Comment nous vérifions ce que nous publions, et ce que cela ne garantit pas
Un contenu fiscal est invérifiable pour son lecteur et engage des décisions importantes. Un texte assuré et faux se lit exactement comme un texte assuré et juste. La valeur d'une page tient donc à sa méthode, et voici la nôtre.
Parce qu'un contenu fiscal se vérifie ou ne vaut rien.
La matière que nous publions a une particularité : elle est invérifiable pour son lecteur, et elle engage des décisions importantes.
Un lecteur ne peut pas contrôler ce qu'on lui affirme sur une convention fiscale étrangère, sauf à ouvrir le texte lui-même, ce que presque personne ne fait.
Il en résulte que la valeur d'une page tient à sa méthode, et non à son ton. Un texte assuré et faux se lit exactement comme un texte assuré et juste.
Cette page expose donc la nôtre, avec ses règles et ses limites, pour que vous puissiez juger le reste du site.
Ouvrir le texte, pas le résumé.
C'est la règle qui produit le plus d'écart avec ce qui circule, et elle est simple à énoncer.
Nous lisons le texte applicable lui-même. Pour une convention fiscale, cela veut dire ouvrir la convention et lire sa table des articles, et non se fier à un résumé de seconde main.
Un exemple concret. Notre guide de l'imposition belge de sortie repose sur un constat que nous n'avons trouvé nulle part ailleurs : la convention entre la Belgique et Maurice du 4 juillet 1995 comporte bien un article 26 d'échange de renseignements, mais aucun article d'assistance au recouvrement. Ses articles 24 à 29 sont la non-discrimination, la procédure amiable, l'échange de renseignements, les membres des missions diplomatiques et des postes consulaires, l'entrée en vigueur et la dénonciation.
Ce constat décide du régime d'un départ belge, et il a demandé dix minutes.
Il a aussi demandé de contourner un obstacle, que la section suivante expose.
Nous le disons plutôt que de contourner.
Un document officiel n'est pas toujours exploitable, et la façon dont on traite cette difficulté fait partie de la méthode.
Le texte de la convention belge publié par l'administration mauricienne est un document numérisé sans couche de texte, ce qui interdit toute recherche automatique. La table des articles vient donc du document parlementaire belge qui reproduit la convention.
Nous indiquons d'où vient ce que nous affirmons, parce que la fiabilité d'un constat dépend de sa source autant que de son contenu.
Et lorsque nous ne trouvons pas, nous l'écrivons. Sur la même convention, nous n'avons pas trouvé de protocole postérieur ajoutant une assistance au recouvrement, et nous formulons cela ainsi plutôt qu'en affirmant qu'il n'en existe pas. Ce sont deux phrases différentes.
Distinguer ce que nous avons lu de ce que nous en déduisons.
C'est la distinction la plus importante de toutes, et elle se voit dans la rédaction de nos pages.
La liste des articles d'une convention est un fait. Elle se vérifie, et n'importe qui peut refaire la vérification.
La portée d'une condition posée par une loi étrangère est une analyse, et elle relève d'un praticien de ce pays.
Nous écrivons donc au conditionnel là où nous déduisons, et à l'indicatif là où nous constatons. Sur le dossier belge, nous concluons que la condition du sursis automatique ne paraît pas satisfaite, et nous ajoutons que c'est la première question à poser à un conseil belge, non une réponse que nous donnons à sa place.
Cette prudence n'est pas de la timidité commerciale. C'est la différence entre une note utilisable par votre conseil et une affirmation qu'il devra vérifier avant de s'en servir.
Notre propre corpus passe avant une source généraliste.
Cette règle est née d'une erreur évitée de justesse, et elle mérite d'être exposée.
En préparant notre guide Maurice ou Dubaï, une source généraliste décrivait la succession émiratie dans son état antérieur à 2023.
Notre propre page sur Maurice ou Dubaï pour s'installer était plus à jour, et citait la loi fédérale de 2023 sur le statut personnel civil, en vertu de laquelle un héritier peut demander l'application de la loi nationale du défunt, sauf testament enregistré contraire.
La section a été réécrite avant publication.
La règle qui en découle est appliquée depuis : vérifier notre propre corpus avant de faire confiance à une source généraliste sur un point de droit étranger. Nos pages sont sourcées et datées, la plupart des articles en ligne ne le sont pas.
Dater, et le dire.
Un texte fiscal vieillit, parfois vite, et une page non datée est une page dont on ne peut rien faire.
Chaque guide porte une date de mise à jour, et ce qui y est écrit vaut à cette date.
Les faits récents montrent à quelle vitesse cela compte. L'Italie a porté son forfait de 100 000 à 300 000 euros en dix-huit mois. Le Portugal a fermé son régime. Le Royaume-Uni a supprimé le sien le 6 avril 2025. Chypre a mis un prix sur la prolongation du sien avec la réforme de 2026. Notre synthèse sur où s'installer avec un patrimoine financier rassemble ces quatre révisions.
Un contenu écrit il y a trois ans sur ces sujets est aujourd'hui faux, et il se lit pourtant comme s'il ne l'était pas.
Publier ce qui nous dessert.
C'est la règle la moins commerciale, et c'est celle qui rend le reste crédible.
Plusieurs de nos guides concluent que Maurice n'apporte rien à telle situation. Notre guide sur le départ du Luxembourg constate que les plus-values sur titres y sont déjà exonérées au-delà de six mois et qu'il n'y a plus d'impôt sur la fortune depuis 2006.
Notre guide Maurice ou Dubaï commence par dire que sur l'impôt sur le revenu seul, Dubaï gagne sans débat.
Notre guide Maurice ou Chypre concède quatre lignes avant d'exposer la seule sur laquelle Maurice l'emporte.
Et notre guide sur un patrimoine de trois cent mille à un million d'euros conclut que la réponse la plus fréquente à ce niveau est de ne rien construire.
Un site qui conclut toujours dans le même sens n'informe pas, il vend.
Et comment.
Une méthode se juge aussi à ce qu'elle fait de ses erreurs.
Nous corrigeons les pages publiées lorsqu'un point se révèle inexact, sans attendre une refonte.
Un exemple. Notre page sur le départ de Belgique annonçait une franchise annuelle de 10 000 euros reportable sur cinq ans. C'était une confusion : les cinq ans appartiennent à l'exonération d'un million des participations substantielles, et une franchise non utilisée ouvre droit à 1 000 euros supplémentaires l'année suivante, pas davantage. La valeur de référence du 31 décembre 2025, qui est la règle la plus protectrice du dispositif, était par ailleurs absente. Les deux points ont été corrigés, et notre guide de la taxe belge sur les plus-values développe désormais le sujet.
Nous ne signalons pas chaque correction sur la page elle-même, parce que cela alourdirait la lecture. Nous les traçons en interne, et la date de mise à jour en rend compte.
Trois limites.
Une méthode honnête expose aussi ce qu'elle ne peut pas faire.
Elle ne remplace pas un praticien du pays concerné. Nous lisons des textes étrangers, nous ne pratiquons pas ces droits, et nos pages le disent à chaque fois.
Elle ne garantit pas l'actualité permanente. Un texte peut changer entre deux mises à jour, et c'est pourquoi la date compte.
Et elle ne prédit rien. Nous ne promettons aucune stabilité, à Maurice pas plus qu'ailleurs, et nous ne nous prononçons jamais sur la façon dont une administration traitera un dossier, comme l'expose notre guide du premier rendez-vous.
Les questions sur notre méthode
Sur quoi vous appuyez-vous pour affirmer un point de droit ?
Sur le texte applicable lui-même, et non sur un résumé. Pour une convention fiscale, cela veut dire ouvrir la convention et lire sa table des articles. C'est ainsi que nous avons constaté que la convention Belgique-Maurice du 4 juillet 1995 ne comporte pas d'article d'assistance au recouvrement.
Que faites-vous quand la source officielle n'est pas exploitable ?
Nous le disons et nous indiquons la source de remplacement. Le texte publié par l'administration mauricienne est un document numérisé sans couche de texte : la table des articles vient donc du document parlementaire belge qui reproduit la convention.
Comment distinguez-vous un fait d'une interprétation ?
La liste des articles d'une convention est un fait, vérifiable par n'importe qui. La portée d'une condition posée par une loi étrangère est une analyse, qui relève d'un praticien de ce pays. Nous écrivons au conditionnel là où nous déduisons, et à l'indicatif là où nous constatons.
Vos pages sont-elles corrigées quand elles se révèlent inexactes ?
Oui, sans attendre une refonte. Notre page sur le départ de Belgique annonçait une franchise annuelle reportable sur cinq ans, ce qui confondait deux mécanismes, et omettait la valeur de référence du 31 décembre 2025. Les deux points ont été corrigés.
Publiez-vous des conclusions qui vous desservent ?
Régulièrement, et c'est ce qui rend le reste crédible. Nous écrivons que le Luxembourg n'a presque rien à gagner à venir, que Dubaï gagne sur l'impôt sur le revenu, que Chypre l'emporte sur quatre lignes, et qu'un patrimoine intermédiaire n'a le plus souvent rien à construire.
La suite, naturellement.
Un premier échange, et une note écrite sur votre situation
Premier échange offert, puis une note écrite sur votre situation avant tout engagement. Réponse sous 24 heures ouvrées.
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