Maurice ou le Portugal pour s'installer : le comparatif après les réformes.
Notre comparatif Maurice ou Portugal pour votre société traite de l'impôt sur les bénéfices, de la TVA intracommunautaire et des directives européennes ; celui-ci ne parle que de l'installation d'une personne et de sa famille. Deux réformes récentes rendent presque toute la documentation francophone périmée : le statut de résident non habituel est fermé aux nouveaux arrivants depuis le 1er janvier 2024 et son remplaçant n'exonère plus les pensions étrangères, et la naturalisation portugaise est passée de cinq à sept ou dix ans le 19 mai 2026. Un Français n'a pourtant besoin d'aucun titre de séjour au Portugal, ce qui reste l'avantage structurel du pays. Voici les sept critères d'une installation familiale, sources nationales à l'appui, au 17 août 2026.
Les sept critères d'une installation, en un tableau.
Le Portugal et Maurice s'adressent souvent au même lecteur : un Français de quarante-cinq à soixante-dix ans, qui veut un climat plus clément, un coût de la vie mieux orienté et une fiscalité plus douce. Les deux pays ne répondent pourtant pas à la même question. Le Portugal est un Etat membre de l'Union européenne, avec tout ce que cela emporte de droits acquis et de contraintes fiscales ; Maurice est un Etat tiers, plus léger fiscalement, où l'installation suppose un titre. Voici la grille, développée ensuite critère par critère.
| Critère | Maurice | Portugal |
|---|---|---|
| Titre de séjour | occupation permit, permis retraité dès 50 ans, résidence par investissement immobilier ; jusqu'à dix ans ; résidence permanente ouverte ensuite | aucun titre pour un citoyen de l'Union : certificat d'enregistrement en mairie au-delà de trois mois, loi n° 37/2006 ; séjour permanent après cinq ans |
| Séjour de la famille | permis dépendant pour le conjoint, les enfants jusqu'à 24 ans et, dans certains cas, les parents ; pas de droit à travailler | droit de séjour dérivé pour la famille du citoyen de l'Union, avec plein accès au marché du travail |
| Nationalité | naturalisation régie par la loi mauricienne, sur résidence longue | résidence légale de sept ans pour les ressortissants des pays de langue portugaise et de dix ans pour les autres, depuis la loi organique n° 1/2026 du 18 mai, en vigueur le 19 mai 2026 |
| Impôt sur le revenu des personnes | barème à quatre tranches, 0, 10, 20 et 35 %, pour l'année ouverte le 1er juillet 2026 ; dividendes de source mauricienne exonérés | barème à neuf tranches jusqu'à 48 %, plus une contribution de solidarité de 2,5 % au-delà de 80 000 euros et de 5 % au-delà de 250 000 euros ; régime d'incitation à 20 % réservé à des activités éligibles |
| Plus-values et succession | pas d'imposition générale des plus-values des particuliers ; pas de droits de succession mauriciens | plus-values mobilières à 28 % par défaut, avec option pour le barème ; moitié de la plus-value immobilière soumise au barème ; transmissions à titre gratuit exonérées entre conjoints, ascendants et descendants, sinon droit de timbre au taux de 10 % |
| Logement et accès à la propriété | acquisition par un non-citoyen soumise à autorisation par la loi de 1975, sauf régimes agréés et immeubles d'au moins deux étages | aucune restriction tenant à la nationalité ; marché tendu à Lisbonne, Porto et sur l'Algarve ; taxe annuelle sur l'immobilier et taxe additionnelle sur les patrimoines immobiliers élevés |
| Santé | pas de coordination avec la France ; couverture privée ou Caisse des Français de l'étranger ; évacuation sanitaire à contractualiser | coordination européenne des régimes ; accès au service national de santé portugais, la charge d'un retraité restant à son régime français |
| Scolarité francophone | cinq établissements homologués par l'AEFE, secteur privé, places contraintes | trois établissements du réseau AEFE, dont un en gestion directe à Lisbonne et un conventionné à Porto ; école publique portugaise gratuite en alternative |
| Accès aérien depuis la France | liaison directe quotidienne, environ onze heures et demie, toute l'année | plusieurs dizaines de liaisons quotidiennes vers Lisbonne, Porto et Faro, environ deux heures trente, toute l'année |
L'avantage que Maurice ne pourra jamais offrir.
Pour un Français, s'installer au Portugal ne demande aucune autorisation. La liberté de circulation et de séjour s'applique de plein droit ; la loi n° 37/2006 du 9 août prévoit seulement qu'au-delà de trois mois de présence, le citoyen européen sollicite un certificat d'enregistrement auprès de la mairie de sa commune de résidence, dans les trente jours suivant le troisième mois. Après cinq ans, un certificat de séjour permanent est délivré. Il n'y a ni condition de revenu, ni condition d'investissement, ni renouvellement conditionnel, ni risque de perdre son droit au séjour parce que l'activité qui l'a fondé a cessé. C'est un avantage structurel, et aucun dispositif mauricien ne peut l'égaler.
A Maurice, l'installation passe par un titre, dont les seuils ont été relevés par la loi promulguée le 12 août 2026 : apport de 100 000 USD pour l'occupation permit investisseur, salaire de base mensuel de 50 000 roupies pour le professional, apport de 50 000 USD pour le self-employed. Le permis retraité s'ouvre dès cinquante ans contre un transfert régulier. Le détail des voies figure dans notre guide de l'occupation permit et dans notre page sur les permis après la loi d'août 2026. En contrepartie, le titre mauricien court jusqu'à dix ans, couvre la famille par le permis dépendant et ouvre la voie à une résidence permanente.
Sur la nationalité, l'argument portugais s'est nettement affaibli. La loi organique n° 1/2026 du 18 mai, en vigueur le 19 mai 2026, a porté la durée de résidence légale exigée pour la naturalisation à sept ans pour les ressortissants des pays de langue portugaise et à dix ans pour les autres, contre cinq ans dans le texte antérieur, et a durci les conditions d'intégration. Les demandes déposées jusqu'au 18 mai 2026 relèvent encore de l'ancien régime. Pour un Français déjà citoyen de l'Union, l'enjeu est faible ; pour un conjoint extra-européen, il est considérable.
Le régime portugais a changé de nature.
C'est ici que la documentation francophone est la plus dangereuse, parce qu'elle décrit très majoritairement un droit abrogé. Le statut de résident non habituel a été fermé aux nouveaux arrivants avec effet au 1er janvier 2024, sous réserve de règles transitoires pour les personnes déjà inscrites ou qui remplissaient les conditions au 31 décembre 2023. Il a été remplacé par l'incitation fiscale à la recherche scientifique et à l'innovation, codifiée à l'article 58.º-A du statut des avantages fiscaux : un taux spécial de 20 % sur les revenus d'activité relevant de professions et d'entités éligibles, et une exonération de la plupart des revenus de source étrangère, pendant dix années consécutives à compter de l'inscription comme résident.
La différence décisive tient à une catégorie de revenus. L'exonération des revenus étrangers couvre les revenus d'activité, les revenus de capitaux, les revenus fonciers et les plus-values ; elle ne couvre pas les pensions. Une pension de source étrangère perçue par un résident du Portugal est donc imposée au barème progressif, qui compte neuf tranches et monte à 48 %, avec une contribution de solidarité de 2,5 % au-delà de 80 000 euros de revenu imposable et de 5 % au-delà de 250 000 euros. Pour un retraité français, c'est un renversement complet par rapport à ce que le pays vendait entre 2009 et 2023.
A Maurice, le barème compte quatre tranches et plafonne à 35 % au-delà de 12 millions de roupies de revenu imposable, comme l'expose notre guide du barème mauricien. Les dividendes versés par une société résidente de Maurice sont exonérés et n'entrent dans aucune tranche ; il n'existe pas d'imposition générale des plus-values des particuliers. Le Portugal, à l'inverse, impose les plus-values mobilières à 28 % par défaut, avec une option pour le barème, et soumet au barème la moitié des plus-values immobilières.
Une réserve importante s'impose sur les pensions, quel que soit le pays. La convention franco-mauricienne de 1980 ne partage pas les pensions entre privé et public mais entre sécurité sociale et reste du monde, ce qui laisse en France l'imposition du régime de base et des complémentaires obligatoires. Le mécanisme, souvent mal restitué, est détaillé dans notre guide de l'imposition des pensions. Un retraité doit donc comparer non pas deux barèmes, mais deux traitements conventionnels appliqués à ses pensions réelles.
Sur la succession, les deux pays sont proches en apparence. Maurice ne connaît pas de droits de succession. Le Portugal a supprimé son impôt successoral en 2004 : les transmissions à titre gratuit entre conjoints, ascendants et descendants sont exonérées, les autres supportent un droit de timbre au taux de 10 %, et seuls les biens situés au Portugal entrent dans le champ. Dans les deux cas, c'est le droit français, et notamment l'article 750 ter du code général des impôts, qui décide du sort d'un héritier resté en France : voir notre guide de la succession franco-mauricienne.
Deux marchés tendus, deux régimes d'accès.
Le Portugal a longtemps été présenté comme bon marché ; il l'est encore hors des grandes villes, il ne l'est plus à Lisbonne, à Porto ni sur une partie de l'Algarve, où les prix immobiliers et les loyers ont fortement progressé sous l'effet conjugué de la demande étrangère et de l'offre touristique de courte durée. L'accès à la propriété, en revanche, est entièrement libre : aucune restriction ne tient à la nationalité, l'acheteur français achète comme un résident portugais, sous réserve des taxes d'acquisition et de la taxe annuelle sur l'immobilier, à laquelle s'ajoute une taxe additionnelle sur les patrimoines immobiliers élevés.
A Maurice, la contrainte est de nature juridique. Le Non-Citizens (Property Restriction) Act de 1975 soumet à autorisation toute acquisition par un non-citoyen et regarde à travers les sociétés interposées, si bien que les portes réellement ouvertes sont les programmes agréés, l'appartement en immeuble d'au moins deux étages sur rez-de-chaussée et l'usage professionnel. Le régime est décrit dans notre guide de l'achat immobilier par un étranger. En revanche, la location longue durée est expressément dispensée d'autorisation jusqu'à quatre ans, ce qui rend la première année très simple : voir notre guide du logement. Pour construire un budget qui ne se périme pas, la méthode figure dans notre guide du coût de la vie.
La coordination européenne, ou rien.
C'est l'écart le plus important après l'impôt, et il est rarement chiffré parce qu'il ne se chiffre pas : il se constate le jour où l'on en a besoin. Au Portugal, la coordination européenne des régimes de sécurité sociale continue de jouer. Un actif est affilié au régime portugais et accède au service national de santé. Un retraité français conserve une prise en charge financée par son régime français, tout en se soignant dans le système portugais. Les droits à retraite se totalisent entre Etats membres. Rien de tout cela ne disparaît en franchissant la frontière.
A Maurice, il n'existe aucune convention de sécurité sociale avec la France. La sortie du régime obligatoire français est immédiate et il n'y a ni totalisation, ni détachement au sens conventionnel. Le réseau public mauricien soigne gratuitement au point de délivrance, mais la médecine de ville, l'hospitalisation programmée et l'évacuation sanitaire vers un plateau technique étranger relèvent du privé. Le cadre à poser avant de choisir un contrat est exposé dans notre guide de l'assurance santé de l'expatrié, et l'organisation réelle des soins urgents dans notre page sur les urgences médicales. Pour une famille avec une pathologie chronique, ce seul critère peut suffire à trancher en faveur du Portugal.
Trois établissements contre cinq, et une alternative gratuite.
Le Portugal compte trois établissements du réseau AEFE : un lycée en gestion directe à Lisbonne, qui couvre quinze niveaux de la petite section à la terminale et accueille plus de deux mille élèves, un établissement conventionné à Porto, et un établissement partenaire à Lisbonne. Le réseau est donc concentré sur deux villes, ce qui contraint le choix du lieu de vie d'une famille attachée au programme français. Il existe cependant une alternative que Maurice n'a pas : l'école publique portugaise, gratuite, dans un pays de l'Union où le diplôme obtenu circule sans équivalence.
Maurice compte cinq établissements homologués par l'AEFE, répartis sur plusieurs régions de l'île, couvrant la scolarité de la maternelle à la terminale dans le secteur privé, avec un calendrier austral et une rentrée en août. Les places sont contraintes sur certains niveaux et le dossier se dépose près d'un an à l'avance : voir notre guide des écoles françaises à Maurice. L'alternative locale existe aussi, gratuite et anglophone, décrite dans notre page sur le système scolaire mauricien.
Deux heures trente contre onze heures et demie.
L'écart est tel qu'il change la nature du projet. Lisbonne, Porto et Faro sont desservies depuis la France par plusieurs dizaines de vols quotidiens, toute l'année, sur plusieurs compagnies, pour un temps de vol d'environ deux heures trente. Un aller-retour en France s'improvise le week-end. Un parent malade se rejoint dans la journée. Un enfant étudiant en France rentre pour les vacances courtes. Maurice est à environ onze heures et demie, avec une liaison directe quotidienne tenue toute l'année : la desserte est fiable, mais un déplacement se planifie et se budgète.
Sur la langue, la situation est symétrique mais inversée. Au Portugal, la vie administrative, scolaire, médicale et notariale se déroule en portugais ; l'anglais dépanne dans les villes, il ne dispense pas d'apprendre la langue si l'on veut s'intégrer et comprendre ce que l'on signe. A Maurice, le français est la langue d'usage sociale et commerciale, le créole celle du quotidien, et l'anglais celle du droit, de l'administration et des affaires. Un francophone est donc immédiatement à l'aise à Maurice dans la vie courante, et doit rester vigilant sur les documents ; il est immédiatement dépaysé au Portugal, et le devient beaucoup moins au bout de deux ans.
Quand le Portugal est le bon choix, et quand Maurice l'est.
Le Portugal est le meilleur choix, sans discussion, pour plusieurs profils. Pour une famille qui tient à rester dans l'Union européenne, avec la coordination de sécurité sociale, la totalisation des droits à retraite, la reconnaissance des diplômes et la liberté de s'installer ensuite ailleurs. Pour un foyer avec une pathologie chronique ou un besoin de suivi médical lourd. Pour quiconque garde des attaches fortes en France et veut pouvoir rentrer souvent. Pour un actif qui ne remplit pas les conditions d'un permis mauricien et ne veut pas dépendre d'un titre renouvelable. Et pour un chercheur, un enseignant du supérieur ou un professionnel relevant des activités éligibles au régime d'incitation à 20 %, qui obtiendra au Portugal une fiscalité que Maurice n'égalera pas.
Maurice devient le meilleur choix lorsque la structure du revenu commande. Pour un retraité dont les pensions relèvent, sous la convention de 1980, d'un traitement plus favorable que le barème portugais à 48 % désormais applicable aux pensions étrangères. Pour un actionnaire dont le revenu principal est un dividende, exonéré à Maurice et imposé à 28 % au Portugal. Pour un détenteur de portefeuille appelé à réaliser des plus-values importantes. Pour un entrepreneur tourné vers l'Afrique ou l'Asie, à qui le fuseau horaire et la convention fiscale de 1980 rendent un service opérationnel. Et pour une famille qui cherche un environnement où l'on vit en français dehors toute l'année.
Le mauvais réflexe, dans les deux sens, consiste à trancher sur un régime de faveur lu sur un site d'expatriation. Le régime portugais qui a fait la réputation du pays n'existe plus, et son remplaçant ne s'adresse pas aux mêmes personnes. Le seuil mauricien de tel ou tel permis a changé le 12 août 2026 et les portails administratifs n'ont pas tous suivi. Dans les deux cas, on vérifie au texte et on date le chiffre. La marche de départ, elle, est commune : voir notre guide quitter la France pour Maurice, dont les formalités de rupture de résidence valent pour tout départ, et notre page sur la résidence fiscale.
Maurice ou le Portugal pour s'installer, vos questions.
Un Français a-t-il besoin d'un titre de séjour au Portugal ?
Non. La liberté de circulation et de séjour des citoyens de l'Union s'applique, transposée par la loi portugaise n° 37/2006 du 9 août : au-delà de trois mois de présence, le citoyen européen demande un simple certificat d'enregistrement à la mairie de sa commune de résidence, dans les trente jours qui suivent le troisième mois. Ce n'est pas une autorisation, c'est une formalité déclarative. A Maurice, au contraire, aucune installation durable n'est possible sans un titre délivré par l'administration, avec des conditions de revenu ou d'investissement à tenir dans la durée.
Le régime résident non habituel portugais existe-t-il encore ?
Plus pour un nouvel arrivant. Le régime a été abrogé avec effet au 1er janvier 2024, sous réserve de dispositions transitoires pour les personnes déjà inscrites ou qui remplissaient les conditions au 31 décembre 2023. Il est remplacé par l'incitation fiscale à la recherche scientifique et à l'innovation, codifiée à l'article 58.º-A du statut des avantages fiscaux : 20 % sur les revenus d'activité relevant de professions et d'entités éligibles, et exonération de la plupart des revenus de source étrangère, pendant dix ans. Toute page qui présente encore le régime antérieur décrit un droit disparu.
Une pension française est-elle exonérée au Portugal ?
Non, et c'est la différence la plus mal comprise entre l'ancien et le nouveau régime. L'exonération des revenus étrangers prévue par le nouveau dispositif porte sur les catégories de revenus d'activité, de capitaux, de biens immobiliers et de plus-values ; la catégorie des pensions en est exclue. Une pension de source étrangère perçue par un résident du Portugal relève donc du barème progressif de droit commun, qui monte à 48 % et se double d'une contribution de solidarité au-delà de certains seuils. L'ancien taux forfaitaire réservé aux pensions appartient au régime abrogé.
La naturalisation portugaise est-elle toujours accessible après cinq ans ?
Non pour une demande déposée depuis le 19 mai 2026. La loi organique n° 1/2026 du 18 mai a porté la durée de résidence légale exigée à sept ans pour les ressortissants des pays de langue portugaise et à dix ans pour les autres, contre cinq ans auparavant, et a renforcé les conditions d'intégration. Les demandes déposées jusqu'au 18 mai 2026 restent régies par le texte antérieur. Pour un Français, l'enjeu est relatif puisqu'il est déjà citoyen de l'Union, mais l'argument du passeport en cinq ans n'existe plus.
Que devient la couverture santé dans chacun des deux pays ?
Au Portugal, la coordination européenne des régimes de sécurité sociale continue de jouer : un retraité français y bénéficie des soins du service national de santé portugais, la charge restant à son régime français, et un actif est affilié au régime portugais. A Maurice, cette coordination n'existe pas : il n'y a pas de convention de sécurité sociale entre la France et Maurice, la sortie du régime obligatoire français est immédiate, et la couverture se reconstruit par un contrat privé, par la Caisse des Français de l'étranger, ou par les deux.
Où l'impôt des personnes est-il le plus lourd ?
Au Portugal dans la très grande majorité des cas. Le barème portugais compte neuf tranches et monte à 48 %, auxquelles s'ajoute une contribution de solidarité de 2,5 % au-delà de 80 000 euros de revenu imposable et de 5 % au-delà de 250 000 euros. Le barème mauricien compte quatre tranches et plafonne à 35 %, les dividendes de source mauricienne étant en outre exonérés et les plus-values des particuliers non imposées en règle générale. Le régime portugais d'incitation à 20 % inverse le classement, mais il est réservé à des activités et à des entités limitativement énumérées.
Combien de temps de vol, et à quelle fréquence ?
C'est l'avantage le plus concret du Portugal, et il ne se rattrape pas. Lisbonne est à environ deux heures trente de Paris, avec plusieurs dizaines de liaisons quotidiennes depuis la France, sur Lisbonne, Porto et Faro, toute l'année et sur plusieurs compagnies. Maurice est à environ onze heures et demie, avec une liaison directe quotidienne. Pour une famille dont les parents vieillissent en France, dont les enfants étudient en Europe, ou qui garde une activité professionnelle française, cette différence structure le quotidien bien davantage que l'écart de barème.
La suite, naturellement.
Maurice ou Portugal pour votre société
Le même arbitrage vu du côté de la structure, de l'impôt sur les bénéfices et de l'Union.
Découvrir →L'imposition des pensions entre la France et Maurice
Ce que la convention de 1980 réserve à la France, et ce qui revient à Maurice.
Découvrir →Maurice ou Andorre pour s'installer
L'autre comparatif européen, avec un impôt plafonné à 10 % et un quota d'entrée.
Découvrir →Comparons Maurice et le Portugal sur votre situation réelle.
Un premier échange offert, puis une note écrite qui confronte vos revenus, votre famille et votre patrimoine aux deux régimes. Sans engagement.
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