Guide · patrimoine

Vous avez déjà un gestionnaire, et vous vous installez à Maurice

La réponse est oui par défaut, et nous n'avons rien à y gagner : nous ne gérons pas de portefeuilles et ne percevons aucune rétrocession. Ce qui change n'est pas votre gestionnaire, ce sont trois choses autour de lui, et elles se traitent dans un ordre précis.

La question

Est-ce que je garde mon gestionnaire ?

C'est la première question posée par les personnes qui ont déjà une relation établie, et elle mérite mieux qu'une réponse commerciale.

Notre réponse est oui par défaut, et elle n'est pas de politesse.

Un mandat qui fonctionne représente des années de connaissance mutuelle, une compréhension de vos contraintes et de votre tolérance au risque, et un historique de décisions. Rien de tout cela ne se remplace au motif d'un changement d'adresse.

Et surtout, nous n'avons rien à y gagner. Nous ne gérons pas de portefeuilles, nous ne distribuons aucun produit financier, nous ne percevons aucune rétrocession. La section 30 du Securities Act réserve le conseil en investissement, et nous nous tenons de l'autre côté de cette ligne, par choix autant que par obligation.

Ce qui change n'est donc pas votre gestionnaire. Ce sont trois choses autour de lui, et elles se traitent dans un ordre précis.

Ce qui change, premièrement

La documentation de votre relation.

Un changement de résidence est un événement pour un établissement financier, et il déclenche des obligations qui ne sont pas les vôtres mais qui vous concernent.

L'auto-certification de résidence doit être mise à jour. Elle conditionne le pays vers lequel vos avoirs sont déclarés au titre de l'échange automatique de renseignements, et elle doit refléter la réalité, pas l'intention.

Le dossier de connaissance client est réexaminé. Nouvelle adresse, nouveau justificatif de domicile, parfois nouvelles questions sur l'origine des fonds et sur la raison de l'installation. Notre guide sur ce qu'un gestionnaire demande à un nouveau résident expose les six familles de pièces habituellement réclamées.

Et le calendrier compte. Une résidence mauricienne annoncée avant d'être établie produit une déclaration incohérente entre deux administrations, ce qui est exactement le genre d'écart qui se voit. Notre guide de la résidence fiscale mauricienne expose ce qui la constitue et ce qui la prouve.

Ce qui change, deuxièmement

Ce que votre établissement peut vous offrir.

C'est le point qu'il faut vérifier tôt, parce qu'il ne dépend pas de vous.

Les règles applicables aux relations transfrontalières diffèrent selon le pays de résidence du client, et un établissement européen n'a pas nécessairement les mêmes possibilités vis-à-vis d'un résident d'un pays tiers que vis-à-vis d'un résident de l'Union.

Cela ne signifie pas qu'une relation prend fin. Cela signifie que la question se pose, que la réponse appartient à votre établissement, et qu'elle varie d'un établissement à l'autre.

Posez-la avant de partir, par écrit, et gardez la réponse. Trois formulations suffisent : conservez-vous les clients résidents de Maurice, quels services restent accessibles, et quelles conditions changent.

Découvrir la réponse après l'installation laisse peu d'options et beaucoup de contrainte. La poser trois mois avant en laisse plusieurs, dont celle de ne rien changer.

Ce qui change, troisièmement

Le reporting devient inutilisable.

C'est le changement le plus concret, le plus sous-estimé, et celui dont nous nous occupons.

Le relevé fiscal que votre établissement produit chaque année est calibré pour un pays. Il traduit vos opérations dans les catégories de ce pays, avec ses conventions de calcul, pour alimenter sa déclaration.

A Maurice, ces catégories ne correspondent plus. La distinction utile n'est pas celle de votre ancien pays : elle sépare ce qui relève des plus-values placées hors du revenu imposable par l'item 7, ce qui relève des dividendes et intérêts, et ce qui a supporté une retenue étrangère susceptible de s'imputer.

Un relevé qui ne fait pas ces distinctions ne permet pas de déclarer correctement, et il ne suffit pas de le traduire.

Ce qu'il faut demander est précis, et notre guide du reporting à exiger pour déclarer à Maurice en donne la liste. Un gestionnaire sérieux la fournit sans difficulté ; encore faut-il la lui demander, et la lui demander au bon moment de l'année.

Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas

La frontière, en clair.

Cette page ne servirait à rien si elle laissait la moindre ambiguïté sur ce point.

Nous ne conseillons pas sur vos placements. Ni titre, ni fonds, ni allocation, ni arbitrage, ni établissement. Nous ne commentons pas la performance de votre gestionnaire et nous ne suggérons jamais d'en changer.

Nous ne percevons aucune rétrocession, d'aucun établissement, sous aucune forme. Notre rémunération vient de vous seul, ce qui est la seule position tenable pour dire ce que nous pensons.

Ce que nous faisons tient en une phrase : la partie mauricienne de votre dossier, et son articulation avec ce qui existe déjà. Résidence et permis, structure si et seulement si un besoin la justifie, comptabilité, déclarations annuelles dont l'état d'actifs de la section 123C au-delà de ses seuils, et transmission côté mauricien.

Nous travaillons donc à côté de votre gestionnaire, pas à sa place. La répartition est nette : il décide de ce que le portefeuille contient, nous traitons ce que le portefeuille produit au regard du droit mauricien.

Pourquoi cette séparation vous sert

Trois raisons concrètes.

Ce n'est pas seulement une contrainte réglementaire, c'est une meilleure organisation.

Personne n'est bon dans les deux métiers. Un gestionnaire connaît les marchés et les instruments ; il ne connaît pas le droit fiscal mauricien, et notre guide sur ce qu'un gestionnaire demande explique pourquoi ce malentendu est le plus fréquent des premiers rendez-vous.

Un conseil qui ne vend rien peut dire non. Nous n'avons aucun intérêt à ce que vous fassiez une opération plutôt qu'une autre, ce qui rend notre avis lisible.

Et la responsabilité reste claire. Chacun répond de son domaine, et vous savez à qui poser quelle question. C'est la même logique que celle exposée dans notre guide sur l'organisation d'un family office, à une autre échelle.

La séquence

Ce qui se fait avant, pendant et après.

Voici l'ordre qui évite les rattrapages, et il tient en quatre temps.

Avant le départ. Interroger l'établissement sur sa politique à l'égard des résidents de Maurice. Faire le point avec votre conseil du pays de départ sur ce qui doit être traité avant, et qui ne se rattrape pas ensuite.

Au moment du départ. Etablir la résidence mauricienne et la documenter. Mettre à jour l'auto-certification et le dossier de connaissance client, dans cet ordre et pas l'inverse.

Les premiers mois. Demander le reporting adapté pour le premier exercice mauricien, et vérifier qu'il sépare ce qu'il doit séparer. Notre guide des six premiers mois expose ce qui se décide tout de suite et ce qui attend.

Ensuite seulement. La question d'une structure, si un besoin l'a fait apparaître, selon l'arbitrage qu'expose notre guide sur la détention directe ou par une société. Le plus souvent, la détention en nom propre reste le point de départ.

Le cas du gestionnaire local

Ajouter, ou remplacer.

Deux situations compliquent ce schéma. Celle d'un parcours fait de résidences successives, traitée par notre guide sur l'expatrié de longue date. Et celle d'héritiers répartis dans plusieurs pays, exposée par notre guide sur les héritiers dans plusieurs pays.

Une variante se présente régulièrement, et elle mérite d'être traitée sans dogme.

Certaines personnes souhaitent ouvrir une relation sur place, pour des raisons de proximité, de devise ou de service. C'est une décision légitime, et notre guide de la banque privée à Maurice expose ce qui distingue les établissements présents.

Ajouter n'est pas remplacer. Beaucoup de dossiers fonctionnent avec une relation historique conservée et une relation locale limitée aux besoins courants.

Et nous ne prenons pas parti. Nous n'indiquons pas d'établissement, nous n'orientons vers aucun, et nous ne touchons rien si vous en choisissez un. Nous vous disons ce que chaque configuration implique en matière de déclaration et de suivi à Maurice, ce qui est notre domaine, et nous nous arrêtons là.

Questions fréquentes

Les questions d'un client déjà accompagné

Faut-il changer de gestionnaire en s'installant à Maurice ?

Non par défaut. Un mandat qui fonctionne représente des années de connaissance mutuelle, et rien de cela ne se remplace au motif d'un changement d'adresse. Nous ne gérons pas de portefeuilles et ne percevons aucune rétrocession : nous n'avons aucun intérêt à ce que vous en changiez.

Mon établissement peut-il continuer à me servir depuis Maurice ?

Les règles applicables aux relations transfrontalières diffèrent selon le pays de résidence du client, et la réponse appartient à votre établissement, pas à nous. Posez la question par écrit avant de partir, et gardez la réponse : la découvrir après l'installation laisse peu d'options.

Pourquoi le relevé fiscal annuel ne suffit-il plus ?

Parce qu'il est calibré pour les catégories fiscales d'un autre pays. A Maurice, la distinction utile sépare les plus-values placées hors du revenu imposable par l'item 7, les dividendes et intérêts, et ce qui a supporté une retenue étrangère susceptible de s'imputer. Un relevé qui ne fait pas ces distinctions ne permet pas de déclarer.

Conseillez-vous sur les placements ?

Jamais. Ni titre, ni fonds, ni allocation, ni établissement. Nous ne commentons pas la performance de votre gestionnaire et ne suggérons pas d'en changer. La section 30 du Securities Act réserve le conseil en investissement, et nous restons de l'autre côté de cette ligne.

Faut-il ouvrir une relation bancaire sur place ?

Ajouter n'est pas remplacer, et beaucoup de dossiers fonctionnent avec une relation historique conservée et une relation locale limitée aux besoins courants. Nous n'orientons vers aucun établissement et ne touchons rien si vous en choisissez un.

Premier échange sans engagement

Faire préparer la partie mauricienne de votre dossier

Premier échange offert, puis une note écrite sur votre situation avant tout engagement. Réponse sous 24 heures ouvrées.

Sans engagementFeuille de route offerteRéponse sous 24 h