Glossaire

Qu'est-ce qu'une management company à l'île Maurice ?

Une management company est une société mauricienne titulaire d'une management licence délivrée par la Financial Services Commission, dont le métier est de constituer et d'administrer des structures de global business. Ce n'est ni un cabinet comptable, ni un secrétaire de société : c'est un statut réglementé, obligatoire pour certaines sociétés seulement, et parfaitement inutile pour beaucoup d'autres.

La définition

La management company en une phrase.

Une management company est une société qui détient une management licence au sens de l'article 77 du Financial Services Act 2007, délivrée par la Financial Services Commission. Le texte la définit par son activité principale : constituer, administrer, gérer une société de global business et lui fournir des services de nominee, ou agir comme trustee professionnel au sens du Trusts Act 2001. Elle est elle-même une entité régulée, supervisée et sanctionnable.

Concrètement

Quand la loi vous en impose une.

Deux structures ne peuvent pas s'en passer. Une société sous Global Business Licence doit, à tout moment, être administrée par une management company, en vertu de l'article 71(3)(a)(iii). Une Authorised Company doit avoir en permanence un registered agent qui, lui aussi, doit être une management company.

L'obligation commence avant même la société : la demande de licence globale comme la demande d'autorisation d'une Authorised Company se déposent auprès de la Commission par l'intermédiaire d'une management company. Il n'existe pas de dépôt direct par le fondateur.

En pratique, la même maison assure ensuite plusieurs rôles à la fois, siège social, secrétariat, comptabilité, relations bancaires. C'est un choix contractuel, pas une conséquence de la licence : le périmètre exact se lit dans la lettre de mission, jamais dans la loi.

La confusion

Trois métiers différents, souvent vendus ensemble.

La confusion la plus coûteuse est de croire qu'il en faut une. Une société domestique mauricienne, celle qui exerce depuis Maurice pour ses clients d'où qu'ils soient, n'a aucune obligation d'avoir une management company : ni le Companies Act ni le Financial Services Act ne l'exigent. Elle a besoin d'un siège social, et d'un secrétaire de société si elle dépasse le seuil de la small private company. Payer une licence de gestion pour une société domestique revient à acheter un statut que la loi ne demande pas.

Deuxième confusion, entre trois rôles distincts. La management company est un statut de prestataire. Le registered agent est une fonction, imposée à la seule Authorised Company par le Financial Services Act, et qui doit être exercée par une management company. Le corporate secretary est une troisième fonction, imposée par le Companies Act, dont l'Authorised Company est justement dispensée. Une GBC est administrée par une management company et nomme un secrétaire ; une Authorised Company a un agent et n'a pas de secrétaire. La même maison peut occuper les trois places, mais les obligations ne se recouvrent pas, et un contrat qui dit « administration » sans dire lequel de ces rôles il couvre laisse un trou.

Troisième confusion, avec les licences voisines. Gérer un fonds relève d'une licence de CIS Manager, gérer un portefeuille d'une licence d'asset manager : ce sont d'autres agréments de la même Commission, et une management company n'en détient pas le bénéfice par ricochet. Le mot « gestion » ne dit rien de la licence réellement détenue, qui se vérifie au registre public des licenciés.

Pour aller plus loin

Ce que le guide ajoute à la définition.

Le vrai sujet n'est pas de savoir ce qu'est une management company, mais ce qui se passe quand la relation se dégrade. Notre guide sur le fait de changer de management company détaille ce qui se prépare avant la sortie, la remise des registres statutaires, le passage par le régulateur pour les structures agréées, et la différence de traitement entre un simple domiciliataire et un administrateur agréé. C'est la page à lire avant de signer, pas seulement avant de partir.

Premier échange sans engagement

Parlons de votre projet à Maurice.

Un premier échange, puis une note écrite sur votre situation. Sans engagement, sans frais.

Sans engagementFeuille de route offerteRéponse sous 24 h