Guide · patrimoine

Expatrié de longue date, vous choisissez Maurice

Votre dossier n'est pas celui d'un départ, c'est celui d'une continuité. Là où un partant ordinaire a un pays derrière lui, vous en avez trois ou quatre, avec des périodes et des obligations résiduelles dont certaines ont pu être perdues de vue.

Le profil

Vous ne quittez pas un pays, vous en changez.

Cette page s'adresse à une personne dont la situation ne ressemble pas à celle d'un départ classique, et la différence n'est pas de degré.

Vous vivez déjà hors de votre pays d'origine, parfois depuis dix ou vingt ans, à Dubaï, Singapour, Hong Kong, en Afrique ou ailleurs.

Vous n'avez donc pas à préparer une sortie, ou du moins pas la même. L'imposition de sortie de votre pays d'origine, si elle existait, a joué il y a longtemps ou ne vous a jamais concerné.

Mais vous avez une histoire de résidences successives, et c'est elle qui fait votre dossier. Là où un partant ordinaire a un pays derrière lui, vous en avez trois ou quatre, avec des périodes, des comptes, et des obligations résiduelles dont certaines ont peut-être été perdues de vue.

Le sujet n'est donc pas le départ, c'est la continuité.

Le premier point

Votre résidence actuelle est-elle documentée.

C'est la question qui surprend le plus, et elle précède toutes les autres.

Beaucoup d'expatriés de longue date n'ont jamais eu à prouver leur résidence, parce que le pays où ils vivent ne délivrait pas de certificat, ne prélevait pas d'impôt sur le revenu, ou ne s'y intéressait pas.

Une résidence non documentée est une résidence fragile, et elle le devient au moment précis où l'on en change : c'est là qu'une administration peut s'interroger sur la période antérieure.

Maurice, elle, délivre un certificat de résidence fiscale, dont notre guide du certificat de résidence fiscale mauricien expose les conditions et l'usage. Pour certaines personnes, c'est la première fois depuis longtemps qu'une résidence devient opposable.

C'est un gain sous-estimé de l'installation à Maurice, et il ne figure jamais dans les argumentaires.

Le deuxième point

Ce que votre pays d'origine conserve.

Un long éloignement ne referme pas tout, et l'inventaire réserve des surprises.

Les biens immobiliers restent rattachés au pays où ils se trouvent, quelle que soit la durée de votre absence.

Les comptes laissés ouverts dans un pays quitté continuent d'exister, d'être déclarés par le canal automatique, et parfois de produire des revenus non déclarés depuis des années. Notre guide sur la régularisation d'un compte à l'étranger traite ce cas de figure.

La nationalité, pour certains pays, emporte des conséquences propres, indépendantes de la résidence.

Et les obligations déclaratives résiduelles ne s'éteignent pas d'elles-mêmes. Elles se vérifient pays par pays, dans le tableau qu'expose notre guide sur le patrimoine réparti entre plusieurs pays.

Le troisième point

Les conventions, et leur absence.

Votre situation présente une particularité que les partants ordinaires ne rencontrent pas.

Vous arrivez souvent d'un pays sans convention avec Maurice, ou avec une convention dont vous n'avez jamais eu l'usage.

L'absence de convention n'est pas un obstacle, et notre guide sur l'absence de convention Maurice-Suisse montre ce que cela retire et ce que cela ne retire pas : le droit mauricien continue de s'appliquer intégralement, et le crédit d'impôt étranger de la section 77 existe indépendamment de toute convention.

Mais l'absence de convention retire un instrument de départage, celui qui tranche entre deux résidences concurrentes. C'est précisément le risque d'une personne dont la vie est répartie entre plusieurs endroits, et il se traite par les faits plus que par les textes.

La leçon pratique : documentez la présence, pas seulement l'intention. Jours passés, logement, famille, comptes, abonnements. Notre guide de la résidence fiscale mauricienne expose ce qui constitue une preuve et ce qui n'en est pas une.

Ce que Maurice apporte à ce profil

Trois choses, dans l'ordre.

Les motifs ne sont pas les mêmes que pour un résident européen qui part, et il faut les nommer précisément.

Une résidence opposable. Un certificat, un régime déclaratif, une administration identifiable. Pour qui vient d'un pays sans impôt sur le revenu, c'est un changement de nature, pas un allégement.

Un cadre stable pour un patrimoine devenu significatif. Pas d'impôt sur la fortune, pas de droits de succession, et le produit de la cession de titres placé hors du revenu imposable par l'item 7, comme l'expose notre guide des plus-values mobilières.

Un lieu où l'on peut installer une famille durablement, ce qui n'est pas le cas de toutes les destinations d'expatriation, et ce qui pèse davantage à cinquante ans qu'à trente.

Ce troisième motif est souvent le vrai, et il ne relève pas de notre compétence. Nous le mentionnons parce qu'il serait malhonnête de présenter comme fiscale une décision qui ne l'est pas.

Le piège de ce profil

Croire que rien ne change.

Une longue habitude de l'expatriation crée une confiance qui se retourne.

Les règles ont changé pendant votre absence. L'échange automatique de renseignements n'existait pas au début de beaucoup de parcours ; il existe aujourd'hui, et Maurice y participe, comme l'expose notre guide des comptes et avoirs hors de Maurice.

Un montage ancien peut ne plus tenir. Les régimes visant les entités étrangères se sont durcis dans la plupart des pays, et une structure conçue il y a quinze ans n'a pas nécessairement survécu aux réformes.

Et une déclaration jamais faite ne se prescrit pas d'elle-même, quel que soit le temps écoulé.

La bonne nouvelle, c'est qu'un changement de résidence est le moment naturel pour reprendre ces sujets, et qu'ils se traitent mieux avant qu'une administration ne les soulève.

La séquence

Ce que nous faisons dans ce type de dossier.

L'ordre diffère de celui d'un départ ordinaire, parce que le point de départ n'est pas le même.

Un. L'inventaire des résidences successives, avec les périodes, et de ce qui reste attaché à chacune.

Deux. L'établissement et la documentation de la résidence mauricienne, avec le certificat qui la rend opposable.

Trois. Le traitement des obligations résiduelles identifiées, avec un praticien de chaque pays concerné.

Quatre. L'organisation du patrimoine, en commençant par la détention directe et en ne structurant que si un besoin l'a fait apparaître, selon l'arbitrage qu'expose notre guide sur la détention directe ou par une société.

Cinq. La tenue annuelle, dont l'état d'actifs de la section 123C au-delà de ses seuils.

Ce que nous faisons

Et ce que nous ne faisons pas.

Nous traitons la partie mauricienne et servons de point de coordination, sans nous substituer à personne.

Nous ne conseillons sur le droit d'aucun autre pays. Chaque résidence de votre parcours appelle un praticien local, et notre rôle est de savoir quelle question lui poser.

Nous ne donnons aucun conseil en investissement et ne percevons aucune rétrocession, comme l'expose notre guide sur le fait de garder son gestionnaire.

Et nous ne présumons pas que tout est en ordre. Un parcours long produit presque toujours quelques lignes oubliées. Les trouver avant qu'elles ne se signalent seules est l'essentiel de la valeur de cette première étape.

Une remarque sur le retour

Il arrive plus souvent qu'on ne le prévoit.

Sur le plan pratique, la voie de sejour se choisit avant le reste. Notre guide du permis de residence compare les regimes, et notre guide du premium visa traite la formule la plus souple pour qui n'a pas encore arrete son projet.

Un dernier point, rarement abordé au moment de l'installation et pourtant décisif.

Un expatrié de longue date finit parfois par rentrer, pour des raisons familiales ou de santé, et le retour obéit à des règles propres.

Certains pays prévoient des mécanismes au retour, favorables comme défavorables, et notre guide sur le retour en France après Maurice en donne un exemple précis.

Une organisation conçue comme définitive se démonte mal. A l'inverse, une organisation simple, documentée et sans montage inutile se transporte, quel que soit le pays suivant.

C'est une raison de plus de préférer la simplicité à l'architecture, dans un parcours qui a déjà démontré qu'il n'était pas linéaire.

Questions fréquentes

Les questions d'un expatrié de longue date

Pourquoi ma résidence actuelle poserait-elle problème ?

Beaucoup d'expatriés n'ont jamais eu à la prouver, parce que le pays où ils vivent ne délivrait pas de certificat ou ne prélevait pas d'impôt sur le revenu. Une résidence non documentée devient fragile au moment précis où l'on en change, puisque c'est là qu'une administration peut s'interroger sur la période antérieure.

Qu'apporte Maurice sur ce point ?

Une résidence opposable. Maurice délivre un certificat de résidence fiscale, et pour certaines personnes c'est la première fois depuis longtemps qu'une résidence devient démontrable. C'est un gain qui ne figure jamais dans les argumentaires.

Mon pays d'origine conserve-t-il des droits après vingt ans ?

Les biens immobiliers restent rattachés au pays où ils se trouvent, les comptes laissés ouverts continuent d'exister et d'être déclarés par le canal automatique, et certaines nationalités emportent des conséquences propres. Une déclaration jamais faite ne se prescrit pas d'elle-même.

L'absence de convention avec mon pays actuel est-elle un obstacle ?

Non. Le droit mauricien s'applique intégralement et le crédit d'impôt étranger de la section 77 existe indépendamment de toute convention. Ce qui manque, c'est l'instrument de départage entre deux résidences concurrentes, ce qui rend la documentation des faits d'autant plus importante.

Faut-il construire une structure ?

Rarement, et jamais en premier. Une organisation conçue comme définitive se démonte mal, alors qu'une organisation simple et documentée se transporte, quel que soit le pays suivant. Un parcours qui a déjà démontré qu'il n'était pas linéaire justifie la simplicité.

Premier échange sans engagement

Faire reprendre votre parcours avant de vous installer

Premier échange offert, puis une note écrite sur votre situation avant tout engagement. Réponse sous 24 heures ouvrées.

Sans engagementFeuille de route offerteRéponse sous 24 h