Quitter la France pour Maurice, dans l'ordre et dans les temps.
Quitter la France pour Maurice n'est pas un déménagement avec un formulaire à la fin. C'est une opération qui se décide douze à dix-huit mois avant l'embarquement, parce que l'essentiel se joue sur ce qu'on fait de sa société, de ses biens et de ses placements avant de partir. Voici la chronologie, les arbitrages et les déclarations, côté français comme côté mauricien.
Quitter la France pour Maurice est une opération, pas une adresse qui change.
Deux notions se confondent souvent. Etre résident fiscal mauricien est un état : on satisfait, ou non, à des critères de présence et d'attaches. Quitter la France est une opération : elle a une date, des décisions préalables, des formulaires, et des effets qui se déploient sur plusieurs années. La première se constate, la seconde se conduit.
Cette page traite la seconde. Sur la question « de quel Etat suis-je résident », notre page dédiée à la résidence fiscale à l'ile Maurice va plus loin. Ici, nous déroulons la chronologie d'un départ préparé, les arbitrages patrimoniaux à trancher avant l'embarquement, la mécanique déclarative française de l'année du départ, et ce que la France continue d'imposer une fois que vous vivez sur l'ile.
Un point de méthode d'abord. Deux calendriers se superposent et ne se ressemblent pas : la France raisonne en année civile, du 1er janvier au 31 décembre, Maurice en année fiscale, du 1er juillet au 30 juin. La date de départ n'est donc jamais neutre. Elle détermine la longueur de la période encore imposée en France, et la possibilité d'atteindre dès la première année les seuils de présence mauriciens, que nous détaillons dans notre guide sur la règle des 183 jours.
Une question précède néanmoins toute cette mécanique, et elle mérite d'être posée franchement : le projet tient-il ? Notre page pour qui Maurice n'est pas le bon choix décrit les six profils dont l'installation échoue, avec les signaux qui les annoncent très en amont.
Enfin, une évidence qui se vérifie dans presque tous les dossiers : ce qui n'a pas été décidé avant le départ se paie après. Un contrôle porte sur des faits passés, et une opération patrimoniale réalisée dans le mauvais ordre ne se rejoue pas. La même règle vaut dans l'autre sens, car les deux fenêtres de faveur ouvertes au retour se referment à la date du rattachement et non à celle du déménagement : nous en avons fait une page à part, revenir en France après Maurice.
Douze à dix-huit mois avant, l'année du départ, l'année d'après.
Un départ maitrisé suit une séquence. Le tableau ci-dessous résume qui fait quoi et à quel moment ; chaque ligne est développée plus bas.
| Horizon | Ce qui se traite | Pourquoi à ce moment-là |
|---|---|---|
| 18 à 12 mois avant | Inventaire des attaches françaises, arbitrage société, immobilier, placements | Ces décisions supposent d'être encore résident français ; après le départ, plusieurs options se ferment |
| 12 à 6 mois avant | Permis de résidence mauricien, logement, scolarisation, comptes bancaires, choix de la date d'arrivée, régime de sursis de l'exit tax le cas échéant | Le permis conditionne l'installation, la date d'arrivée conditionne le décompte de jours, et la voie du sursis sur demande se ferme quatre-vingt-dix jours avant le départ |
| Le départ | Transfert effectif du foyer, résiliation ou mise à disposition du logement français, changement d'adresse fiscale | C'est la date qui coupe l'année française en deux |
| 6 mois après | Présence effective à Maurice, preuve du décompte des jours, premières obligations mauriciennes | Le statut mauricien se construit par les faits, pas par la déclaration d'intention |
| Printemps suivant | Déclarations françaises de l'année du départ, demande du certificat de résidence mauricien | Le dossier de preuves constitué en amont sert ici |
| Années suivantes | Déclaration annuelle de non-résident, suivi de l'exit tax le cas échéant | Certaines obligations survivent plusieurs années au départ |
Cette séquence n'a rien d'un idéal théorique. Elle traduit une contrainte simple : les arbitrages les plus lourds, ceux qui portent sur une société ou un patrimoine immobilier, demandent des mois de préparation et doivent parfois être exécutés pendant que vous êtes encore résident français.
Les décisions structurantes se prennent avant de partir.
C'est le cœur du sujet, et la partie que les départs improvisés escamotent. Quatre familles de décisions méritent d'être tranchées, par écrit, avant toute date d'embarquement.
Le sort de la société française
Trois voies s'ouvrent : céder avant le départ, céder après, ou conserver. Céder avant fait relever la plus-value du régime français applicable aux résidents, avec ses abattements et ses dispositifs propres. Céder après place l'opération sous la convention fiscale du 11 décembre 1980 et, si vos titres franchissaient les seuils au moment du départ, sous le régime de l'exit tax évoqué plus bas.
Conserver la société est possible, mais impose de revoir la gouvernance. Diriger au quotidien une société française depuis Maurice expose deux fois : côté personnel, un mandat actif peut caractériser une activité professionnelle en France ; côté société, une direction effective exercée depuis l'ile pose la question du siège de direction et de l'établissement stable, que traite notre guide substance et établissement stable. Délégations, présidence, lieu des décisions : tout cela se réorganise avant, jamais après.
Les biens immobiliers et l'ancienne résidence principale
L'immobilier français reste imposable en France quoi qu'il arrive, mais la fenêtre de cession se referme vite. L'exonération de la plus-value réalisée sur l'ancienne résidence principale suppose, pour un non-résident, que le logement soit resté à votre libre disposition depuis le départ et que la vente intervienne au plus tard le 31 décembre de l'année suivant le transfert du domicile fiscal hors de France. Une seconde exonération, propre aux non-résidents, est plafonnée à 150 000 euros de plus-value nette et s'apprécie dans un délai de dix ans. Conditions vérifiées en août 2026 sur le portail des non-résidents de l'administration fiscale.
Deux conséquences pratiques. Si la vente de la résidence principale fait partie du plan, elle se cale sur cette fenêtre, pas sur l'humeur du marché. Et si vous conservez des biens locatifs, vous conservez aussi une fiscalité française, dont nous parlons plus bas : c'est un choix, qui doit être fait en connaissance de cause.
Les placements financiers
Bonne nouvelle sur le PEA : depuis la loi PACTE, le transfert du domicile fiscal hors de France n'entraine plus sa clôture, sauf départ vers un Etat ou territoire non coopératif. Maurice ne figure pas sur cette liste, fixée par l'arrêté du 15 avril 2026. Le plan survit donc au départ.
L'assurance-vie française se conserve elle aussi. Les rachats effectués par un non-résident supportent un prélèvement forfaitaire appliqué par l'assureur, sans prélèvements sociaux, et sous réserve de ce que prévoit la convention applicable. Le point à ne pas manquer est ailleurs : ces produits doivent aussi être examinés du côté mauricien, où la règle de rapatriement des revenus étrangers change complètement la lecture. Un flux non rapatrié n'est pas imposé à Maurice, mais cette absence d'imposition peut, pour certains revenus, redonner à la France le droit d'imposer.
La résidence principale et le foyer
Le logement français conservé « au cas où » est le premier facteur de fragilité d'un départ. Tant qu'il reste à votre disposition, il alimente le foyer d'habitation permanent au sens de la convention. Tant que le conjoint et les enfants scolarisés sont en France, votre foyer y demeure au sens de l'article 4 B du code général des impôts. Ces deux points ne sont pas des détails de confort : ce sont les deux premiers arguments qu'une administration examine.
Le passage côté français : adresse, formulaires, service.
L'année du départ est coupée en deux. Du 1er janvier à la date du départ, vous êtes résident fiscal français et imposable sur vos revenus mondiaux. De cette date au 31 décembre, vous êtes non-résident et imposable sur vos seuls revenus de source française. Cette césure commande toute la mécanique déclarative, vérifiée en août 2026 sur impots.gouv.fr.
| Formalité | Support | Période concernée |
|---|---|---|
| Signaler le changement d'adresse | Espace particulier en ligne, rubrique de gestion du profil | Au moment du départ |
| Revenus de résident | Déclaration 2042 | Du 1er janvier à la date du départ |
| Revenus étrangers perçus avant le départ | Déclaration 2047, reportée sur la 2042 | Du 1er janvier à la date du départ |
| Comptes ouverts hors de France | Déclaration 3916 | Période de résidence française |
| Revenus de source française après le départ | Déclaration 2042-NR | De la date du départ au 31 décembre |
| Plus-values latentes sur titres, le cas échéant | Déclaration 2074-ETD | Au titre de l'année du départ |
Le service compétent change, mais pas immédiatement. Votre centre habituel conserve le dossier jusqu'au traitement de la déclaration de l'année du départ. Une fois votre adresse à l'étranger confirmée, si vous gardez des revenus de source française imposables, le service des impôts des particuliers non-résidents devient votre interlocuteur, sans démarche supplémentaire. Si vous n'avez plus aucun revenu de source française, il faut l'indiquer expressément dans la déclaration : le silence prolonge des relances inutiles.
Dernier point souvent négligé : le prélèvement à la source cesse de s'appliquer à vos revenus de non-résident, remplacé pour les salaires et pensions de source française par une retenue à la source propre aux non-résidents. Le passage d'un mécanisme à l'autre produit fréquemment un décalage de trésorerie l'année du départ. Il s'anticipe.
La France ne disparait pas de votre déclaration.
Devenir résident mauricien ne solde pas votre relation avec l'administration française. La convention de 1980 lui laisse le droit d'imposer plusieurs catégories de revenus, et le droit interne français ajoute ses propres règles de calcul. Situation vérifiée en août 2026.
| Ce que vous gardez en France | Traitement français après le départ |
|---|---|
| Loyers d'immeubles situés en France | Imposables en France, déclaration annuelle de non-résident |
| Plus-value de cession d'un immeuble français | Prélèvement de 19 %, augmenté des prélèvements sociaux |
| Pensions publiques et pensions de sécurité sociale, complémentaires obligatoires comprises | Imposables en France selon la convention |
| Dividendes de sociétés françaises | Retenue à la source française, plafonnée par la convention |
| Patrimoine immobilier français | Impôt sur la fortune immobilière au-delà du seuil légal |
Deux mécanismes méritent une attention particulière. Le premier est le taux minimum d'imposition des non-résidents : l'impôt ne peut être inférieur à 20 % jusqu'à un plafond de revenu net imposable, révisé chaque année, puis à 30 % au-delà. Une option existe pour retenir le taux moyen qui résulterait de vos revenus mondiaux, lorsqu'elle vous est plus favorable ; elle se demande, elle ne s'applique pas d'office.
Le second est propre à une destination hors Espace économique européen. Les personnes affiliées à un régime de sécurité sociale d'un Etat de l'Espace économique européen ou de la Suisse sont dispensées de contribution sociale généralisée et de contribution au remboursement de la dette sociale sur leurs revenus du patrimoine français, et ne supportent que le prélèvement de solidarité. Un résident de Maurice ne bénéficie pas de cette dispense : ses revenus fonciers et ses plus-values immobilières françaises supportent les prélèvements sociaux au taux plein de 17,2 %. Ce taux appelle désormais une précision de catégorie. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la contribution sociale généralisée des revenus du patrimoine et des produits de placement de 9,2 % à 10,6 %, ce qui porte le total de droit commun à 18,6 %, mais le IV de l'article L. 136-8 du code de la sécurité sociale maintient 9,2 % pour cinq catégories, dont les revenus fonciers et les plus-values des articles 150 U à 150 UC du code général des impôts. Les deux revenus de source française que supporte un résident de Maurice sont précisément ceux-là : ils restent à 17,2 %. Pour un patrimoine locatif français significatif, ce seul paramètre pèse davantage que bien des optimisations, et doit entrer dans l'arbitrage « conserver ou céder ». La condition d'affiliation, que l'on confond presque toujours avec une condition de cotisation à l'étranger, est reprise dans notre page sur les prélèvements sociaux du non-résident.
L'exit tax, et le point à sécuriser avant de partir.
L'exit tax vise les plus-values latentes sur titres de sociétés au moment où vous transférez votre domicile hors de France. Elle ne concerne que les contribuables qui ont été résidents fiscaux français pendant au moins six des dix années précédant le départ et dont les titres valent au moins 800 000 euros, ou représentent au moins 50 % des bénéfices sociaux d'une société.
Le point qui décide de tout est le sursis de paiement. L'impôt est bien établi au départ, mais son paiement peut être suspendu de plein droit lorsque l'Etat d'accueil est lié à la France par une convention d'assistance administrative contre la fraude et par une convention d'assistance mutuelle en matière de recouvrement, et qu'il ne figure pas parmi les Etats non coopératifs.
Maurice remplit a priori ces conditions. L'annexe générale de la doctrine administrative qui recense les clauses conventionnelles dont dispose la France, mise à jour le 8 octobre 2025, lui reconnait l'échange de renseignements comme l'assistance au recouvrement, et l'ile est absente de la liste des Etats et territoires non coopératifs. Mais l'annexe spécialement dédiée à l'exit tax, celle à laquelle la doctrine renvoie pour les Etats situés hors Espace économique européen, n'a pas été actualisée depuis le 31 octobre 2012, sur une situation arrêtée au 1er juillet 2012, et ne cite pas Maurice. Nous ne tranchons donc pas ce point dans une page : il se vérifie dossier par dossier, auprès du service compétent, avant le départ.
Le calendrier en découle directement. Si le sursis de plein droit n'est pas confirmé, la seule autre voie est le sursis sur demande : une demande expresse, un représentant fiscal établi en France et la constitution de garanties, au plus tard quatre-vingt-dix jours avant le transfert du domicile. Cette porte se referme le jour du départ. Un dossier instruit trois mois à l'avance conserve les deux options ; un dossier découvert après l'installation à Maurice n'en a plus aucune, et l'impôt devient immédiatement exigible.
L'impôt est ensuite dégrevé au terme d'un délai de conservation des titres, plus long au-delà d'un certain niveau de patrimoine, à condition de respecter chaque année une obligation de suivi déclaratif. Les seuils, les délais, les cas de déchéance du sursis et les formulaires sont détaillés dans notre page dédiée à l'exit tax en cas de départ à l'ile Maurice.
Ce que Maurice prend en charge une fois le départ acquis.
Une fois la résidence fiscale mauricienne acquise et opposable, vos revenus mondiaux relèvent de la loi mauricienne. Depuis l'année de revenu ouverte le 1er juillet 2026, le barème de l'impôt sur le revenu compte quatre tranches, de 0 % à 35 %, la tranche haute visant la fraction du revenu imposable supérieure à 12 millions de roupies ; l'année précédente, il s'arrêtait à 20 %. Les dividendes de sociétés mauriciennes sont exonérés, et il n'existe ni impôt sur les plus-values, ni impôt sur la fortune, ni droits de succession. Les revenus de source étrangère ne sont imposés que s'ils sont rapatriés sur l'ile. L'ensemble, avec ses nuances et le sort de la contribution qui frappait les hauts revenus jusqu'à l'année 2025-2026, est détaillé dans notre page fiscalité de l'ile Maurice.
Cette bascule ne se prouve pas par une attestation de déménagement. Elle se documente : décompte des jours de présence, déclarations effectivement déposées auprès de l'administration mauricienne, et surtout le certificat de résidence fiscale mauricien, que vous produirez face à l'administration française et aux établissements payeurs pour faire jouer la convention.
Trois départs qui coûtent cher, toujours pour les mêmes raisons.
Partir en cours d'année sans avoir arrêté le calendrier. Une date de départ choisie au hasard allonge la période encore imposée en France, peut faire manquer les seuils de présence mauriciens sur la première année fiscale, et referme la fenêtre d'exonération de l'ancienne résidence principale avant même qu'on y ait pensé. La date de départ est un paramètre de la décision, pas sa conséquence.
Garder un foyer en France. Le pied-à-terre resté disponible, la famille qui rejoindra « à la fin de l'année scolaire », la domiciliation inchangée : chaque élément semble anodin isolément, mais ensemble ils composent un dossier facile pour l'administration. Le départ fiscal réel commence quand le centre de gravité de votre vie change d'hémisphère, pas quand l'avion décolle.
Piloter sa société française depuis Maurice. C'est le scénario le plus coûteux, parce qu'il expose à la fois la personne et l'entreprise, et parce qu'il se découvre souvent des années plus tard, lors d'un contrôle. Il exige une décision explicite avant le départ : réorganiser la gouvernance, transférer l'activité, ou céder.
Une feuille de route écrite, avant tout engagement.
Un départ de France vers Maurice fait intervenir deux droits, deux administrations et deux calendriers. Le traiter en deux dossiers séparés, un conseil en France et un prestataire à Maurice, laisse précisément les angles morts où naissent les redressements : personne ne relit la séquence complète.
Basalte Consulting est un cabinet franco-mauricien installé à Grand Baie, dont les deux associés pratiquent chaque semaine les deux systèmes. Nous instruisons le départ comme un seul dossier : inventaire des attaches, arbitrages sur la société, l'immobilier et les placements, choix de la date de départ, permis de résidence, installation, décompte des jours, certificat de résidence mauricien, déclarations de l'année du départ puis de non-résident. La comptabilité et les déclarations mauriciennes sont tenues en interne ; pour les actes réglementés, nous coordonnons des partenaires agréés.
Le premier échange et la note écrite qui le suit sont offerts. Vous en repartez avec votre calendrier, la liste de vos arbitrages et les points de vigilance identifiés, avant tout engagement. La réponse intervient sous 24 heures ouvrées. Chaque situation est particulière : cette page informe, elle ne remplace pas l'analyse de la vôtre, et aucun résultat fiscal ne peut être promis à l'avance.
Votre départ pour Maurice, vos questions.
Combien de temps faut-il pour préparer son départ de France vers Maurice ?
Comptez douze à dix-huit mois entre la décision et le départ effectif. Ce délai n'est pas administratif : il sert à trancher le sort de votre société, de vos biens immobiliers et de vos placements pendant que vous êtes encore résident français, donc pendant que toutes les options restent ouvertes. Le permis et le déménagement, eux, se règlent en quelques mois.
Quelles déclarations faut-il faire l'année du départ ?
Au printemps suivant votre départ, vous déposez une déclaration 2042 pour les revenus perçus du 1er janvier à la date du départ, période pendant laquelle vous étiez encore résident fiscal français, et une déclaration 2042-NR pour les revenus de source française encaissés entre le départ et le 31 décembre. S'y ajoutent le formulaire 2047 pour les revenus étrangers perçus avant le départ, et le 2074-ETD si l'exit tax vous concerne. Modalités vérifiées en août 2026 sur impots.gouv.fr.
Faut-il vendre sa société française avant ou après le départ ?
Les deux options existent et ne se valent pas selon les cas. Céder avant le départ fait relever la plus-value du régime français des résidents ; céder après place l'opération sous la convention de 1980 et, le cas échéant, sous le régime de l'exit tax si vos titres dépassaient les seuils au moment du départ. Conserver la société impose de revoir la gouvernance, car la diriger depuis Maurice soulève la question du siège de direction. Cet arbitrage se tranche au cas par cas, avant le départ.
Que deviennent mon PEA et mon assurance-vie quand je pars à Maurice ?
Depuis la loi PACTE, le transfert du domicile fiscal hors de France n'entraîne plus la clôture du PEA, sauf départ vers un Etat non coopératif : Maurice ne figure pas sur cette liste, fixée par l'arrêté du 15 avril 2026. Les contrats d'assurance-vie français se conservent également, les rachats d'un non-résident supportant un prélèvement forfaitaire appliqué par l'assureur, sans prélèvements sociaux et sous réserve de la convention. Le traitement mauricien de ces mêmes flux doit être vérifié en parallèle.
Quels revenus restent imposables en France après le départ ?
Principalement les revenus qui prennent leur source en France : loyers et plus-values d'immeubles situés en France, pensions publiques et pensions de sécurité sociale, dividendes de sociétés françaises sous retenue à la source, et salaires d'une activité exercée en France. S'y ajoute l'impôt sur la fortune immobilière si votre patrimoine immobilier français dépasse le seuil d'imposition. Ces revenus se déclarent chaque année auprès du service des impôts des particuliers non-résidents.
Un départ vers Maurice déclenche-t-il l'exit tax ?
Seulement si vous avez été résident fiscal français six des dix années précédentes et que vos titres de sociétés valent au moins 800 000 euros, ou représentent au moins 50 % des bénéfices sociaux d'une société. Dans ce cas, l'impôt est établi au départ, mais son paiement peut être suspendu. Maurice remplit a priori les conditions du sursis de plein droit ; l'annexe de la doctrine administrative propre à l'exit tax n'a toutefois pas été actualisée depuis 2012 et ne la cite pas, si bien que le point se sécurise avant le départ : la voie du sursis sur demande, elle, se ferme quatre-vingt-dix jours avant le transfert du domicile. Notre page dédiée détaille le mécanisme et les délais de dégrèvement.
La suite, naturellement.
L'exit tax en cas de départ à Maurice
Seuils, sursis de paiement, dégrèvement et obligations déclaratives, en détail.
Découvrir →Résidence fiscale à l'ile Maurice
Les critères mauriciens, la sortie du domicile fiscal français et l'arbitrage conventionnel.
Découvrir →Convention fiscale France-Maurice
Le texte de 1980 qui répartit le droit d'imposer, revenu par revenu.
Découvrir →Votre départ mérite une feuille de route écrite.
Un premier échange, puis une note écrite sur votre calendrier et vos arbitrages. Avant tout engagement.
Sans engagementFeuille de route offerteRéponse sous 24 h