Se rémunérer quand on dirige une société mauricienne.
La rémunération du dirigeant d'une société mauricienne se joue sur un fait que la plupart des simulations ignorent : les dividendes d'une société résidente de Maurice sont un revenu exonéré, et sortent donc entièrement du barème, tranche à 35 % comprise. Le salaire, lui, y entre en totalité et emporte quatre cotisations. L'arbitrage n'est pourtant pas mécanique, parce que le salaire ouvre des droits que le dividende n'ouvre pas, et parce que le sort français de ces deux revenus n'est pas le même. Voici les deux côtés, chiffres et articles à l'appui.
Deux leviers, et un fait qui tranche.
Un dirigeant de société mauricienne dispose de trois canaux : le salaire, les jetons de présence, et le dividende. Les plaquettes commerciales s'arrêtent au premier chiffre venu, souvent le taux de 15 % de l'impôt sur les sociétés, et concluent. Le calcul réel se fait autrement, parce qu'un fait domine tous les autres : à Maurice, le dividende d'une société résidente est un revenu exonéré. Il ne s'ajoute pas au revenu imposable, il n'entre dans aucune tranche, et il ne rencontre donc jamais le taux de 35 %.
Cette page pose l'arbitrage des deux côtés. Côté mauricien, avec le barème en vigueur depuis l'année de revenu ouverte le 1er juillet 2026 et les quatre cotisations qui frappent un salaire. Côté français, avec le sort de ces mêmes revenus selon que vous êtes resté résident de France ou non. Les chiffres mauriciens sont vérifiés au 16 août 2026 sur l'Income Tax Act publié par la Mauritius Revenue Authority et sur le Finance Act 2026 ; les références françaises sur le code général des impôts et sur le texte consolidé de la convention.
Un barème à quatre tranches, et une exonération qui le contourne.
Le barème applicable est celui de la partie I de la première annexe de l'Income Tax Act, dans sa rédaction issue du Finance Act 2026, Act n° 14 de 2026, promulgué le 12 août et publié au Journal officiel le 13 août 2026. Son article 7(v) remplace intégralement l'ancienne grille, et son article 28(12) en fixe l'effet à l'année de revenu ouverte le 1er juillet 2026.
| Tranche de revenu imposable annuel | Taux |
|---|---|
| jusqu'à Rs 500 000 | 0 % |
| les Rs 500 000 suivants | 10 % |
| les Rs 11 millions suivants | 20 % |
| au-delà de Rs 12 millions | 35 % |
Ce barème frappe le chargeable income, notion dont les dividendes de sociétés résidentes sont absents : ils figurent parmi les revenus exonérés énumérés à l'item 1 de la sous-partie B de la partie II de la deuxième annexe de l'Income Tax Act, dans une rubrique que les Finance Acts de 2026 n'ont pas touchée. La nuance est loin d'être théorique. Jusqu'à l'année close le 30 juin 2026, la Fair Share Contribution ajoutait 15 % au-delà de Rs 12 millions, mais elle portait sur le leviable income, c'est-à-dire le revenu imposable augmenté de ces mêmes dividendes. L'article 7(b) du Finance Act 2026 s'est borné à supprimer six mots de l'article 16C(3) de l'Income Tax Act, ce qui tarit la contribution sans l'abroger : elle ne vise plus que la seule année du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026.
Pour un salarié ou un professionnel, la substitution est neutre : 20 % plus 15 % de contribution devient 35 %. Pour un dirigeant dont les revenus au-delà de Rs 12 millions proviennent surtout de distributions, elle est une baisse d'impôt, puisque ces dividendes quittent l'assiette de la surcharge sans entrer dans la nouvelle tranche. Le détail du calcul mensuel figure dans notre fiche sur le PAYE à Maurice.
Une réserve de calendrier, à ne pas manquer si vous arrêtez une distribution cet été. La contribution reste due sur l'année de revenu close le 30 juin 2026, et son assiette intègre encore les dividendes reçus d'une société résidente. Un dividende voté avant cette date reste donc atteint par les 15 % au-delà de Rs 12 millions, alors même qu'il est exonéré d'impôt sur le revenu. Le même dividende voté après le 1er juillet 2026 ne l'est plus. Quelques jours séparent deux traitements très différents.
Ce que le salaire emporte, et que le dividende n'emporte pas.
Quatre prélèvements frappent un salaire mauricien, aucun ne frappe un dividende. Leurs assiettes diffèrent toutes, ce qui interdit tout calcul global : le détail complet figure dans notre page sur les cotisations sociales à l'île Maurice.
- CSG : 1,5 % pour le salarié et 3 % pour l'employeur jusqu'à Rs 50 000 de rémunération mensuelle, 3 % et 6 % au-delà, sur la totalité et non sur le seul excédent. Le franchissement du palier est brutal, et une grille de dirigeant s'en approche souvent.
- NSF : 1 % pour le salarié et 2,5 % pour l'employeur, sur une tranche mensuelle bornée, ce qui plafonne l'effort dès qu'une rémunération devient significative.
- Levy de formation HRDC : 1,5 % à la charge du seul employeur, sans plafond.
- PRGF : 4,5 % à la charge du seul employeur, mais aucune contribution n'est due pour un travailleur non citoyen, ce qui écarte le poste pour la plupart des dirigeants expatriés.
Deux nuances propres au mandataire social méritent d'être posées. Un administrateur exécutif est participant à la CSG comme n'importe quel salarié ; un administrateur non exécutif en est expressément exclu. Aucune contribution PRGF n'est par ailleurs due pour un travailleur non citoyen, ni au-delà d'un salaire de base mensuel de Rs 200 000.
Le troisième canal, les jetons de présence, obéit à un régime propre qu'il vaut la peine de connaître. Ils échappent aux quatre cotisations, mais l'article 2 de l'Income Tax Act les range parmi les emoluments, donc dans le barème. Surtout, l'article 96(3) impose une retenue de 15 %, ou de 20 % sur option du bénéficiaire, et le seuil mensuel de non-retenue qui protège les salaires ordinaires ne joue pas pour eux : la retenue part de la première roupie. Deux règles complètent le tableau. L'article 74(1)(aa) répute de source mauricienne les jetons versés par une société résidente de Maurice, même lorsque les services sont rendus depuis l'étranger. Et l'article 96(4) rend la retenue libératoire, sur option, pour un bénéficiaire non résident qui ne tire aucun autre revenu brut de Maurice dans l'année.
Salaire ou dividende, poste par poste.
| Le poste examiné | Salaire de dirigeant | Jetons de présence | Dividende d'une société résidente |
|---|---|---|---|
| Impôt mauricien du bénéficiaire | barème 0, 10, 20 puis 35 % sur le revenu imposable | barème également : les jetons sont des emoluments | aucun : revenu exonéré, sous-partie B de la partie II |
| Tranche à 35 % au-delà de Rs 12 millions | applicable | applicable | sans objet, le dividende n'entre pas dans l'assiette |
| Prélèvement à la source | PAYE mensuel, calcul cumulatif sur treize périodes | retenue de l'article 96(3), 15 % ou 20 % sur option, dès la première roupie | aucune retenue à la source sur les dividendes mauriciens |
| CSG | 1,5 % ou 3 % salarié, 3 % ou 6 % employeur | aucune | aucune |
| NSF, levy HRDC, PRGF | dus selon assiettes et exclusions propres | aucun | aucun |
| Traitement chez la société | charge déductible du résultat imposable | charge déductible du résultat imposable | prélèvement sur un bénéfice ayant déjà supporté l'impôt |
| Condition préalable | un contrat et une paie | un mandat social et une décision de l'organe compétent | un bénéfice distribuable et une décision régulière |
| Droits ouverts à Maurice | prestations liées à la participation à la CSG | aucun | aucun |
| Compatibilité avec un permis | souvent exigé, avec un seuil de rémunération selon le titre | ne remplace pas la rémunération attendue au titre du permis | ne satisfait aucune condition de permis |
| Si vous résidez en France | article 15 : imposable là où l'emploi est exercé | article 16 : imposables à Maurice, avec crédit en France | article 10 : imposable en France, avec crédit de 25 % du brut |
| Régularité de la ressource | mensuelle et prévisible | ponctuelle, au rythme des décisions sociales | subordonnée aux résultats et à la trésorerie |
La lecture n'est donc pas « dividende gagnant ». Elle est : le dividende l'emporte sur le terrain fiscal, mais il ne remplace ni un permis, ni un droit social, ni une ressource régulière, et il suppose un bénéfice. Les jetons occupent une position intermédiaire, sans cotisation mais dans le barème, avec une retenue qui part de la première roupie. Le mix se calibre au cas par cas, et il se recalibre chaque année.
Si vous êtes resté résident fiscal de France.
C'est la situation la plus fréquente parmi nos lecteurs, et celle où les erreurs coûtent le plus. Un résident fiscal de France est imposable sur ses revenus mondiaux, et la société mauricienne ne change rien à cette règle : elle en déplace seulement la mécanique.
Les dividendes. L'article 10 de la convention laisse à la France le droit d'imposer son résident. Ils sont imposables pour leur montant brut, au prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % et aux prélèvements sociaux de 18,6 %, soit 31,4 % au total, sauf option pour le barème. Ce chiffre a changé au 1er janvier 2026 : la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la contribution sociale généralisée des produits de placement de 9,2 % à 10,6 %, et un dividende ne figure pas parmi les catégories que le IV de l'article L. 136-8 du code de la sécurité sociale maintient à 9,2 %. Le c du paragraphe 2 de l'article 24 ouvre un crédit d'impôt égal à 25 % du montant brut, plafonné à l'impôt français afférent à ces revenus. Le mécanisme complet, y compris la question non tranchée de son imputation sur les prélèvements sociaux, est traité dans nos pages sur l'imposition des dividendes entre Maurice et la France et sur le crédit d'impôt de 25 %.
Le salaire. L'article 15 retient le lieu d'exercice de l'emploi. Un dirigeant qui réside en France et travaille depuis la France pour sa société mauricienne y est imposable sur la totalité de sa rémunération : aucune exonération, aucun partage. La convention et les salaires détaillent l'exception à trois conditions du paragraphe 2, dont les 183 jours, qui n'a pas vocation à jouer ici.
Deux garde-fous, qu'il faut nommer. L'article 155 A du code général des impôts permet d'imposer directement entre les mains de la personne domiciliée en France les sommes perçues par une société établie hors de France en rémunération de services que cette personne rend : c'est le texte des sociétés interposées, et il joue notamment lorsque le prestataire contrôle cette société, sans qu'aucun abus ait à être démontré. L'article 123 bis, de son côté, répute revenu de capitaux mobiliers les bénéfices d'une entité étrangère détenue à 10 % au moins et soumise à un régime fiscal privilégié, lorsque son actif est principalement financier. Ne pas se rémunérer du tout, en laissant les bénéfices s'accumuler dans la société, n'est donc pas une solution neutre.
Une réserve conventionnelle, enfin. La convention de 1980 est couverte par la convention multilatérale de l'OCDE, notifiée par les deux Etats, et prend effet pour la France sur les impositions à la source dont le fait générateur intervient à compter du 1er janvier 2021. Elle en reçoit la clause anti-abus générale, le critère des objets principaux, sans clause de limitation des avantages simplifiée. Un avantage tiré de la convention, à commencer par le crédit de 25 %, peut donc être refusé lorsque son obtention figurait parmi les objets principaux du montage. Cela ne vise pas une distribution ordinaire d'une société qui exerce une activité réelle ; cela vise une société interposée pour capter ce crédit.
Il existe enfin une conséquence que la seule lecture fiscale manque. Diriger la société depuis la France expose celle-ci à un établissement stable en France, avec l'imposition des bénéfices qui s'y rattachent : c'est l'objet de notre page sur le risque d'établissement stable en France. La question de la rémunération et celle de la localisation de la direction ne se traitent pas séparément.
Si vous êtes résident fiscal de Maurice.
Le tableau se simplifie, à condition que la résidence soit réelle, ce qui se vérifie sur les critères exposés dans notre page sur la règle des 183 jours.
L'article 15 attribue le salaire à l'Etat où l'emploi est exercé : un dirigeant résident de Maurice qui travaille à Maurice n'est imposable qu'à Maurice, au barème ci-dessus. L'article 16 attribue les tantièmes, jetons de présence et rétributions similaires perçus comme membre du conseil d'administration ou de surveillance à l'Etat dont la société est résidente : pour une société mauricienne, Maurice de nouveau, quel que soit le lieu où le conseil se tient.
Une réserve, souvent oubliée par ceux qui conservent des mandats en France. Le même article 16 joue dans l'autre sens : les rétributions perçues au titre d'un mandat dans une société française restent imposables en France, quel que soit votre lieu de résidence, avec la retenue à la source du 2 de l'article 119 bis du code général des impôts au taux de 12,8 % pour une personne physique. Un dirigeant installé à Maurice qui siège encore à un conseil français cumule donc deux régimes sur une même feuille de revenus.
Quatre situations où l'arbitrage ne se pose pas.
Le permis commande. Un occupation permit ou un permis de travail se délivre et se renouvelle sur une rémunération, pas sur une distribution. Optimiser jusqu'à supprimer le salaire revient à fragiliser le titre qui vous autorise à vivre sur l'île. Le seuil applicable dépend du permis et se vérifie sur nos pages consacrées à chaque titre.
La société ne dégage pas de bénéfice distribuable. Un dividende suppose un résultat, des comptes arrêtés et une décision régulière. Une société en démarrage ne dispose que du salaire, et le compte courant d'associé n'est pas un substitut.
La société n'est pas résidente de Maurice. L'exonération de la deuxième annexe vise les dividendes payés par une société résidente. Une structure dont la direction effective se situe hors de Maurice ne distribue pas des dividendes exonérés au sens du texte : elle relève d'une autre analyse, et souvent de celle de l'Etat où vous vivez.
Vous n'avez pas encore transféré votre domicile. Tant que vous êtes résident fiscal de France, l'arbitrage mauricien ne produit qu'un effet de trésorerie : c'est la fiscalité française qui décide, et elle traite le salaire et le dividende différemment.
Ce que nous calculons avant de conseiller un mix.
Nous ne recommandons pas un ratio type, parce qu'il n'en existe pas. Nous posons six paramètres, dans cet ordre : votre résidence fiscale réelle au regard des deux Etats ; le permis dont vous dépendez et la rémunération qu'il suppose ; le résultat distribuable de la société et sa trésorerie ; le point de bascule de la CSG et celui de la tranche à 35 % ; les revenus que vous conservez en France ; et la localisation effective de votre direction, qui commande le risque d'établissement stable. Le mix se déduit de ces six réponses, et se réexamine à chaque exercice, notamment parce que les paramètres mauriciens changent au 1er juillet.
Une réserve pour finir, qui vaut avertissement. Au 16 août 2026, la MRA n'avait pas actualisé l'ensemble de ses publications : son guide PAYE restait dans sa version de décembre 2025, où la tranche à 35 % n'apparaît pas. C'est la loi publiée qui fait foi, mais l'écart doit être connu de qui prépare une simulation ou conteste un décompte. Basalte Consulting est un cabinet franco-mauricien installé à Grand Baie, dont les deux associés pratiquent les deux systèmes ; nous vous invitons à faire valider le volet français par un conseil indépendant en France. Le premier échange et la note écrite qui le suit sont offerts, sans promesse de résultat.
Se rémunérer à Maurice, vos questions.
Vaut-il mieux se verser un salaire ou des dividendes à Maurice ?
Sur le seul plan fiscal, le dividende gagne presque toujours, et l'écart s'est creusé en 2026. Les dividendes payés par une société résidente de Maurice figurent parmi les revenus exonérés de la partie II de la deuxième annexe de l'Income Tax Act : ils sortent du barème, y compris de la tranche à 35 % introduite pour l'année de revenu ouverte le 1er juillet 2026. Le salaire, lui, entre dans le barème et supporte quatre cotisations. Mais le dividende suppose un bénéfice distribuable, n'ouvre aucun droit social et ne satisfait aucune condition de permis.
Quel est le barème mauricien applicable à un salaire de dirigeant ?
Quatre tranches depuis le Finance Act 2026, Act n° 14 de 2026, publié au Journal officiel le 13 août 2026 : 0 % jusqu'à Rs 500 000 de revenu imposable, 10 % sur les Rs 500 000 suivants, 20 % sur les Rs 11 millions suivants, puis 35 % au-delà de Rs 12 millions. L'article 7(v) remplace la partie I de la première annexe de l'Income Tax Act et l'article 28(12) fixe l'entrée en vigueur à l'année de revenu ouverte le 1er juillet 2026. La Fair Share Contribution de 15 % ne vise plus que l'année close le 30 juin 2026.
Les dividendes échappent-ils vraiment à la tranche à 35 % ?
Oui, et le mécanisme mérite d'être compris plutôt que cru. La Fair Share Contribution frappait le leviable income, c'est-à-dire le revenu imposable augmenté des dividendes de sociétés résidentes. La tranche à 35 % qui lui succède frappe le chargeable income, dont ces dividendes sont exclus puisqu'ils constituent un revenu exonéré. Pour un dirigeant dont les revenus au-delà de Rs 12 millions viennent principalement de distributions, le changement de 2026 est donc une baisse d'impôt, et non une hausse comme on le lit souvent.
Un dirigeant salarié paie-t-il des cotisations sociales à Maurice ?
Oui, aux mêmes conditions que ses salariés, avec trois nuances. Un administrateur exécutif est participant à la CSG, à 1,5 % pour lui et 3 % pour l'employeur, taux doublés dès que la rémunération dépasse Rs 50 000 par mois et sur la totalité. Un administrateur non exécutif en est expressément exclu. Aucune contribution PRGF n'est due pour un non-citoyen. Enfin, des jetons de présence versés en lieu et place d'un salaire échappent aux quatre cotisations, mais l'article 96(3) de l'Income Tax Act y applique une retenue de 15 %, ou de 20 % sur option du bénéficiaire, dès la première roupie.
Je suis resté résident fiscal de France : comment sont imposés ces revenus ?
Différemment selon leur nature. Les dividendes relèvent de l'article 10 de la convention de 1980 : ils sont imposables en France pour leur montant brut, au prélèvement forfaitaire de 12,8 % et aux prélèvements sociaux de 18,6 %, avec le crédit d'impôt de 25 % du brut prévu au c du paragraphe 2 de l'article 24. Un salaire versé au titre d'un travail effectué depuis la France relève de l'article 15 et n'est imposable qu'en France, le lieu d'exercice de l'emploi commandant tout.
Les articles 15 et 16 de la convention disent-ils la même chose ?
Non, et la distinction structure la feuille de paie d'un dirigeant. L'article 15 vise les salaires et retient le lieu où l'emploi est exercé. L'article 16 vise les tantièmes, jetons de présence et rétributions similaires perçus comme membre d'un conseil d'administration ou de surveillance, et les attribue à l'Etat dont la société est résidente, quel que soit le lieu où l'on siège. Pour un résident de Maurice dirigeant une société mauricienne, les deux articles conduisent à Maurice. Pour un mandat dans une société française, l'article 16 ramène en France.
La suite, naturellement.
L'imposition des dividendes entre Maurice et la France
Le trajet complet d'une distribution mauricienne, article par article.
Découvrir →Les cotisations sociales à l'île Maurice
CSG, NSF, levy HRDC et PRGF : assiettes, taux et bornes dans un seul tableau.
Découvrir →La convention France-Maurice et les salaires
L'article 15, ses 183 jours et le cas du dirigeant, lus de près.
Découvrir →Votre rémunération, posée sur les deux régimes.
Un premier échange, puis une note écrite sur votre mix salaire et dividendes, ses conséquences dans les deux pays et ses points de vigilance. Sans engagement.
Sans engagementFeuille de route offerteRéponse sous 24 h