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Changer d'employeur : votre permis ne suit pas, il se refait.

Changer d'employeur n'est pas changer de permis, et confondre les deux fait perdre des dossiers. Changer de permis, c'est passer d'une catégorie à une autre, sujet que nous traitons à part. Changer d'employeur, c'est rester professional et déposer une demande entièrement nouvelle, par le nouvel employeur, sur les critères en vigueur au jour du dépôt. Entre les deux relations de travail, votre permis est annulé, pas suspendu : c'est là que se joue l'essentiel, et un formulaire adressé dans les deux semaines suivant la fin du contrat ouvre une fenêtre de six mois qui, sans lui, n'existe pas.

La distinction

Changer d'employeur n'est pas changer de permis.

Posons-la d'emblée, parce que les deux opérations n'ont ni les mêmes pièces, ni les mêmes conséquences.

Changer de permis, c'est passer d'une catégorie à une autre : du professional vers l'investisseur, du self-employed vers le professional, du permis dépendant vers un permis propre. L'opération remet à zéro l'ancienneté acquise dans l'ancienne catégorie et suppose une lettre d'annulation. Nous lui consacrons une page entière, changer de permis à Maurice.

Changer d'employeur, c'est rester dans la catégorie professional et changer la relation de travail qui fonde le titre. L'ancienneté dans la catégorie n'est pas détruite, mais le permis, lui, ne se modifie pas : il se refait entièrement, par le nouvel employeur, sur les critères en vigueur au jour du dépôt.

Cette page ne concerne donc que la catégorie professional, et son cousin le young professional occupation permit, dont la mécanique est identique et la durée plafonnée à trois ans. Les permis investisseur et self-employed ne sont attachés à aucun employeur : leur titulaire change de clients sans changer de titre.

EtapeQui la traiteDélaiPièce à produireEn cas de manquement
Signature du nouveau contratVous et le nouvel employeurAvant toute ruptureContrat complet, description de poste détaillée, salaire de base conforme au seuil du jourRompre sans contrat signé, c'est ouvrir la fenêtre de six mois sans savoir si on la refermera
Lettre de non-objectionL'employeur sortantAu moment du départLettre de non-objection, ou engagement d'absence de concurrence si l'activité relève d'un autre domaineDossier incomplet, donc non instruit
Nouvelle demande d'occupation permitLe nouvel employeur, sur la plateforme nationale de licencesInstruction par un comité conjoint, accord de principe valable 90 joursFormulaire, engagement de l'employeur, déclaration, pièces personnelles et pièces d'entrepriseTant que le dossier est incomplet, il n'est pas examiné au fond
Fin du contrat en coursL'ancien employeur informe par écrit le directeur général de l'Economic Development BoardImmédiatement après la fin du contratLettre d'annulationLa radiation puis l'annulation interviennent sans que vous en soyez maître
Restitution des titresPassport and Immigration OfficeA l'annulationPermis originaux et carte d'identificationPièces manquantes au dossier suivant
Formulaire d'engagement personnelVous, auprès de l'Economic Development Board et du Passport and Immigration OfficeDans les 2 semaines suivant la date de fin de contratEngagement écrit : moyens suffisants, information de l'EDB, départ à vos frais à défautSans ce formulaire, le départ est dû dans le mois suivant l'annulation
Recherche d'un nouvel emploiVous, puis le nouvel employeur6 mois à compter de la date de fin de contratNouvelle demande déposée dans ce délaiPassé le délai, vous vous êtes engagé à quitter le pays à vos frais
Changement dans le contrat sans changer d'employeurVous et l'employeurImmédiatementNotification écrite à l'EDB et au PIO, rémunération et adresse comprisesManquement à une condition du permis
L'attache

Pourquoi le permis professional tient à un employeur.

Ce n'est pas une pratique administrative, c'est la structure du texte.

L'Immigration Act 2022 dispose que la demande d'occupation permit est faite, pour un non-citoyen professionnel, par l'employeur de ce professionnel, aux fins de l'autoriser à prendre un emploi à Maurice. Elle doit être accompagnée d'un engagement écrit de l'employeur de prendre en charge toute dépense susceptible d'être exposée pour le maintien, le soutien ou le départ du professionnel. Et la durée du permis délivré est la plus courte entre la durée précisée au contrat de travail et dix ans.

Trois conséquences suivent, et elles se déduisent toutes de ces trois phrases.

La première : le permis vaut pour un emploi déterminé. Les lignes directrices de l'Economic Development Board le confirment sans ambiguïté, le permis n'est pas transférable.

La deuxième : la fin du contrat fait tomber la condition au vu de laquelle le permis a été délivré. Or l'Immigration Act 2022 prévoit qu'un non-citoyen cesse de détenir le statut de résident lorsqu'il ne satisfait plus aux exigences sur la base desquelles son permis lui a été délivré. Ce n'est donc pas une décision d'opportunité : c'est un enchaînement écrit.

La troisième : un contrat court produit un permis court. Un contrat de deux ans donne un permis de deux ans, même si la catégorie autorise dix ans. La durée du contrat mérite d'être négociée en même temps que la rémunération. Notre page de référence sur le permis professional détaille ces conditions, et notre page occupation permit ou permis de travail l'arbitrage avec l'autre voie.

Le nouveau dossier

Ce que dépose le nouvel employeur, et sur quels critères.

Les lignes directrices de l'Economic Development Board tiennent en une phrase pour ce cas : lorsque le titulaire entend passer d'une entreprise à une autre, une nouvelle demande d'occupation permit doit être déposée au titre du nouvel emploi, et ce nouvel emploi doit satisfaire les critères établis.

Le dépôt se fait sur la plateforme nationale de licences, comme toute demande d'occupation permit. Le parcours est celui décrit dans notre page sur la demande d'occupation permit : vérification de complétude par l'Economic Development Board et le Passport and Immigration Office, examen par un comité conjoint, accord de principe valable 90 jours, puis rendez-vous d'identification et délivrance du permis par le Passport and Immigration Office. Les délais réels sont abordés dans notre page sur les délais de l'occupation permit.

La liste des pièces, elle, est propre au changement d'emploi. Aux pièces personnelles habituelles, passeport, photographies, curriculum vitae actualisé et diplômes, s'ajoutent des pièces d'entreprise que seul le nouvel employeur peut fournir : une présentation détaillée de ses activités, sa carte d'enregistrement d'entreprise, son certificat d'incorporation, le registre de ses actionnaires et administrateurs, les licences ou accords de principe requis pour les activités réglementées, le contrat de travail assorti d'une description de poste détaillée, et son engagement écrit. S'y ajoute enfin, le cas échéant, la lettre liée à une clause de non-concurrence, objet de la section suivante. Les exigences de légalisation sont celles décrites dans notre page sur les pièces et l'apostille.

Le point qui a changé en août 2026 mérite une lecture attentive. La grille annexée à l'Economic Development Board Act a été remplacée par la loi n° 13 de 2026, assentie le 12 août 2026 et publiée au Journal officiel du 13 août 2026. Pour le professional, elle retient désormais un salaire de base mensuel d'au moins 50 000 roupies, et fait disparaître la distinction entre les deux niveaux antérieurs. L'article qui énumère les entrées en vigueur différées ne vise pas ce critère : il s'applique. Au 17 août 2026, le portail de résidence de l'Economic Development Board affichait pourtant encore l'ancien seuil.

Une mesure de transition existe, et il faut en lire le champ autant que le contenu : le titulaire d'un permis professional reste jugé, lors de sa première demande de renouvellement, sur les critères antérieurs à cette réforme. Cette disposition entre en vigueur le 1er octobre 2026, et elle vise le renouvellement. Elle ne vise pas le changement d'employeur, qui est une demande nouvelle. Un salarié parfaitement en règle sous son permis actuel peut donc se voir opposer un seuil qu'il ne franchit pas, au seul motif qu'il change d'entreprise. C'est le premier point à vérifier avant d'ouvrir une négociation, et c'est la part de base de la rémunération qui compte, non le variable. Nous suivons ces mouvements dans notre page sur les réformes en cours.

Si le nouveau poste ne permet pas d'atteindre ce seuil, la voie du work permit reste ouverte : elle relève du ministère du travail, la demande est déposée par l'employeur, et la loi prévoit que la demande complète non tranchée dans les 21 jours ouvrables est réputée accordée, sauf notification en cours de délai indiquant qu'elle demeure à l'examen. Cette voie est décrite du point de vue de l'entreprise dans notre page employer un étranger à Maurice.

Entre deux emplois

Les deux semaines qui décident de six mois.

C'est la vraie question, celle que les fiches officielles ne posent jamais, et la réponse tient dans une séquence précise.

Ce qui se déclenche. Si le titulaire cesse son emploi, l'employeur doit informer par écrit le directeur général de l'Economic Development Board, immédiatement après la fin de la relation de travail. Sur cette notification, le titulaire est radié auprès de l'Economic Development Board et son occupation permit est annulé par le Passport and Immigration Office. Les permis originaux et la carte d'identification sont à restituer au Passport and Immigration Office.

Ce qui suit sans démarche. Après l'annulation, le non-citoyen doit quitter le pays dans le mois, ou dans tout autre délai que le Directeur général de l'immigration décide, à moins qu'il ne soit à la recherche d'un nouvel emploi.

Ce qui ouvre la fenêtre. Le titulaire qui recherche un emploi ou prépare une nouvelle demande adresse à l'Economic Development Board et au Passport and Immigration Office un formulaire d'engagement personnel, dans les deux semaines suivant la date de fin du contrat. Ce délai court à partir de la rupture, pas de l'annulation du permis ni de la notification que vous en recevez : c'est la subtilité qui fait manquer la fenêtre. Le formulaire déposé dans les temps ouvre six mois à compter de la date de fin de contrat pour obtenir un nouvel emploi ou un nouveau permis. Dans ce délai, c'est le nouvel employeur qui dépose la demande pour la catégorie professional ; c'est le demandeur lui-même s'il bascule vers l'investisseur, le self-employed ou la résidence de retraité.

Ce que vous signez. Le formulaire n'est pas une formalité. Par ce document, vous informez l'Economic Development Board et le Passport and Immigration Office que vous disposez de moyens suffisants pour demeurer dans le pays six mois de plus et que vous les informerez, dans ce délai, de votre nouvel emploi. Vous vous engagez à prendre en charge toute dépense liée à votre maintien, à votre soutien ou à votre rapatriement, et à celui de vos personnes à charge. Vous vous engagez enfin à quitter le pays à vos frais si vous ne trouvez pas de nouvel emploi dans ces six mois.

Ce que vous ne pouvez pas faire. Cette fenêtre est une tolérance de séjour, pas une autorisation de travail. Le permis qui vous autorisait à occuper un emploi a été annulé. Toute occupation exercée pendant ces six mois, y compris une mission ponctuelle ou une facturation à un client étranger, est une occupation sans titre, réprimée pour le salarié comme pour celui qui l'emploie. Nous détaillons ce périmètre dans notre page sur le fait de travailler pour des clients étrangers avec un permis mauricien.

Ce que cela implique financièrement. Six mois sans revenu d'activité, avec un loyer, une scolarité et une couverture santé à maintenir, se planifient. C'est la raison pour laquelle nous conseillons de ne jamais rompre avant d'avoir un contrat signé : la fenêtre existe pour les ruptures subies, pas pour les départs choisis.

La clause

La lettre de non-objection que personne n'anticipe.

C'est la pièce oubliée des dossiers de changement d'employeur, et elle est impossible à obtenir après un départ mal négocié.

L'Economic Development Board a prévu le cas expressément. Lorsqu'un demandeur change d'emploi, ou passe de la catégorie professional vers l'investisseur ou le self-employed, et qu'il existe dans son contrat une clause de non-concurrence, une clause de restriction d'activité ou une clause équivalente, deux régimes s'appliquent selon le domaine.

Si la nouvelle activité relève du même domaine que la précédente, une lettre de non-objection de l'ancien employeur doit être produite. Il n'y a pas d'alternative écrite.

Si la nouvelle activité relève d'un autre domaine, il faut produire soit cette lettre de non-objection, soit un engagement du nouvel employeur, ou du demandeur lorsqu'il devient investisseur ou self-employed, attestant qu'il n'est pas en concurrence avec l'ancien employeur.

Deux conseils pratiques en découlent. Le premier : la lettre se demande au moment de la négociation du départ, quand la relation est encore correcte, et pas trois mois plus tard. Le second : la rédaction de la clause de non-concurrence dans le contrat mauricien mérite d'être relue avant signature, parce qu'elle produira ses effets sur votre titre de séjour et pas seulement sur votre carrière. Notre page sur le contrat de travail à Maurice traite de sa rédaction, et notre page sur la démission et le préavis du calendrier de la rupture.

La famille

Ce que deviennent les permis des dépendants.

Les permis de résidence délivrés à votre conjoint, à vos enfants à charge et à vos parents sont adossés au vôtre : leur durée ne peut jamais excéder la sienne, et ils tombent avec lui.

Trois points à traiter en même temps que votre propre dossier. Les permis des dépendants sont à redéposer avec la nouvelle demande, pas après. Le formulaire d'engagement personnel que vous signez couvre expressément le maintien et le rapatriement de vos personnes à charge : vous vous engagez pour eux autant que pour vous. Et les dépendants ne doivent exercer aucune activité lucrative, ce qui interdit à votre conjoint de prendre le relais financier de la période de six mois sans avoir obtenu son propre titre, sujet traité dans notre page sur le conjoint et le permis dépendant.

Une conséquence concrète est souvent négligée : la scolarité. Un établissement demande un titre de séjour valide à la rentrée. Un changement d'employeur mal calé sur le calendrier scolaire crée une difficulté administrative pour vos enfants avant d'en créer une pour vous. Notre page sur les écoles françaises à Maurice donne le calendrier des inscriptions.

Sans changer d'employeur

Ce qu'il faut notifier quand même.

Beaucoup de titulaires découvrent ces obligations au renouvellement, quand il est trop tard pour les régulariser proprement.

Les lignes directrices de l'Economic Development Board demandent au titulaire d'un occupation permit, ou à son employeur, de notifier immédiatement par écrit l'Economic Development Board et le Passport and Immigration Office de tout changement d'adresse professionnelle, adresse personnelle comprise, et de tout changement dans le contrat de travail, une variation de rémunération à la hausse comme à la baisse étant expressément citée en exemple.

Deux autres obligations de suivi méritent d'être rappelées. Les professionnels relevant d'un ordre ou d'un conseil professionnel doivent s'y inscrire dans les trois mois suivant l'obtention du permis et en fournir la preuve à l'Economic Development Board, faute de quoi la radiation puis l'annulation du permis sont encourues. Et les rémunérations doivent être déclarées annuellement à l'administration fiscale, un professionnel en détachement qui déclare ses revenus dans son pays devant produire ses attestations fiscales au moment du renouvellement. Notre page sur la paie à Maurice décrit ces obligations côté employeur.

L'ordre

Le calendrier qui protège.

Voici la séquence que nous appliquons, dans cet ordre, et dont chaque inversion coûte du temps ou du séjour.

  1. Vérifier le seuil applicable au jour du dépôt. Le salaire de base du nouveau poste doit satisfaire la grille en vigueur ce jour-là, pas celle affichée sur le portail.
  2. Négocier la lettre de non-objection en même temps que les conditions du départ, si une clause de non-concurrence existe.
  3. Faire signer le contrat et réunir les pièces d'entreprise du nouvel employeur, qui sont les plus longues à obtenir.
  4. Déposer la nouvelle demande avant la rupture chaque fois que c'est possible.
  5. Ne rompre qu'ensuite, et adresser le formulaire d'engagement dans les deux semaines si la rupture précède néanmoins la décision.
  6. Restituer les titres au Passport and Immigration Office et suivre l'accord de principe, valable 90 jours.

Deux repères complètent ce calendrier. Un changement décidé à moins de trois mois d'une échéance de renouvellement est un changement à risque : mieux vaut renouveler d'abord, changer ensuite, la demande de renouvellement se déposant au moins un mois avant l'expiration, comme l'expose notre page sur le renouvellement de l'occupation permit. Et un changement décidé à la quatrième année d'une trajectoire vers la résidence permanente mérite d'être différé, car la continuité des cinq années compte autant que la catégorie.

Si la nouvelle demande n'est pas retenue, un appel peut être formé une seule fois, dans les 30 jours suivant la notification, sur la plateforme, et votre autorisation de séjour doit rester valide pendant son examen. La procédure est décrite dans notre page sur le refus d'occupation permit.

Les erreurs

Six manières de perdre le séjour, ou l'ancienneté.

  • Démissionner avant d'avoir déposé. La fin du contrat déclenche la notification de l'employeur, la radiation et l'annulation. Rien ne se chevauche automatiquement.
  • Manquer le délai de deux semaines. Il court à partir de la date de fin de contrat. Sans le formulaire d'engagement, il ne reste qu'un mois de séjour, ou le délai que le Directeur général de l'immigration voudra bien accorder.
  • Travailler pendant la fenêtre de six mois. Elle autorise à rester et à chercher, pas à exercer.
  • Négliger la clause de non-concurrence. La lettre de non-objection ne s'obtient plus une fois la porte refermée.
  • Se caler sur le portail plutôt que sur la loi. Le seuil de salaire de base a changé en août 2026, et la mesure de transition ne couvre que la première demande de renouvellement.
  • Traiter la famille après coup. Les permis des dépendants tombent avec le vôtre et se redéposent avec la nouvelle demande, pas plus tard.

Un dernier mot sur ce qui n'est pas dans les fiches. Un changement d'employeur bien mené se prépare sur trois mois : un mois pour négocier le départ et obtenir la lettre, un mois pour réunir les pièces d'entreprise du nouvel employeur, un mois pour l'instruction et le rendez-vous. Ceux qui découvrent la procédure le jour de leur démission découvrent aussi, le même jour, qu'ils ont deux semaines pour agir.

Questions fréquentes

Changer d'employeur à Maurice : vos questions.

Mon occupation permit est-il attaché à mon employeur ?

Pour la catégorie professional, oui. L'Immigration Act 2022 prévoit que c'est l'employeur du non-citoyen professionnel qui demande l'occupation permit, qu'il souscrit un engagement écrit de prendre en charge les frais éventuels de maintien ou de départ du salarié, et que la durée du permis est la plus courte entre celle du contrat de travail et dix ans. Les lignes directrices de l'Economic Development Board ajoutent que le permis n'est pas transférable. Le permis suit donc la relation de travail, et il tombe avec elle. Les permis investisseur et self-employed, eux, ne sont attachés à aucun employeur.

Que faut-il déposer pour changer d'employeur ?

Une demande complète, pas une modification. Les lignes directrices de l'Economic Development Board sont explicites : le titulaire qui passe d'une entreprise à une autre dépose une nouvelle demande d'occupation permit au titre du nouvel emploi, et ce nouvel emploi doit satisfaire les critères établis. Le dossier est déposé par le nouvel employeur sur la plateforme nationale de licences, avec son engagement écrit, le contrat de travail et la description de poste, les pièces personnelles du candidat et, le cas échéant, la lettre de non-objection liée à une clause de non-concurrence.

Quel salaire de base faut-il justifier pour un changement d'employeur en 2026 ?

La grille annexée à l'Economic Development Board Act, remplacée par la loi promulguée le 12 août 2026, retient pour le professional un salaire de base mensuel d'au moins 50 000 roupies, et supprime la distinction entre les deux anciens niveaux. La mesure de transition qui maintient les critères antérieurs vise la première demande de renouvellement, elle entre en vigueur le 1er octobre 2026, et elle ne couvre pas un changement d'employeur. Un salarié en règle sous son permis actuel peut donc ne plus l'être sous une nouvelle demande : la part de base de la rémunération se négocie avant la signature.

Que se passe-t-il entre deux emplois ?

Votre permis est annulé, et non suspendu. L'ancien employeur informe par écrit le directeur général de l'Economic Development Board dès la fin du contrat ; s'ensuivent votre radiation puis l'annulation du permis par le Passport and Immigration Office. A compter de cette annulation, vous devez quitter le pays dans le mois, ou dans le délai que fixe le Directeur général de l'immigration, sauf si vous recherchez un nouvel emploi. Dans ce cas, un formulaire d'engagement adressé à l'Economic Development Board et au Passport and Immigration Office dans les deux semaines suivant la fin du contrat vous ouvre six mois.

Puis-je travailler pendant cette période de six mois ?

Non. La fenêtre de six mois est une tolérance de séjour, pas une autorisation de travail : le permis qui vous autorisait à occuper un emploi a été annulé. Exercer une occupation pendant cette période, y compris à la mission ou pour un client étranger, revient à travailler sans titre, ce que la Non-Citizens (Employment Restriction) Act réprime pour le salarié comme pour celui qui l'emploie. Le formulaire d'engagement suppose d'ailleurs que vous disposez de moyens suffisants pour rester six mois : c'est une déclaration de ressources, pas de revenus à venir.

Un changement d'employeur me fait-il perdre mon ancienneté ?

Il ne la détruit pas si vous restez dans la même catégorie, mais il fragilise la continuité. La résidence permanente de vingt ans suppose d'avoir détenu son permis pendant les cinq années consécutives précédant immédiatement la demande, avec le niveau de salaire de base exigé sur toute la période pour un professional. Un trou entre deux permis casse cette continuité, et un changement de catégorie, du professional vers l'investisseur ou le self-employed, remet le compteur à zéro dans la nouvelle catégorie.

Et si je change de poste chez le même employeur ?

Ce n'est pas un changement d'employeur, mais cela se notifie. Les lignes directrices de l'Economic Development Board demandent au titulaire et à son employeur d'informer immédiatement par écrit l'Economic Development Board et le Passport and Immigration Office de tout changement dans le contrat de travail, une variation de rémunération étant expressément citée, ainsi que de tout changement d'adresse professionnelle ou personnelle. Une modification substantielle qui ferait passer la rémunération sous le seuil exigé pose, elle, un problème de fond au renouvellement.

Premier échange sans engagement

Un changement d'employeur se prépare dans le bon ordre.

Un premier échange offert, puis une note écrite sur votre situation : la séquence des dépôts, les pièces à obtenir de l'employeur sortant et le calendrier de votre famille.

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