société | avant toute annonce | contrat signé, préavis, périmètre | une résiliation hors délai, facturée jusqu'au terme |
| Autoriser par écrit l'échange entre professionnels | le dirigeant | avant la lettre de courtoisie | autorisation écrite datée | le professionnel pressenti ne peut pas engager la démarche |
| Demander la restitution des documents | la société | dès la décision prise | liste écrite, accusé de réception | une restitution partielle, constatée trop tard |
| Reprendre les accès MRA et Registrar | la société | avant la fin de la mission | identifiants au nom de la société | une déclaration non déposée faute d'accès |
| Notifier un changement de siège social | la société | selon l'art. 188 du Companies Act | notice au Registrar, effet 7 jours au plus tôt | un siège social sans occupant, et un courrier officiel perdu |
| Notifier le lieu de conservation des livres | la société | si les livres ne sont pas au siège | notice au Registrar (art. 190(5)) | des livres introuvables en cas de contrôle |
| Reprendre la balance d'ouverture | le nouveau cabinet | au démarrage | balance justifiée, pièces à l'appui | des soldes repris sans justification, opposables à la société |
| Conserver l'historique | la société | 5 ans au fiscal, 7 exercices au Companies Act | livres, états financiers, déclarations | art. 340 du Companies Act : jusqu'à 400 000 roupies et 2 ans |
Les livres sont ceux de la société.
Tout le reste découle de ce principe, et il est écrit.
L'article 193 du Companies Act 2001 impose au conseil de faire tenir des livres comptables qui enregistrent et expliquent correctement les transactions de la société, permettent d'en déterminer à tout moment la situation financière avec une exactitude raisonnable, permettent aux administrateurs d'établir des états financiers conformes à la loi et permettent à ces états d'être correctement audités. Le même article détaille leur contenu : les entrées quotidiennes des sommes reçues et dépensées avec leur objet, l'état des actifs et des passifs, le suivi des achats et ventes de biens avec les factures correspondantes, ou le relevé des services rendus avec leurs factures.
L'article 190 range ensuite ces livres, pour l'exercice en cours et les sept derniers exercices clos, ainsi que les états financiers des sept derniers exercices, parmi les registres que la société conserve à son siège social. Ils peuvent être tenus ailleurs à Maurice, à condition d'en notifier le lieu au Registrar. L'article 194 ajoute la règle territoriale : les livres se tiennent à Maurice, sauf décision contraire des administrateurs, auquel cas la société doit faire parvenir et conserver à Maurice des comptes et états faisant apparaître sa situation financière à des intervalles n'excédant pas six mois, et notifier au Registrar l'endroit où le tout est conservé.
Trois conséquences pour votre transition. D'abord, la société est propriétaire de ses livres et le prestataire les détient pour son compte : la restitution n'est pas une faveur. Ensuite, l'obligation de conservation pèse sur la société et sur ses administrateurs, jamais sur le prestataire : l'article 340 punit l'officier responsable du défaut de tenue de livres réguliers d'une amende pouvant atteindre 400 000 roupies et de deux ans d'emprisonnement. Enfin, l'article 191 impose que ces registres soient tenus en anglais ou en français, sous forme écrite ou sous une forme aisément convertible en forme écrite : un dossier restitué dans un format que personne ne peut ouvrir ne satisfait pas cette exigence. Le socle complet est exposé dans notre page comptabilité à l'île Maurice.
Ce qui doit vous être restitué, poste par poste.
Demandez-le par écrit, en une seule liste, avec une date de remise. Une demande orale se perd, une liste s'accuse réception.
- La balance générale et le grand livre de chaque exercice non prescrit, avec le détail des écritures, leur date, leur libellé et leur pièce de référence.
- Les journaux : achats, ventes, banque, caisse, opérations diverses, avec les rapprochements bancaires de chaque compte et de chaque devise.
- Le fichier des tiers, clients et fournisseurs, avec les soldes détaillés et le lettrage, faute de quoi la reprise des comptes de tiers se refait à la main.
- Le tableau des immobilisations et le plan d'amortissement en cours, poste par poste.
- Les états financiers signés des exercices clos, avec les annexes et, le cas échéant, le rapport de l'auditeur.
- Les déclarations déposées et leurs accusés de réception : déclaration annuelle de résultat, acomptes, déclarations de TVA, retenues, déclarations sociales mensuelles.
- La correspondance avec la MRA et avec le Registrar of Companies, y compris les demandes de renseignements et les réponses apportées.
- Le dossier de paie : bulletins, journal de paie, cumuls par salarié depuis le début de l'année d'imposition, déclarations mensuelles et pièces du boni de fin d'année.
- Les originaux que vous aviez remis : factures, contrats, relevés, statuts, procès-verbaux.
- Un export exploitable des données, dans un format lisible hors de l'outil d'origine. Ce point se négocie avant la rupture, jamais après : les critères d'un outil qui sait exporter sont détaillés dans notre page sur le logiciel de comptabilité à l'île Maurice.
Ce qu'un prestataire peut légitimement conserver.
La distinction est simple à énoncer et elle évite l'essentiel des tensions.
Vos documents et les livres de la société vous reviennent. Ce sont les pièces que vous avez remises et les registres que la loi met à la charge de la société. Rien ne justifie qu'ils restent chez un tiers alors que l'obligation de les produire pèse sur vous.
Les papiers de travail du professionnel lui appartiennent. Feuilles de contrôle, programmes de révision, notes internes, correspondance interne : ce sont les supports de son propre travail, et leur communication n'est pas due. Cela n'a aucune incidence sur votre comptabilité, puisque tout ce qui a une valeur probante figure dans les livres et dans les pièces.
Les travaux non achevés restent des travaux non achevés. Une prestation commandée et non réglée peut légitimement ne pas être livrée : c'est le droit commun des contrats, pas une sanction. Là encore, c'est la lettre de mission qui tranche, avec son préavis et son périmètre. Une bascule bien menée commence donc par la relecture de ce document, avant toute annonce.
Ce qui ne se retient pas, c'est un accès. Un identifiant ouvert au nom de votre société, auprès d'une administration, n'est pas une prestation : c'est un attribut de la société. Sa reprise se traite comme la restitution des pièces.
La courtoisie professionnelle entre confrères.
Le professionnel que vous pressentez ne prend pas la mission sans avoir écrit à celui qui est en place. Ce n'est pas une politesse, c'est une obligation déontologique.
L'article 46(1)(a) du Financial Reporting Act 2004 charge le Mauritius Institute of Professional Accountants d'établir, de publier et de réviser un code de conduite et d'éthique pour les professionnels comptables, code qui doit être compatible avec le code d'éthique de l'IFAC et en contenir tous les principes. Ce code encadre le changement de mission : avant d'accepter, le professionnel pressenti demande à son confrère s'il existe une raison professionnelle de ne pas accepter, et cette demande suppose votre autorisation écrite, puisqu'elle lève le secret professionnel.
Ce que la démarche produit, en pratique : le confrère en place répond, ou ne répond pas, et son silence n'empêche pas la reprise de la mission. La réponse porte sur l'existence d'un obstacle professionnel, pas sur la qualité de votre dossier. Elle est l'occasion, souvent, de régler en une phrase des points de fait utiles : l'état d'avancement de l'exercice, les déclarations déjà déposées, les points restés ouverts avec l'administration.
Votre rôle se limite à trois gestes : signer l'autorisation écrite, prévenir vous-même votre prestataire actuel plutôt que de le laisser l'apprendre par la lettre, et fixer par écrit la date de fin de mission ainsi que la liste des travaux qui restent à sa charge. Un point souvent oublié, et qui évite le vide : dire explicitement qui dépose la prochaine déclaration.
Le moment où la bascule coûte le moins cher.
Une transition comptable n'a pas le même prix selon la date. Trois horloges tournent en parallèle et il faut les regarder ensemble.
L'exercice social. Le moment optimal se situe juste après le dépôt des états financiers et de la déclaration annuelle de l'exercice clos, donc au début d'un nouvel exercice : les soldes de clôture sont arrêtés et justifiés, et ils deviennent une balance d'ouverture stable. Le pire moment est la fenêtre entre la clôture et le dépôt, parce qu'un exercice unique se retrouve partagé entre deux intervenants dont aucun n'a produit la totalité des écritures. Le choix de la date de clôture et ses conséquences sont traités dans notre page sur l'exercice fiscal à l'île Maurice.
La période de TVA. Basculez au premier jour d'une période, jamais en son milieu. Une période à cheval oblige à reconstituer une déclaration à partir de deux systèmes, avec le risque classique de la facture comptée deux fois ou pas du tout. Le rythme, mensuel ou trimestriel, et la mécanique de la déclaration sont détaillés dans notre page sur la déclaration de TVA à Maurice.
La paie. Basculez au premier jour d'un mois, et transmettez les cumuls par salarié depuis le début de l'année d'imposition. Le PAYE se retient mensuellement mais s'apprécie sur l'année, et le boni de fin d'année se calcule sur les rémunérations de l'année entière : un changement d'outil sans reprise des cumuls produit des bulletins faux en décembre, pas en juillet. Le fonctionnement du prélèvement est exposé dans notre page PAYE à Maurice.
Un cas particulier : l'audit en cours. Si un auditeur travaille sur l'exercice, attendez la remise du rapport. L'article 206 du Companies Act impose au conseil de garantir à l'auditeur un accès permanent aux livres et documents de la société, sous peine d'une amende pouvant atteindre 200 000 roupies pour chaque administrateur. Un dossier en cours de déménagement rend cet accès théorique, et la responsabilité reste celle du conseil.
Ce qui se transfère vraiment.
Il n'existe pas de formalité mauricienne de changement de comptable : le comptable n'est pas déclaré en tant que tel. Ce qui se transfère, ce sont des accès et, parfois, des fonctions statutaires.
- Les comptes MRA. Le numéro fiscal de la société, son numéro d'employeur et, le cas échéant, son numéro de TVA restent ceux de la société. Ce qui doit changer, ce sont les identifiants du portail de télédéclaration, l'adresse électronique de contact et le numéro de téléphone associé, afin que les accusés de réception et les demandes de l'administration vous parviennent directement. Reprenez ces accès avant la fin de la mission en cours, pas après.
- Le Registrar of Companies. Si votre prestataire assurait aussi le secrétariat statutaire ou la domiciliation, la bascule dépasse la comptabilité : changement de siège social notifié selon l'article 188, changement de secrétaire, mise à jour des dépôts annuels. Ce volet est traité dans notre page sur le changement de prestataire pour une société mauricienne et dans celle consacrée à l'annual return au Registrar.
- Le lieu de conservation des livres. Si vos livres n'étaient pas au siège social, l'article 190(5) impose de notifier au Registrar le lieu où ils sont désormais conservés. S'ils sont hébergés hors de Maurice, l'article 194(2) impose en outre l'envoi et la conservation à Maurice de comptes et états semestriels, avec notification du lieu.
- La banque. Retirez les accès de consultation ouverts au profit de l'ancien prestataire et ouvrez ceux du nouveau. Un accès en consultation oublié est une anomalie de contrôle interne, et il se voit lors d'un audit.
Ce que fait le nouveau cabinet sur vos soldes d'ouverture.
Reprendre un dossier n'est pas recopier une balance. Le travail sérieux consiste à justifier chaque solde repris, parce que ces soldes deviennent les vôtres et engagent les administrateurs qui signeront les prochains états financiers.
Concrètement, cinq postes se vérifient avant tout : les soldes bancaires, rapprochés relevé par relevé et devise par devise ; les comptes de tiers, justifiés par un détail nominatif et non par un montant global ; la TVA, dont le solde doit se raccorder aux déclarations déposées ; les comptes de salaires et de cotisations, raccordés aux déclarations mensuelles ; et les immobilisations, dont le plan d'amortissement doit se reconstituer poste par poste.
Deux règles encadrent ce travail. La première tient au temps : l'article 130 de l'Income Tax Act limite en principe les redressements à deux années d'imposition précédant celle du dépôt de la déclaration concernée, mais cette limite tombe en l'absence de déclaration ou en cas de fraude. Une période non déclarée par un prestataire précédent reste donc ouverte sans limitation, ce qui justifie de la traiter en priorité. La seconde tient à la trace : l'article 153 de l'Income Tax Act impose de conserver cinq ans les livres, registres, comptes, reçus, factures, pièces et contrats, tenus en anglais ou en français, et l'article 19 du Value Added Tax Act la même durée pour les documents de TVA. Une reprise qui écrase l'historique au lieu de le reprendre vous met en défaut sur ces deux textes.
Le nouveau cabinet documente donc sa reprise dans un dossier daté : origine de chaque solde, pièce justificative, écart constaté et traitement retenu. Ce dossier est ce que vous produirez si un contrôle fiscal de la MRA porte sur un exercice tenu par quelqu'un d'autre.
Les cinq erreurs qui rendent une bascule douloureuse.
- Résilier avant de récupérer. Une fois la mission close, la restitution devient une faveur, alors qu'avant elle fait partie de la prestation. L'ordre est toujours : autorisation écrite, demande de restitution, reprise des accès, puis résiliation.
- Se contenter d'un jeu de PDF. Une balance imprimée ne se réinjecte pas. Exigez un export de données exploitable, et vérifiez qu'il s'ouvre avant de clore la relation.
- Basculer au milieu d'une période déclarative. Une période de TVA ou un mois de paie à cheval double le travail et multiplie les écarts.
- Oublier les cumuls de paie. Les bulletins d'un salarié repris sans ses cumuls depuis le début de l'année d'imposition sont faux dès le calcul du boni de fin d'année.
- Laisser un accès orphelin. Un identifiant MRA resté associé à une adresse électronique que vous ne consultez plus, et une demande de l'administration se transforme en pénalité sans que personne ne l'ait vue passer.
Ces cinq pièges se préviennent surtout en amont, au moment de choisir le cabinet suivant. Notre page sur les questions à poser à un prestataire à Maurice donne celles dont la réponse est vérifiable, à commencer par ce qui se passe le jour où vous partez.
Une reprise traitée comme un chantier daté.
Basalte Consulting tient la comptabilité de ses clients en interne, à Grand Baie, et traite chaque reprise de dossier comme un chantier avec un calendrier, pas comme un simple démarrage. La première semaine sert à établir la liste de restitution et à obtenir l'accusé de réception. La deuxième sert à reprendre les accès et à vérifier que les déclarations à venir ont bien un responsable désigné. La troisième sert à justifier la balance d'ouverture, poste par poste, avant la première écriture.
Nous écrivons systématiquement au confrère en place, avec votre autorisation, et nous nous en tenons à ce que la déontologie prévoit : une question sur l'existence d'un obstacle professionnel, et rien d'autre. Nous n'émettons pas d'appréciation sur le travail de nos confrères, et nous ne commentons pas les dossiers repris : les écarts éventuels se traitent dans le dossier de reprise, avec des pièces, pas dans un jugement.
Un dernier point, qui n'apparaît jamais dans les propositions et qui décide pourtant de la suite : demandez à connaître le format d'export que votre futur cabinet pourra vous remettre le jour où vous voudrez partir à votre tour. Un prestataire qui répond précisément à cette question vous dit aussi comment il tient ses dossiers. Le premier échange est offert et se conclut par une note écrite sur votre situation.
La transition comptable à Maurice, vos questions.
A qui appartiennent les documents comptables de ma société mauricienne ?
A la société. L'article 193 du Companies Act 2001 impose au conseil de faire tenir des livres comptables qui enregistrent et expliquent correctement les transactions de la société, et l'article 190 range ces livres, ainsi que les états financiers des sept derniers exercices clos, parmi les registres que la société conserve à son siège social. Le prestataire les détient pour votre compte, il n'en est pas propriétaire. Ce qui lui appartient en propre, ce sont ses papiers de travail : ses feuilles de contrôle, ses programmes de révision et ses notes internes.
Mon ancien prestataire peut-il refuser de me rendre mes pièces tant que je n'ai pas payé ?
Il faut distinguer trois choses. Les pièces que vous lui avez remises et les livres de la société vous reviennent : ce sont vos documents, et leur conservation vous incombe légalement. Les travaux commandés mais non achevés peuvent légitimement rester en suspens tant que la prestation n'est pas réglée, comme dans tout contrat. Les papiers de travail internes du prestataire ne vous sont pas dus. En pratique, la discussion se règle par la lettre de mission : c'est elle qui fixe le préavis, le périmètre et les conditions de fin de relation.
Quel est le meilleur moment de l'année pour changer de comptable à Maurice ?
Juste après le dépôt des états financiers et de la déclaration annuelle de l'exercice clos, c'est-à-dire au début d'un nouvel exercice. Les comptes sont arrêtés, les soldes de clôture sont justifiés et le nouveau cabinet reprend une balance d'ouverture stable. A défaut, basculez au premier jour d'une période de TVA et au premier jour d'un mois de paie. Le pire moment est la fenêtre entre la clôture et le dépôt : deux intervenants se partagent alors un exercice unique dont personne ne veut assumer les soldes.
Faut-il prévenir la MRA ou le Registrar of Companies d'un changement de comptable ?
Le comptable n'est pas déclaré en tant que tel, il n'y a donc pas de formalité de changement de comptable. Deux cas imposent en revanche un dépôt. Si le prestataire hébergeait votre siège social, le changement de siège se notifie au Registrar en application de l'article 188 du Companies Act et prend effet au plus tôt sept jours après son enregistrement. Si vos livres étaient conservés ailleurs qu'au siège, l'article 190(5) impose de notifier au Registrar le lieu où ils sont désormais tenus.
Combien de temps dois-je conserver la comptabilité reprise ?
Retenez la durée la plus longue applicable à votre situation. L'article 153(3) de l'Income Tax Act impose cinq ans après l'achèvement de l'opération concernée, l'article 19(4) du Value Added Tax Act la même durée pour les documents de TVA, et le Companies Act range les livres et états financiers des sept derniers exercices clos parmi les registres à conserver. La reprise ne remet pas ces compteurs à zéro : la société reste tenue de produire les exercices antérieurs, y compris ceux tenus par le prestataire précédent.
Qu'est-ce que la lettre de courtoisie professionnelle entre comptables ?
C'est la démarche par laquelle le professionnel pressenti, une fois votre autorisation écrite obtenue, contacte celui qui est en place pour lui demander s'il existe une raison professionnelle de ne pas accepter la mission. Elle découle du code de conduite et d'éthique que le Mauritius Institute of Professional Accountants établit et publie en application de l'article 46(1)(a) du Financial Reporting Act 2004, code qui reprend l'ensemble des principes du code d'éthique de l'IFAC. Ce n'est ni un droit de veto ni un jugement sur votre dossier : c'est un échange entre professionnels.
Que se passe-t-il si l'ancien prestataire ne répond plus ?
La procédure continue sans lui. Vous reconstituez les données à partir de ce que vous détenez : relevés bancaires de la période, factures émises et reçues, déclarations déposées et accusés de réception de la MRA, contrats et journal de paie. Le nouveau cabinet reconstitue alors une balance d'ouverture par les soldes vérifiables plutôt que par report. Prévenez que ce chemin est plus long, et documentez chaque solde repris : en cas de contrôle, c'est la société qui doit produire ses livres, quelle que soit la main qui les tenait.
La suite, naturellement.
Changer de prestataire pour sa société
La même transition, côté secrétariat statutaire, domiciliation et registre légal.
Découvrir →Expert-comptable à l'île Maurice
Qui est habilité à signer quoi à Maurice, et ce que recouvre réellement une mission comptable.
Découvrir →Ce qui compose un budget comptable
Les facteurs qui font varier une mission, utiles pour comparer deux propositions poste par poste.
Découvrir →Une reprise de dossier menée dans l'ordre, sans exercice perdu.
Premier échange offert : nous établissons la liste de ce qu'il faut récupérer et le calendrier de bascule. Vous recevez ensuite une note écrite, sans engagement.
Sans engagementFeuille de route offerteRéponse sous 24 h