Guide · patrimoine

Ce qui revient chaque année, une fois l'installation faite

C'est la phase que personne ne décrit alors qu'elle dure vingt ans. Elle ne demande pas beaucoup de travail, elle demande de la régularité, et la régularité coûte toujours moins cher que le rattrapage.

Le rythme

Ce qui revient chaque année une fois l'installation faite.

L'installation occupe quelques mois, la tenue occupe les vingt années suivantes, et c'est la phase que personne ne décrit.

Aucune de ces étapes ne demande plus de quelques heures. Elles se répètent chaque année sans jamais devenir urgentes, et rien ne signale leur retard avant l'échéance.

L'année fiscale des particuliers ne coïncide pas avec l'année civile, et c'est le premier ajustement à opérer. Notre guide de l'année fiscale des particuliers en expose le calendrier et les échéances.

La première déclaration après l'installation demande le plus d'attention, parce qu'elle traite une année partielle et établit l'historique sur lequel les suivantes s'appuieront.

La régularité coûte moins cher que le rattrapage. Réunies au fil de l'eau, les pièces rendent la déclaration mécanique. Réunies au dernier moment, elles conduisent à une approximation, qui coûte toujours davantage que le temps qu'elle a fait gagner.

Le reporting

Ce qui se demande au gestionnaire, et à quel moment.

Un relevé de gestion et un état fiscal sont deux documents différents, et les confondre produit des déclarations approximatives.

Six informations sont nécessaires ligne par ligne : la nature du revenu, le pays de la source, le brut, la retenue et le net séparément, la date qui commande le rattachement à un exercice, le prix de revient de chaque cession, et la devise d'origine avec le taux appliqué.

Quatre documents se demandent une fois par an : l'état récapitulatif des revenus ventilé par nature et par pays, le relevé des positions à la clôture avec la méthode de valorisation, les attestations d'impôt étranger document par document, et le récapitulatif des frais prélevés.

Les attestations se demandent au moment du versement. Ce sont elles qui conditionnent l'imputation prévue par la section 77, et elles s'obtiennent mal a posteriori.

La demande se formule une fois, par écrit. Notre guide du reporting à exiger de son intermédiaire en donne le contenu. Une réponse en trois catégories est normale : ce qui est produit d'office, ce qui peut l'être sur demande, et ce qui n'existe pas.

La déclaration

Ce qui se porte, y compris ce qui n'est pas imposé.

Exonéré et non déclarable ne sont pas la même chose, et la confusion est la plus répandue chez les nouveaux arrivants.

Un revenu exonéré entre dans le calcul d'autres prélèvements. Les dividendes payés par une société résidente de Maurice ne sont pas imposés à l'impôt sur le revenu, et ils sont pourtant ajoutés au revenu leviable de la Fair Share Contribution.

Les retenues subies se portent également, à Maurice comme à l'étranger. Une retenue à la source est un acompte imputable sur l'impôt dû, restituable lorsqu'elle l'excède : un contribuable exonéré qui a supporté une retenue ne la récupérera qu'en déposant.

Le rattachement des revenus perçus à cheval sur deux exercices demande un examen. Un coupon couru sur deux périodes, une distribution décidée dans un exercice et payée dans le suivant, appellent une analyse de la date d'acquisition du revenu plutôt que de celle de l'encaissement.

Déclarer un revenu exonéré ne coûte rien, et ne pas le déclarer ne procure aucun avantage puisque son existence peut être connue autrement. Notre guide de la déclaration à la MRA détaille ce qui se porte selon la nature de chaque revenu.

La section 123C

L'état des actifs et passifs, au-delà de deux seuils.

C'est l'obligation que presque personne ne connaît avant de la découvrir, et elle vise les patrimoines importants.

Deux critères alternatifs la déclenchent. Le premier est un critère de revenu : un revenu net et un revenu exonéré dépassant ensemble quinze millions de roupies. Le second est un critère de patrimoine : des actifs dont le coût, foyer compris, dépasse cinquante millions de roupies.

Le second mérite l'attention. Il ne vise pas un revenu mais un patrimoine, et il s'apprécie au niveau du foyer et non de la personne. C'est la situation de quelqu'un qui vit de son capital sans percevoir de revenus élevés.

L'état porte sur des actifs sans considération de leur localisation. Lorsqu'il est dû, il ne s'arrête pas à la frontière mauricienne : c'est l'inventaire du foyer entier qu'il suppose.

Le champ personnel du dispositif appelle une vérification au cas par cas. Notre guide des chiffres clés du particulier rassemble ces seuils avec leurs bases légales.

L'auto-certification

Ce qui se met à jour auprès des établissements.

Maurice participe depuis 2018 à l'échange automatique de renseignements, et le mécanisme fonctionne dans les deux sens.

Une auto-certification de résidence est à tenir à jour auprès de chaque établissement, et tout changement de situation à signaler. Un contrat d'assurance rachetable constitue lui aussi un compte financier au sens de la norme commune de déclaration.

Les documents des bénéficiaires effectifs sont redemandés périodiquement, et les coordonnées avec eux. Un dossier qui n'a pas été mis à jour se signale de lui-même, le jour où une opération se trouve retardée.

L'incohérence déclenche l'examen, non le montant. Omettre des revenus dont l'existence est connue par un autre canal ne produit pas de discrétion. Notre guide du CRS entre Maurice et la France expose ce qui est transmis et à quel rythme.

L'inventaire

Le dossier qui rend une situation démontrable.

Ce qui manque dans un dossier n'est presque jamais le droit, c'est la pièce contemporaine des faits.

Un inventaire des comptes et avoirs détenus, où qu'ils soient, tenu à jour une fois par an. Détenir hors de Maurice est libre et ne suppose aucune autorisation, comme l'expose notre guide des comptes et avoirs hors de Maurice.

Les relevés annuels de chaque intermédiaire, conservés avec la déclaration de l'exercice correspondant. C'est le classement qui fait le travail : chaque pièce rangée avec son exercice, au moment où elle arrive.

Les pièces établissant l'origine des fonds, contemporaines de leur constitution et non reconstituées. Un historique lacunaire ne se refait pas après coup, et c'est sur lui que s'appuiera une banque qui posera la question dans cinq ans.

Et la date exacte du transfert de résidence, avec ce qui la prouve. Ces quatre éléments rendent démontrable, des années plus tard, une situation que rien d'autre ne permettrait d'établir.

Tous les trois ou quatre ans

Ce qui ne gagne rien à être revu chaque année.

Certains points ne bougent pas d'un exercice à l'autre, et les revoir tous les ans fait perdre le sens de l'examen.

La clause bénéficiaire de vos contrats, au vu de la résidence de chacun de vos bénéficiaires. Une succession bien préparée peut être déséquilibrée par une clause écrite quinze ans plus tôt, et sa rédaction relève de votre notaire.

La répartition entre intermédiaires. Multiplier les établissements alourdit la collecte annuelle, qui devient une charge réelle lorsque cinq d'entre eux produisent cinq formats différents. Les consolider concentre en revanche l'exposition sur une seule contrepartie.

Les comptes conservés dans le pays d'origine. Les garder simplifie certaines opérations et maintient un historique bancaire utile. Cela maintient aussi un rattachement que certaines administrations regardent lorsqu'elles apprécient la réalité d'un départ.

Et l'organisation retenue sert-elle encore l'objectif pour lequel elle a été mise en place. C'est la question la plus utile et la moins posée.

Ce que nous faisons

Tenir le calendrier, et rien au-delà.

Notre intervention porte sur la tenue du dossier, jamais sur ce que contient le portefeuille.

Nous collectons les pièces au fil de l'eau, nous rédigeons la demande de reporting, nous exploitons les états produits, et nous en tirons les conséquences déclaratives à Maurice dans les délais.

Nous ne conseillons pas en investissement. Nous ne distribuons aucun contrat, nous ne recommandons ni établissement, ni support, ni allocation, et nous ne percevons aucune rétrocession. La section 30 du Securities Act réserve cette matière à un titulaire de licence que nous ne détenons pas.

Nous ne portons aucune appréciation sur la gestion elle-même. Nous travaillons avec votre gestionnaire, votre conseil patrimonial et votre notaire, qui restent les vôtres.

Ce que nous constatons le plus souvent est qu'un dossier tenu régulièrement demande quelques heures par an, tandis qu'un dossier repris après plusieurs exercices demande des mois.

Questions fréquentes

Les questions sur la tenue annuelle

Quand faut-il demander son reporting au gestionnaire ?

Bien avant l'échéance déclarative, et non trois jours avant. Un relevé conçu pour un autre pays ne sépare pas ce que la déclaration mauricienne distingue, et obtenir la bonne ventilation demande un aller-retour.

Que faut-il déclarer si le revenu n'est pas imposé ?

Une exonération n'est pas une dispense de déclarer. Un gain placé hors du revenu imposable se documente quand même, et c'est cette trace qui rend la position défendable des années plus tard.

Qu'est-ce que l'état de la section 123C ?

Un état des actifs et des passifs, distinct de la déclaration de revenus puisqu'il porte sur le patrimoine, et qui s'impose au-delà de ses seuils.

Faut-il mettre à jour quelque chose auprès des banques ?

L'auto-certification de résidence, qui conditionne le pays vers lequel vos avoirs sont déclarés au titre de l'échange automatique. Elle doit refléter la réalité et se met à jour à chaque changement de situation.

Qu'est-ce qui ne se revoit pas chaque année ?

La structure elle-même, la clause bénéficiaire, l'organisation de la transmission et la pertinence du véhicule retenu. Ces points gagnent à être revus tous les trois ou quatre ans, ou lorsqu'un événement le justifie.

Premier échange sans engagement

Confier la tenue plutôt que la reprendre plus tard

Premier échange offert, puis une note écrite sur votre situation avant tout engagement. Réponse sous 24 heures ouvrées.

Sans engagementFeuille de route offerteRéponse sous 24 h