Guide · patrimoine

Comment nous travaillons avec vos interlocuteurs existants

Nous arrivons en quatrième position sur une partie précise du dossier, et notre premier travail consiste à ne rien casser de ce qui fonctionne. Le partage des responsabilités est écrit au début, parce qu'une question qui ne relève de personne finit par ne pas être traitée.

La configuration habituelle

Vous avez déjà des interlocuteurs.

Les dossiers que nous traitons arrivent rarement vierges, et c'est tant mieux.

Un conseil dans le pays que vous quittez, avocat fiscaliste ou expert-comptable, qui connaît votre situation depuis des années.

Un gestionnaire, avec un mandat en place, dont notre guide sur le fait de garder son gestionnaire explique pourquoi nous recommandons de le conserver par défaut.

Souvent un notaire, pour les questions familiales et successorales.

Nous arrivons donc en quatrième position, sur une partie précise du dossier, et notre premier travail consiste à ne rien casser de ce qui fonctionne.

Le partage

Qui répond de quoi, écrit noir sur blanc.

L'ambiguïté sur ce point est la première cause de perte de temps, et elle se lève en une page.

Votre conseil du pays de départ traite ce qui relève de ce pays : régime de sortie, obligations déclaratives résiduelles, sort des années antérieures, qualification de vos actifs au regard de son droit.

Votre gestionnaire décide de ce que le portefeuille contient, et lui seul.

Votre notaire traite le régime matrimonial, la rédaction des clauses et les questions successorales civiles.

Nous traitons la partie mauricienne : résidence et permis, structure lorsqu'elle se justifie, comptabilité, déclarations annuelles, transmission côté mauricien.

Ce partage est écrit au début du dossier, et il est communiqué à chacun. Une question qui ne relève de personne finit toujours par ne pas être traitée.

Ce que nous demandons à un conseil

Trois choses, et jamais plus.

Notre sollicitation est brève, et elle est conçue pour l'être.

Une réponse à une question précise, formulée de façon à pouvoir être traitée sans reconstituer tout le dossier. Notre guide de l'imposition belge de sortie montre à quoi ressemble une bonne question : la convention comporte-t-elle une assistance au recouvrement, et la condition du sursis automatique est-elle satisfaite.

Une confirmation de calendrier, lorsqu'une date conditionne le reste.

Et le signalement de ce qui ne se rattrape pas, c'est-à-dire des décisions qui doivent être prises avant un changement de résidence.

Nous ne demandons rien d'autre. Ni justification de ses honoraires, ni accès à son dossier, ni arbitrage entre ses recommandations et les nôtres.

Ce que nous fournissons en retour

Un document, et il est utilisable.

Un conseil n'a pas de temps à consacrer à un document flou, et nous en tenons compte.

Une note écrite sur le versant mauricien, structurée, datée, et distinguant ce que nous constatons de ce que nous déduisons, selon la méthode qu'expose notre guide sur la façon dont nous vérifions ce que nous publions.

Les références, pas seulement les conclusions. Un praticien doit pouvoir vérifier ce que nous avançons sans nous rappeler.

Et l'inventaire, lorsque le patrimoine est réparti, selon le tableau qu'expose notre guide sur le patrimoine réparti entre plusieurs pays. C'est le document que tous les intervenants réclament et que personne ne tient.

Ce dernier point est celui qui produit le plus d'effet. Un conseil qui reçoit un inventaire à jour répond en une fois, là où il aurait posé quatre séries de questions.

Le cas du gestionnaire

Une relation que nous ne convoitons pas.

C'est le point sur lequel nous sommes le plus explicites, parce que c'est celui où la méfiance est la plus légitime.

Nous ne gérons pas de portefeuilles, nous ne distribuons aucun produit financier, et nous ne percevons aucune rétrocession. La section 30 du Securities Act réserve le conseil en investissement, et nous nous tenons de l'autre côté de cette ligne par choix autant que par obligation.

Nous ne commentons pas la performance d'un gestionnaire et ne suggérons jamais d'en changer.

Ce que nous lui demandons est technique et limité : un reporting qui sépare le produit des cessions, les dividendes, les intérêts et les retenues supportées par pays, selon la liste qu'expose notre guide du reporting à exiger.

Un gestionnaire sérieux fournit cette ventilation sans difficulté, et il y gagne : un client dont la déclaration mauricienne est juste ne lui reproche pas ensuite un problème qui n'était pas le sien.

Quand deux conseils divergent

Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas.

Cela arrive, et la façon de le traiter fait partie du service.

Nous exposons la divergence au lieu de la masquer, en écrivant ce que chacun soutient et sur quel fondement.

Nous ne tranchons pas un point de droit étranger. Ce n'est ni notre compétence, ni notre responsabilité, et le faire vous exposerait.

Nous indiquons ce que la divergence change côté mauricien, ce qui suffit souvent à la réduire : deux lectures d'un texte étranger n'ont pas toujours d'effet différent sur la déclaration mauricienne.

Et lorsqu'elle en a un, nous demandons un arbitrage explicite, plutôt que de choisir silencieusement une lecture. Le dossier doit pouvoir se relire dans cinq ans.

La confidentialité

Ce qui circule, et avec l'accord de qui.

Une coordination entre plusieurs professionnels suppose des échanges, et ils sont encadrés.

Rien ne circule sans votre accord. Nous n'écrivons pas à votre conseil, à votre notaire ou à votre gestionnaire sans que vous l'ayez demandé ou approuvé.

Nous transmettons ce qui est utile à la question posée, et pas l'intégralité d'un dossier.

Et la relation reste la vôtre. Nous n'entrons pas en relation directe et durable avec vos autres intervenants en dehors de vos dossiers, et nous ne construisons pas de réseau d'apport d'affaires sur cette base.

Ce que cela change pour vous

Trois effets concrets.

Cette organisation n'est pas une posture, elle produit des résultats mesurables.

Moins d'allers-retours. Une question précise, adressée à la bonne personne, avec l'inventaire joint, se traite en une fois.

Moins de zones grises. Un partage écrit fait apparaître, dès le début, les sujets dont personne ne s'occupait.

Et une trace. Chaque intervenant a écrit ce qu'il a soutenu, ce qui protège tout le monde, vous en premier, si une administration pose une question trois ans plus tard.

Ce que nous ne ferons pas

Quatre refus, pour être complet.

Ils découlent tous du même principe : nous ne prétendons pas à une compétence que nous n'avons pas.

Nous ne conseillons sur le droit d'aucun autre pays. Nous lisons des textes étrangers, nous ne pratiquons pas ces droits, et nos guides le disent à chaque fois.

Nous ne donnons aucun conseil en investissement, ni sur un titre, ni sur un fonds, ni sur une allocation, ni sur un établissement.

Nous ne rédigeons ni clause bénéficiaire, ni acte notarié, qui relèvent de votre notaire.

Et nous ne promettons rien qui dépende d'une administration, comme l'expose notre guide du premier rendez-vous : nous décrivons des règles et des pratiques, nous ne garantissons pas des décisions.

Un mot aux confrères

Ce que vous pouvez attendre de nous.

Deux pages prolongent celle-ci, et elles se lisent dans les deux sens. Les questions qu'un client devrait nous poser, réunies par notre guide sur les questions à poser avant de choisir un cabinet. Et la sortie, traitée franchement par notre guide sur changer de cabinet en cours de route, y compris quand c'est nous que l'on quitte.

Cette page est aussi lue par des praticiens, et il est plus simple de leur écrire directement.

Vous gardez votre client. Nous intervenons sur le versant mauricien, nous vous adressons ce qui vous concerne, et nous ne cherchons pas à élargir notre périmètre à ce qui est le vôtre.

Vous recevez de l'écrit, daté et référencé, que vous pouvez contredire. Nous préférons une contradiction argumentée à un accord de façade, et nous corrigeons quand nous avons tort.

Vous n'aurez pas à reconstituer le dossier. L'inventaire est tenu, et il vous est communiqué avec la question.

Et nous ne vous adressons pas de note d'honoraires, ni ne vous en demandons. Aucun flux financier ne circule entre nous, ce qui est la condition pour que nos avis respectifs restent lisibles.

Questions fréquentes

Les questions sur la coordination

Faut-il changer de conseil ou de gestionnaire pour travailler avec vous ?

Non. Votre conseil du pays de départ traite ce qui relève de ce pays, votre gestionnaire décide de ce que le portefeuille contient, votre notaire traite le régime matrimonial et les questions successorales civiles. Nous traitons la partie mauricienne.

Que demandez-vous à un conseil étranger ?

Trois choses seulement : une réponse à une question précise, une confirmation de calendrier lorsqu'une date conditionne le reste, et le signalement de ce qui ne se rattrape pas après un changement de résidence. Rien d'autre.

Que fournissez-vous en retour ?

Une note écrite sur le versant mauricien, datée et distinguant ce que nous constatons de ce que nous déduisons, avec les références et non seulement les conclusions. Et l'inventaire du patrimoine, qui est le document que tous les intervenants réclament et que personne ne tient.

Que se passe-t-il si deux conseils divergent ?

Nous exposons la divergence au lieu de la masquer, nous ne tranchons pas un point de droit étranger, et nous indiquons ce qu'elle change côté mauricien, ce qui suffit souvent à la réduire. Si elle a un effet réel, nous demandons un arbitrage explicite plutôt que de choisir silencieusement une lecture.

Y a-t-il des flux financiers entre vous et nos autres intervenants ?

Aucun. Nous ne percevons ni rétrocession d'un établissement, ni commission d'apport, et nous n'en versons pas davantage. C'est la condition pour que nos avis respectifs restent lisibles.

Premier échange sans engagement

Faire poser le partage avant d'engager le dossier

Premier échange offert, puis une note écrite sur votre situation avant tout engagement. Réponse sous 24 heures ouvrées.

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