La résidence fiscale à l'île Maurice, clé de voûte de votre expatriation.
Barème progressif de 0 à 35 %, dividendes locaux exonérés, revenus étrangers imposés seulement s'ils sont rapatriés : rien de tout cela ne vous concerne tant que vous n'êtes pas résident fiscal mauricien. La résidence fiscale à l'île Maurice est le socle de toute expatriation : elle se gagne à Maurice, se défend face à la France, et se prépare sur douze à dix-huit mois.
La résidence fiscale à l'île Maurice conditionne tout le reste.
Tout ce qui rend Maurice attractive fiscalement, le barème doux, les dividendes exonérés, l'absence d'impôt sur les plus-values et la fortune, s'adresse aux résidents fiscaux mauriciens. Tant que vous ne l'êtes pas, ces règles décrivent la fiscalité des autres. Et tant que la France vous considère encore comme son résident, elle impose vos revenus mondiaux comme si vous n'étiez jamais parti.
La résidence fiscale est donc le préalable de toute expatriation à Maurice. Elle détermine quel Etat impose l'ensemble de vos revenus, elle conditionne l'accès à la convention fiscale de 1980, et elle commande jusqu'à la fiscalité de votre société. Un montage étudié dans le mauvais ordre, la structure d'abord, la résidence ensuite, produit régulièrement l'inverse de l'effet recherché.
Une confusion revient dans presque tous les premiers échanges : le permis de résidence n'est pas la résidence fiscale. Le premier relève du droit de l'immigration et vous autorise à vivre sur l'île ; la seconde relève du droit fiscal et se gagne par la présence effective et les attaches réelles. On peut détenir un Occupation Permit sans être résident fiscal mauricien, et l'inverse existe aussi.
Dernière particularité, la plus importante : la résidence fiscale se joue sur deux tableaux à la fois. Maurice applique ses critères, la France applique les siens, et aucun des deux ne regarde ce que dit le voisin. Devenir résident mauricien est la partie facile ; cesser d'être résident français est celle qui se travaille.
Devenir résident fiscal à Maurice : trois critères alternatifs.
La règle mauricienne est posée par la section 73 de l'Income Tax Act 1995, vérifiée en août 2026 sur le texte consolidé publié par la MRA. Elle raisonne sur l'année fiscale mauricienne, qui court du 1er juillet au 30 juin. Trois critères alternatifs font de vous un résident : une présence de 183 jours ou plus sur l'année fiscale, une présence cumulée de 270 jours sur l'année en cours et les deux précédentes, ou un domicile à Maurice sans lieu d'habitation permanent hors de l'île.
Deux traits rendent ce régime accueillant. Les jours se cumulent, sans exigence de séjour continu : les allers-retours sont admis tant que le total atteint le seuil. Et la règle des 270 jours prend le relais une fois l'installation faite : une présence moyenne de 90 jours par an suffit ensuite à maintenir le statut, même les années de grands voyages. Ce plancher est aussi la ligne à ne pas franchir vers le bas, car la résidence se perd par le seul décompte des jours et sans qu'aucune administration prévienne : c'est l'objet de notre page sur le fait de perdre sa résidence fiscale mauricienne.
Celui qui ne franchit aucun de ces trois seuils n'échappe pas pour autant à la fiscalité locale : il devient non-résident imposable à Maurice sur ses seuls revenus de source mauricienne, un salaire versé sur l'île ou un loyer perçu d'un bien mauricien par exemple.
Le décompte précis des jours, le décalage entre année fiscale mauricienne et année civile française, et la stratégie de la première année méritent un développement à part : nous leur consacrons un guide dédié, la règle des 183 jours. Retenez ici l'essentiel : ces critères sont objectifs, atteignables dès la première année si la date d'arrivée est bien choisie, et ils ne disent rien de votre situation vue de France.
Sortir du domicile fiscal français : l'article 4 B.
La France définit son résident fiscal à l'article 4 B du code général des impôts, par quatre critères alternatifs : le foyer, c'est-à-dire le lieu de vie habituel de la famille ; le lieu de séjour principal ; l'exercice en France d'une activité professionnelle non accessoire ; et le centre des intérêts économiques, là où se trouvent vos principaux investissements et la source majoritaire de vos revenus.
Le mot qui compte est « alternatifs » : une seule de ces attaches suffit à faire de vous un résident fiscal français. Vos 200 jours mauriciens ne pèsent rien si votre conjoint vit à Lyon, si votre patrimoine productif est resté français ou si vous exercez encore un mandat actif dans une société française. Depuis la loi de finances pour 2020, les dirigeants exécutifs des entreprises réalisant plus de 250 millions d'euros de chiffre d'affaires en France sont même présumés y exercer leur activité principale, sauf preuve contraire.
Sortir du filet français ne se décrète donc pas, il se démonte attache par attache : le logement conservé, les mandats, les participations, les flux de revenus. C'est l'inventaire par lequel commence tout basculement sérieux, et c'est lui qui prend du temps. L'administration dispose ensuite de son délai de reprise pour examiner les faits ; un départ mal documenté reste contestable des années après le déménagement.
En cas de double résidence, la convention de 1980 tranche.
Remplir à la fois les critères mauriciens et l'un des critères français est une situation banale, surtout l'année du départ. C'est pour elle que l'article 4 de la convention fiscale franco-mauricienne du 11 décembre 1980 prévoit des critères de départage, appliqués strictement dans l'ordre : le foyer d'habitation permanent, puis le centre des intérêts vitaux, c'est-à-dire l'Etat avec lequel vos liens personnels et économiques sont les plus étroits, puis le séjour habituel, puis la nationalité. A l'issue de la cascade, vous n'êtes résident que d'un seul Etat pour l'application de la convention, et cette qualification l'emporte sur le droit interne de l'autre. Chaque critère a son contenu propre et sa jurisprudence : nous les reprenons un par un dans notre lecture de l'article 4 de la convention France-Maurice.
Deux conditions d'accès sont souvent oubliées. D'abord, la convention réserve la qualité de résident à celui qui est réellement assujetti à l'impôt dans l'Etat considéré : une résidence mauricienne de papier, sans déclaration ni imposition sur place, fragilise l'arbitrage. Ensuite, elle se prouve : c'est le rôle du certificat de résidence fiscale mauricien, le TRC, délivré par la MRA, que vous produirez face à l'administration française et aux établissements payeurs.
L'enseignement pratique tient en une phrase : la cascade se gagne avant le départ. Un logement français resté à votre disposition, une famille encore installée en France ou un patrimoine majoritairement français font pencher le foyer d'habitation permanent et les intérêts vitaux du mauvais côté, quel que soit votre décompte de jours.
Ce que le statut de résident fiscal mauricien change concrètement.
Une fois le basculement acquis, vos revenus mondiaux relèvent de la loi fiscale mauricienne. Les règles ci-dessous ont été vérifiées le 14 août 2026 sur les publications de la Mauritius Revenue Authority et sur le texte du Finance Act 2026, loi n° 14 de 2026, promulguée le 12 août et publiée au Journal officiel le 13 août 2026 :
| Ce qui est imposé | Règle mauricienne | Depuis |
|---|---|---|
| Revenus, barème 2025-2026 | 0 % jusqu'à 500 000 MUR, 10 % sur les 500 000 suivantes, 20 % au-delà | année de revenu du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026 |
| Revenus, barème en vigueur | 0 % jusqu'à 500 000 MUR, 10 % sur les 500 000 suivantes, 20 % sur les 11 millions suivants, 35 % au-delà de 12 millions MUR | année de revenu ouverte le 1er juillet 2026 |
| Dividendes de sociétés mauriciennes | Exonérés (revenus exempts de l'Income Tax Act) | Régime en vigueur |
| Revenus de source étrangère | Imposés seulement s'ils sont rapatriés à Maurice (remittance basis) | Régime en vigueur |
| Plus-values | Pas d'impôt sur les plus-values | Régime en vigueur |
| Fortune, succession | Ni impôt sur la fortune, ni droits de succession | Régime en vigueur |
| Hauts revenus | Fair Share Contribution : 15 % sur la part du revenu net excédant 12 millions MUR, dividendes locaux inclus | due au titre de la seule année 2025-2026, plus rien ensuite |
Deux mécanismes méritent une lecture attentive. Le premier est la base de rapatriement, la remittance basis : la section 5 de l'Income Tax Act ne répute perçus les revenus étrangers d'un particulier que lorsqu'ils sont reçus à Maurice ou utilisés dans son intérêt sur place. Des revenus étrangers laissés hors de l'île échappent ainsi à l'impôt mauricien, mais ce choix a des effets de bord conventionnels, on le verra plus bas.
Le second est la Fair Share Contribution, introduite par le Finance Act 2025 : elle ajoutait 15 % sur la fraction du revenu net annuel dépassant 12 millions de roupies, en réintégrant les dividendes de sociétés mauriciennes normalement exonérés. Le Finance Act 2026 l'a ramenée à la seule année de revenu close le 30 juin 2026 : cette contribution-là reste due, aucune n'est due au titre des années suivantes. La tranche à 35 % prend le relais, mais sur une assiette différente : elle porte sur le revenu imposable, dont les dividendes de source mauricienne sont exclus. La substitution est donc à peu près neutre pour un salarié, et allège la charge de celui dont les revenus au-delà de 12 millions de roupies sont des dividendes de sa société mauricienne. Pour la plupart des profils, le régime reste très en deçà de la pression française ; l'ensemble est détaillé dans notre page fiscalité de l'île Maurice.
Une réserve pratique s'impose sur le calendrier. Le barème mauricien à quatre tranches court depuis le 1er juillet 2026, mais au 14 août 2026 le guide PAYE publié par la MRA reste celui de décembre 2025 et affiche encore trois tranches : c'est cette grille que les logiciels de paie appliquent aujourd'hui. Une régularisation est donc à prévoir sur les rémunérations élevées. L'ensemble des chiffres qu'un résident fiscal mauricien manipule, barème, déductions et retenues à la source, est réuni dans les chiffres clés du particulier à Maurice.
Les revenus de source française restent imposés en France.
Devenir résident fiscal mauricien ne fait pas disparaître le fisc français de votre vie : la convention laisse à la France le droit d'imposer plusieurs catégories de revenus qui prennent leur source chez elle.
| Revenu de source française | Ce que prévoit la convention | Article |
|---|---|---|
| Loyers et revenus d'immeubles situés en France | Imposables en France, Etat de situation du bien | art. 6 |
| Plus-values sur immeubles français | Imposables en France | art. 13 |
| Pensions publiques (fonctionnaires) | Imposables en France, sauf résident mauricien de nationalité mauricienne | art. 19 |
| Pensions de sécurité sociale, base et complémentaires obligatoires | Imposables uniquement en France | art. 18 |
| Dividendes de sociétés françaises | Retenue à la source française, plafonnée à 15 % (5 % entre sociétés à 10 % et plus) | art. 10 |
| Salaires d'une activité exercée en France | Imposables en France | art. 15 |
Concrètement, un retraité de la fonction publique ou un propriétaire bailleur resté investi en France continuera de déclarer ces revenus chaque année auprès du service des impôts des particuliers non-résidents, selon les modalités publiées par l'administration fiscale française. Le taux et les modalités changent, l'obligation demeure.
La convention recèle en outre un piège discret pour les amateurs de remittance basis : pour les pensions privées, l'article 18 prévoit que si le revenu n'est pas imposé dans l'Etat de résidence, le droit d'imposer revient à l'Etat de la source. Une pension privée française jamais rapatriée à Maurice, donc jamais imposée sur l'île, redevient imposable en France. L'exonération mauricienne ne s'improvise pas : elle se coordonne avec le texte conventionnel, revenu par revenu.
Changer de résidence fiscale : un basculement en douze à dix-huit mois.
Un changement de résidence fiscale réussi est un projet, pas une formalité. La chronologie type que nous déroulons avec nos clients tient en cinq temps, à adapter à chaque situation :
- Douze mois avant le départ : l'inventaire. Recensement de toutes les attaches françaises, logement, mandats sociaux, participations, comptes, contrats, famille, et décision pour chacune : céder, transformer, conserver en connaissance de cause. C'est ici que se règlent les questions structurantes, comme le sort d'une société française ou d'un patrimoine immobilier, et que s'anticipent les dispositifs de sortie comme l'exit tax pour les participations importantes.
- Neuf à six mois avant : les fondations mauriciennes. Choix et obtention du permis de résidence adapté à votre profil, logement, scolarisation, ouverture des comptes. La date d'arrivée se cale sur l'année fiscale mauricienne : arriver au plus tard fin décembre permet d'atteindre 183 jours avant le 30 juin suivant.
- Le départ : le transfert du foyer. La famille s'installe, le logement français cesse d'être à votre disposition, les contrats et domiciliations basculent. C'est le moment où le centre de gravité de votre vie doit réellement changer d'hémisphère, pas seulement votre adresse postale.
- Les six premiers mois : la consolidation. Présence effective sur l'île, comptage documenté des jours, premiers revenus déclarés à la MRA, puis demande du certificat de résidence fiscale une fois le seuil atteint.
- Le printemps suivant : la sortie déclarative française. Déclaration de l'année du départ auprès de votre service des impôts, puis du service des particuliers non-résidents, avec les revenus perçus jusqu'au départ et les revenus de source française postérieurs. Le dossier de preuves constitué pendant l'année prend ici toute sa valeur.
Ce calendrier n'a rien de théorique : chaque étape omise se paie plus tard, lors d'un contrôle ou d'une demande de justificatifs, quand il est trop tard pour reconstruire les faits.
Trois départs qui échouent, toujours pour les mêmes raisons.
Le départ à moitié fait. C'est le plus répandu : le contribuable s'installe à Maurice mais conserve un pied-à-terre disponible à Paris, la majorité de son patrimoine productif en France et des allers-retours fréquents. Chaque élément pris isolément semble anodin ; ensemble, ils maintiennent le centre des intérêts économiques en France et offrent à l'administration un dossier facile. Le basculement se joue sur un faisceau d'indices, et c'est vous qui le composez.
Le foyer resté en France. Un conjoint et des enfants scolarisés restés en France constituent votre foyer au sens de l'article 4 B, et tirent vers la France le foyer d'habitation permanent comme le centre des intérêts vitaux de la convention. Tant que la famille n'a pas déménagé, le compteur de jours mauricien ne protège rien : le départ fiscal réel commence quand elle rejoint l'île.
La société française pilotée depuis Maurice. Diriger au quotidien sa société française depuis Grand Baie expose deux fois. Côté personnel, un mandat actif peut caractériser une activité professionnelle en France au sens de l'article 4 B. Côté société, une direction effective exercée depuis Maurice pose la question du siège de direction et de l'établissement stable, avec un risque de redressement à la clé ; notre guide substance et établissement stable détaille ce terrain, et notre page sur le fait de diriger une société française depuis Maurice traite le risque symétrique. Ce profil exige une réorganisation avant le départ : gouvernance, délégations, parfois cession.
Ces trois scénarios ont un point commun : ils ne se rattrapent pas après coup. Un contrôle porte sur des faits passés, et les faits ne se réécrivent pas.
Un basculement tenu des deux côtés, par un seul interlocuteur.
Un changement de résidence fiscale entre la France et Maurice fait intervenir deux droits, deux administrations et deux calendriers. Le traiter en deux dossiers séparés, un conseil en France, un prestataire à Maurice, laisse précisément les angles morts où naissent les redressements.
Basalte Consulting est un cabinet franco-mauricien, installé à Grand Baie, dont les deux associés pratiquent chaque semaine les deux systèmes. Nous instruisons le basculement dans un seul dossier : inventaire des attaches françaises, calendrier de départ, permis de résidence, installation, comptage des jours, certificat de résidence, déclarations des deux côtés, et coordination de partenaires agréés lorsque des actes réglementés l'exigent. Pour les revenus qui restent imposables en France, nous organisons la déclaration de non-résident ; pour les revenus mauriciens, la comptabilité et les déclarations MRA sont tenues en interne.
Le premier échange et la note écrite qui le suit sont offerts : vous repartez avec une lecture de votre situation, les points de vigilance identifiés et un calendrier réaliste, avant tout engagement. La réponse intervient sous 24 heures ouvrées. Chaque situation est particulière, et aucune page, celle-ci comprise, ne remplace l'analyse de la vôtre.
La résidence fiscale à l'île Maurice, vos questions.
Comment devenir résident fiscal à l'île Maurice ?
La loi mauricienne retient trois critères alternatifs : 183 jours de présence sur l'année fiscale mauricienne (du 1er juillet au 30 juin), 270 jours cumulés sur trois années fiscales, ou un domicile à Maurice sans lieu d'habitation permanent ailleurs. Mais devenir résident mauricien ne suffit pas : il faut aussi cesser d'être résident fiscal français au sens de l'article 4 B du CGI, ce qui suppose de couper ses attaches françaises.
Le permis de résidence fait-il de moi un résident fiscal mauricien ?
Non. Le permis de résidence relève du droit de l'immigration, la résidence fiscale du droit fiscal : ce sont deux statuts distincts. Un titulaire d'Occupation Permit qui ne passe que quelques semaines par an sur l'île n'est pas résident fiscal mauricien, et un visiteur qui cumule 183 jours peut le devenir sans permis de long séjour. C'est la présence effective qui compte, pas le titre de séjour.
Un Français résident fiscal à Maurice doit-il encore déclarer en France ?
Oui, dès lors qu'il conserve des revenus de source française : loyers d'immeubles situés en France, pensions publiques, dividendes de sociétés françaises notamment. Ces revenus se déclarent chaque année auprès du service des impôts des particuliers non-résidents. Ce qui disparaît, c'est l'imposition française sur les revenus mondiaux, pas toute obligation déclarative.
Quels impôts paie un résident fiscal mauricien ?
Depuis l'année de revenu ouverte le 1er juillet 2026, le barème mauricien compte quatre tranches : 0 % jusqu'à 500 000 roupies, 10 % sur les 500 000 suivantes, 20 % sur les 11 millions suivants, puis 35 % au-delà de 12 millions de roupies. Les dividendes de sociétés mauriciennes sont exonérés, les revenus étrangers ne sont imposés que s'ils sont rapatriés à Maurice, et il n'existe ni impôt sur les plus-values, ni impôt sur la fortune, ni droits de succession. La Fair Share Contribution de 15 % qui frappait les revenus supérieurs à 12 millions de roupies reste due au titre de la seule année 2025-2026 : le Finance Act 2026 en a supprimé les années suivantes.
Que se passe-t-il si je remplis les critères des deux pays à la fois ?
La convention fiscale du 11 décembre 1980 tranche par une cascade de critères appliqués dans l'ordre : foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, puis nationalité. Le pays désigné par cette cascade l'emporte sur le droit interne de l'autre. Cet arbitrage se prépare en amont : c'est en coupant réellement ses attaches françaises qu'on le fait pencher vers Maurice.
Combien de temps prévoir pour changer de résidence fiscale ?
Un basculement propre se construit sur douze à dix-huit mois : diagnostic des attaches françaises, réorganisation du patrimoine et des mandats, installation effective de la famille, comptage des jours, puis certificat de résidence mauricien et déclaration française de l'année du départ. Un départ précipité, qui laisse des attaches en France, s'expose à une remise en cause pendant tout le délai de reprise de l'administration.
La suite, naturellement.
La règle des 183 jours en détail
Le décompte des jours, l'année fiscale mauricienne et la règle des 270 jours, pas à pas.
Découvrir →Convention fiscale France-Maurice
Le texte de 1980 qui répartit le droit d'imposer chaque type de revenu.
Découvrir →Fiscalité de l'île Maurice
La page de référence sur l'imposition mauricienne et son articulation avec la France.
Découvrir →Votre basculement mérite une analyse écrite, des deux côtés.
Un premier échange, puis une note écrite sur votre situation entre la France et Maurice. Sans engagement, sans frais.
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