Guide · patrimoine

Le premier rendez-vous : ce que nous demandons, et ce que nous rendons

Nous ne cherchons pas à savoir si vous êtes convaincu, mais s'il y a un dossier. Il arrive que la réponse soit non, et nous le disons dès le premier échange : c'est la partie de notre méthode qui surprend le plus.

Le principe

Un premier rendez-vous n'est pas un entretien de vente.

Autant le dire au début, puisque c'est ce qui détermine la façon dont il se prépare.

Nous ne cherchons pas à savoir si vous êtes convaincu. Nous cherchons à savoir s'il y a un dossier, ce qu'il contient, et si nous sommes les bons interlocuteurs pour la partie qui nous revient.

Il arrive que la réponse soit non, et nous le disons. Un patrimoine dont l'essentiel de la plus-value est protégé par une règle de son pays d'origine, une participation déjà exonérée chez elle, un projet dont le motif réel n'est pas fiscal : dans ces cas, il n'y a pas grand-chose à construire, et le dire coûte moins cher à tout le monde qu'un dossier ouvert pour rien.

Ce rendez-vous est offert, et il ne débouche sur aucun engagement. C'est la seule chose que cette page dira du sujet : notre site ne parle pas de nos conditions, ce qui est un choix et non un oubli.

Ce que nous demandons avant

Quatre éléments, et aucun n'est confidentiel.

Il ne s'agit pas de pièces, mais d'informations. Elles tiennent en quelques lignes et elles changent tout à la qualité de l'échange.

Votre situation de résidence actuelle et envisagée. Où vous résidez fiscalement aujourd'hui, depuis quand, et ce que vous projetez. Les critères et les preuves figurent dans notre guide de la résidence fiscale mauricienne.

La nature de votre patrimoine, par grandes masses. Financier, immobilier, participations, contrats. Pas les montants exacts, les ordres de grandeur et surtout les pays concernés.

Vos échéances. Une cession en cours de négociation, un déménagement daté, une distribution attendue, une succession ouverte. C'est l'information qui commande le plus souvent le calendrier.

Vos interlocuteurs existants. Gestionnaire, notaire, conseil fiscal dans un ou plusieurs pays. Nous travaillons avec eux, nous ne les remplaçons pas.

Ce que nous ne demandons pas

Trois choses, et c'est délibéré.

Cette liste rassure plus que la précédente, et elle mérite d'être explicite.

Pas de relevés de comptes ni de numéros. Un premier échange se conduit sur des ordres de grandeur, et rien de nominatif n'est nécessaire pour dire s'il y a un dossier.

Pas d'exclusivité, ni d'engagement de quelque nature. Vous pouvez nous consulter, prendre un autre avis, et ne pas revenir.

Pas de justificatif d'identité à ce stade. Ils deviennent nécessaires si une relation s'ouvre, au titre des obligations qui pèsent sur un cabinet, mais pas pour une conversation.

Ce qui se passe pendant

Un examen, pas une présentation.

Le rendez-vous suit un ordre, et il est le même pour tous les dossiers.

Nous établissons la chronologie. Ce qui est déjà fait, ce qui est en cours, ce qui n'est pas engagé. Beaucoup de questions se règlent là, parce que certaines réponses dépendent uniquement d'une date.

Nous identifions ce qui ne se rattrape pas. Certaines décisions doivent être prises avant un changement de résidence et deviennent impossibles après, comme l'expose notre guide sur le fondateur après cession. C'est la partie la plus utile de l'échange.

Nous séparons ce qui relève de nous et ce qui relève d'un autre. Le droit du pays que vous quittez, la gestion de vos actifs, la rédaction d'une clause bénéficiaire : trois domaines qui ne sont pas les nôtres, et nous le disons plutôt que de les effleurer.

Nous répondons aux questions que vous posez, et à celles que vous ne posez pas encore parce que vous ne savez pas qu'elles existent. C'est en général le motif pour lequel les gens reviennent.

Ce que nous rendons ensuite

Une note écrite, et son contenu.

Un échange oral s'oublie et se déforme. C'est pourquoi il en reste une trace.

Une note écrite sur votre situation, remise avant tout engagement. Elle décrit ce que nous avons compris, ce qui nous paraît acquis, ce qui reste à vérifier et par qui.

Elle nomme les incertitudes plutôt que de les lisser. Un point de droit étranger que nous ne tranchons pas est écrit comme tel, avec la question exacte à poser à votre praticien. Notre guide de l'imposition belge de sortie donne un exemple de cette façon de procéder, appliquée à une page publique.

Elle ne contient aucune promesse chiffrée d'économie. Un écart se calcule sur des données complètes, et à ce stade nous ne les avons pas. Toute annonce faite plus tôt serait un argument commercial, pas un résultat.

Ce qui ne sera jamais dans cette note

La frontière, encore.

Elle mérite d'être répétée à cet endroit précis, parce que c'est là qu'on l'attend le plus.

Aucune recommandation d'investissement. Ni titre, ni fonds, ni allocation, ni établissement, ni gestionnaire. La section 30 du Securities Act réserve cette activité et nous restons de l'autre côté de la ligne, comme l'expose notre guide sur le fait de garder son gestionnaire.

Aucune rétrocession, d'aucun établissement. Notre rémunération vient de vous seul, ce qui est la condition pour pouvoir dire non.

Aucune promesse sur ce qui dépend d'une administration. Un délai d'instruction, une décision de permis, une position d'un service : nous décrivons des règles et des pratiques, nous ne garantissons pas des résultats.

Comment se préparer

Trois quarts d'heure suffisent.

Une préparation légère produit un échange nettement plus utile, et elle ne demande rien de compliqué.

Ecrivez la liste de vos actifs par pays, sans montants précis. C'est le tableau qu'expose notre guide sur le patrimoine réparti entre plusieurs pays, en version abrégée.

Notez vos dates. Celles qui sont fixées et celles qui sont probables.

Notez vos trois questions principales. Elles orientent l'échange mieux qu'un long exposé de contexte, et elles révèlent souvent le vrai sujet.

Et rassemblez le nom de vos interlocuteurs, pour que nous sachions avec qui nous aurons à travailler.

Après

Ce qui se passe si vous décidez de continuer, et si vous décidez de ne pas.

Les deux issues sont normales et se traitent de la même façon.

Si vous continuez, nous établissons le périmètre par écrit avant de commencer, et les obligations d'identification propres à un cabinet s'appliquent alors.

Si vous ne continuez pas, la note vous reste, et elle vous sert quand même : elle nomme les questions et les bons interlocuteurs, y compris si vous les consultez ailleurs.

Et si nous estimons que le dossier n'a pas lieu d'être, nous le disons dès le premier échange. C'est la partie de notre méthode qui surprend le plus, et c'est celle qui nous vaut le plus de retours.

Pourquoi nous procédons ainsi

Une raison simple.

Deux prolongements pour savoir à quoi s'attendre. Le déroulement complet d'un dossier, de la première question à la première déclaration, exposé par notre guide du calendrier d'un dossier patrimonial. Et les questions qu'un gestionnaire se pose de son côté, réunies par notre guide des dix questions d'un gestionnaire.

Deux pages prolongent celle-ci du point de vue du client. Les questions à nous poser avant de nous confier quoi que ce soit, réunies par notre guide sur les questions à poser avant de choisir un cabinet. Et la sortie, traitée franchement par notre guide sur changer de cabinet en cours de route.

Ce fonctionnement n'est pas une posture, il découle de la nature des dossiers que nous traitons.

Une décision de résidence engage des années, parfois une famille, et souvent un patrimoine qui a mis une vie à se constituer.

Elle se prend mal sous pression, et le marché de l'expatriation fonctionne largement à la pression : offres limitées dans le temps, chiffres avantageux présentés sans leurs conditions, urgence entretenue.

Nous faisons l'inverse, y compris quand cela nous coûte un dossier. Un client qui s'engage sur une base fausse revient, et il revient au pire moment.

C'est aussi pourquoi ce site expose des raisonnements plutôt que des promesses, et pourquoi plusieurs de nos guides concluent que Maurice n'apporte rien à telle situation. Ces pages-là sont les plus lues par les gens qui finissent par nous appeler.

Questions fréquentes

Les questions sur le premier échange

Que faut-il préparer ?

Votre situation de résidence actuelle et envisagée, la nature de votre patrimoine par grandes masses et par pays, vos échéances connues ou probables, et le nom de vos interlocuteurs existants. Trois quarts d'heure de préparation suffisent.

Faut-il communiquer des relevés ou des montants précis ?

Non. Un premier échange se conduit sur des ordres de grandeur, et rien de nominatif n'est nécessaire pour dire s'il y a un dossier. Les justificatifs d'identité deviennent nécessaires si une relation s'ouvre, pas pour une conversation.

Que reste-t-il après l'échange ?

Une note écrite sur votre situation, remise avant tout engagement. Elle décrit ce qui paraît acquis, ce qui reste à vérifier et par qui, et elle nomme les incertitudes plutôt que de les lisser.

La note annonce-t-elle une économie chiffrée ?

Jamais à ce stade. Un écart se calcule sur des données complètes, et une annonce faite plus tôt serait un argument commercial, pas un résultat.

Que se passe-t-il si le dossier n'a pas lieu d'être ?

Nous le disons dès le premier échange, et la note vous reste. Elle nomme les questions et les bons interlocuteurs, y compris si vous les consultez ailleurs.

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